Reconquête républicaine

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dimanche 23 juillet 2017

Max Gallo : « Islam : ne rien abandonner à la politique de l’apaisement »

  Max Gallo est mort. 

Il est mort au moment du triomphe du macronisme, c’est-à-dire de l’officialisation de l’union incestueuse de la « gauche » sociétale (ou américaine comme on l’appelait du temps de Rocard) et de la droite libérale.

Homme de gauche (tant que la gauche était encore la gauche), Max Gallo fut à la fois patriote, républicain, souverainiste, laïque et catholique. Il avait fait sienne cette phrase quasi apophthegmatique de Marc Bloch tirée de L’Etrange défaite : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir de Reims, ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ».

Max Gallo pensait que la France traverse une crise nationale de grande ampleur, comparable à celle que nous avons connue durant la guerre de Cent Ans. Il avait déclaré à propos du Suicide français de l’ami Zemmour : « Je suis assez souvent d'accord avec Éric Zemmour. Dans ce livre, il y a beaucoup de points qui me paraissent très intéressants : les thèmes de souveraineté, d'indépendance, les questions liées à l'immigration sont des problématiques essentielles. Et Zemmour a un mérite, c'est de mettre le doigt sur les questions qui fâchent, qui font mal. Et il le fait avec la sincérité d'un patriote républicain. Et, de ce point de vue là, je le soutiens ».

Max Gallo avait enchanté l’émission de Philippe Meyer sur France Culture, L’Esprit public, émission devenue sans intérêt depuis son départ. A lui seul, il tenait tête avec talent aux autres habitués de l’émission, européistes dans leur ensemble. L’écouter le dimanche matin donnait comme pour l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut le samedi matin le sentiment d’écouter Radio Londres.

Le patriote, l’antifasciste, le souverainiste, le républicain, le laïque et le chrétien qu’il était se devait d’appeler à résister à la chose la plus totalitaire, la plus violente, la plus esclavagiste, la plus misogyne, la plus obscurantiste, la plus inégalitaire, la plus droitière qui soit, l’islam. C’est ce qu’il fit courageusement et habilement dans son célèbre article publié en février 2006 par le Figaro au moment de l’affaire des caricatures de Mahomet, Islam : ne rien abandonner à la politique de l’apaisement.

L’article commençait ainsi : « Aurons-nous demain le courage – et la possibilité – d’exprimer ce que nous pensons, vrai ou faux, de l’islam ? Ou bien, au moment de dessiner une caricature, d’écrire, de publier, ou tout simplement de parler, et même de penser, devrons-nous nous autocensurer, nous souvenant des foules déchaînées incendiant des représentations diplomatiques du Danemark et de la Norvège, ces deux pays qui sont parmi les plus pacifiques, les plus démocratiques de tous les États du monde ? »

Max Gallo concluait son article par un détour dialectique, en faisant mine de passer par une sorte de soumission houellebecquienne avant l’heure : « On peut aussi envisager une capitulation rampante qui se donnerait la bonne conscience de la sagesse et de l’esprit de responsabilité. […] pourquoi ne pas cesser de résister ? Va-t-on se battre pour douze caricatures sinistres ? Et allons au bout : l’Empire romain a été conquis par le christianisme ; pourquoi l’islam ne serait-il pas la nouvelle religion conquérante ? On s’adaptera. On se convertira. Il faut oser regarder ces choix en face. Que voulons-nous défendre de ce que nous avons acquis, siècle après siècle ? Que sommes-nous prêts à abandonner ? Par réalisme ? Par sagesse ? Ou par lâcheté ? Au temps de Munich, en 1938, ce dernier mot avait un synonyme, employé par les diplomates : apaisement ».

Lorsqu’à l’automne 2005 les bibliothèques brûlaient en France, comme toute proportion gardée elles brûlèrent en 637 à Ctésiphon, Max Gallo fut l’un des très rares courageux à aborder la dimension islamique du soulèvement au milieu des couards qui cherchaient à conjurer le sort en ne voulant pas que ce soit autre chose que du social. Entre les « pogromes antirépublicains » que dénonçait Alain Finkielkraut et le « basculement civilisationnel » que déplorait Régis Debray, nous avions avec Max Gallo une articulation, une proposition politique.

Puissent le souvenir et l’exemple de Max Gallo inspirer au camp patriote un dénouement à sa crise interne. République, souverainisme, patriotisme, laïcité, catholicisme et identité vont de pair comme a contrario vont de pair mondialisme sous égide américaine, libéralisme économique et sociétal et paradoxalement (mais pas tant que ça) islam.

Pascal Olivier


vendredi 9 juin 2017

Le 9 juin 721, Eudes d’Aquitaine sauvait l’Occident de la submersion islamique

Source Boulevard Voltaire

  Peu à peu les hommes émergent du sommeil, la nuit est encore noire, quelques flambeaux dessinent des ombres inquiétantes sur le vieux rempart romain. Eudes n’a pas dormi de la nuit, il sait que ses hommes sont épuisés, il sait qu’ils se battront à un contre deux, il s’interroge sur la fidélité des Basques ; son plan est audacieux, s’il échoue, Toulouse tombera aux mains des musulmans, consacrant la perte de toute la vallée de la Garonne.

 Les trois éponges bénites, ayant recueilli les gouttelettes de vin laissée choir par le pape lors de sa communion, furent taillées à la vue de tous, chaque guerrier chrétien agenouillé en reçut un morceau qu’il avala religieusement, comme une hostie ; tous avaient entouré leur épée dans un pli de leur manteau et lacé solidement leur bouclier rond dans le dos. Certains portaient des armures à écailles, leur lance courte posée délicatement à côté d’eux, d’autres avaient une protection de cuir et un arc à double courbure. Les alliés neustriens sont restés groupés ; non loin, la troupe des Vascons s’agite déjà, se sachant promise à l’assaut frontal.

Après une heure de marche silencieuse, le duc d’Aquitaine arrête son armée ; ses éclaireurs confirment que le camp arabe n’est pas alerté. La voie romaine est encore bien pavée : pour éviter le bruit, Eudes fait entourer les sabots des chevaux dans des peaux de lapin.

Ses derniers ordres sont donnés : face à l’entrée du camp, les Basques véloces et adroits lancent l’attaque ; après un détour, la cavalerie fond sur le flanc sud ; enfin, déboulant des coteaux, le gros des forces pénètre par le nord-ouest. Pas de quartier, pas de merci ; l’effet de surprise doit permettre le massacre.

 Les guetteurs berbères ont d’abord cru à des reflets sur les eaux des nombreux ruisseaux du Lauragais, puis, enfin, la poussière et une masse sombre avançant ne leur laissent aucun doute : « ‘iindhar ! » ; en quelques minutes, incrédules puis fébriles, les chefs arabes forment les farq défensives. « Comment, alors qu’ils sont si faibles, osent-ils attaquer ? » Les premières flèches tombent. La farouche furia des Basques emporte la première ligne maure, puis la charge des cavaliers, pieux et déterminés – ceux-là mêmes qui seront les ancêtres des chevaliers croisés –, porte le fer chrétien au cœur du camp musulman ; arrive enfin, à revers, l’infanterie légère.

Trois heures plus tard, le fracas des armes s’atténue, les râles des agonisants se mêlent aux cris des dernières escarmouches, et aux suppliques des vaincus que l’on égorge ; l’âcre de l’odeur du fer, du cuir mouillé de sueur, s’ajoute à l’âpre du sang ; au lointain des cavalcades rattrapent des fuyards.

À son zénith, le vif soleil salue la victoire ; les viscères chauffés gonflent, les nuées de mouches obscurcissent les corps démembrés et entremêlés, des heaumes éventrés montrent les yeux désorbités de visages déformés… Quelques chevaux arabes qui n’ont pas eu le temps d’être montés broutent paisiblement ; déjà le butin est séparé du reste, que l’on incendie.

 C’était il y a 1 296 ans, le 9 juin 721 ; Eudes d’Aquitaine vient de briser le siège de Toulouse, tuant 3.700 envahisseurs musulmans ainsi que leur chef, le wali d’Al-Andaluz. Cette déroute des hordes islamiques donnera à Charles Martel le temps d’organiser son armée pour la bataille de Poitiers, plus connue ; pourtant, plus que le Carolingien, c’est bien Eudes, dernier représentant de la romanité – il n’était pas germain –, qui sauva l’Occident de la submersion islamique.

 D’autres batailles auront lieu, dans le Narbonnais les Omeyyades tenteront une colonisation en faisant venir femmes et enfants ; des villes chrétiennes tomberont par traîtrise ou calcul. Les bas intérêts ou la pleutrerie pousseront certains féodaux à rechercher la clémence ou la protection des chefs musulmans.

Depuis 35 ans, les édiles successifs de Toulouse n’ont jamais ménagé leur peine pour accompagner l’implantation musulmane. Il y a quelques jours, une visite « de chantier » mais dont le sens était ailleurs a inscrit la mosquée du Mirail à Toulouse dans sa phase finale.

Aujourd’hui, 9 juin, le mihrab sera achevé et nul doute que le très contestable imam M. Daffé sera là, pensant au symbole des 3.700 places de sa future mosquée.

Gérard Couvert

vendredi 2 juin 2017

L’islam reste impropre à la dialectique

  L’attentat de Manchester a apporté son lot habituel de compassions médiatiques et convenues. En France, les nouveaux cooptés du système y ont révélé leur bassesse d’âme et le peu d’envergure de leurs pensées, qu’elles soient politiques ou humaines. Rien de nouveau, ils font le dos rond, utilisent les mêmes psalmodies, lancent leurs demi-soldes en contre-feu. Que pourrions-nous, d’ailleurs, attendre de la part des incendiaires ?

La « radicalisation », pour utiliser le nouveau dérivatif à la mode, a un fondement idéologique : la charia. Le terrorisme a une théorie : le djihad. Ce sont deux éléments d’un système politico-religieux nommé « islam ».

L’absence de lecture historique entraîne tous les commentateurs, même les plus prémunis, dans une erreur d’interprétation : l’islam, comme tous les dogmes, a le temps ; ses fidèles luttent pour l’établissement de Dar al-Islam. Pour certains d’entre eux, illuminés, leur propre vie est sans importance, la mort leur est douce. La rationalité de leurs actions échappe à notre entendement immédiat.

Quel est le résultat des attentats, de faible intensité et de faible fréquence, commis en Occident ? Les peuples sont devenus, en dix ans, rétifs aux injonctions boboïsées, libérales-libertaires, du « bien-vivre-ensemble ». La certitude de l’islamisation semble désormais majoritaire. Des doutes de plus en plus prégnants se font jour concernant la compatibilité de l’islam avec notre civilisation.

Alors, pourquoi ces assassinats aussi sanguinaires que symboliques, qui vont à l’encontre d’une acceptation de l’islamisation par des populations engluées dans l’individualisme et le consumérisme forcenés ? Il suffirait de ne rien faire, de ne pas trop se montrer, pour peu à peu grignoter et s’imposer ; c’est la stratégie actuellement défendue par l’imam de Bordeaux et son pendant de Drancy.

Il n’est pas innocent que les « Frères musulmans » se soient créés à l’époque des questionnements ontologiques sur la « vision du monde » : il fallait pallier l’indigence des réponses de l’islam aux défis scientifiques et intellectuels du monde moderne. Si les méthodes d’action furent actualisées, le fond philosophico-religieux resta identique, masqué, comme depuis l’origine, par une éthique du mouvement continu, de la conquête.

Comme le notait Lévi-Strauss, l’islam reste impropre à la dialectique, il ne supporte pas de se confronter à d’autres réalités, à d’autres cultures que lui-même.

Le califat proclamé en Syrie sait cela et suscite des attentats ayant pour objet de :

– renforcer la méfiance et, donc, rendre de plus en plus compliqué le rapprochement, égalitaire, de musulmans avec des kouffars, ce, afin de conserver la pureté des mahométans ;

– faire peur aux timorés et autres émasculés, afin de préparer les esprits à l’étape d’asservissement, de montrer aux futurs dhimmis le risque encouru en cas de rébellion ;

– indiquer aux musulmans, particulièrement ceux vivant en Occident, que les gardiens de la vraie foi ne sont pas loin, qu’ils peuvent agir, que le moment approche où tous devront accomplir le djihad.

Les musulmans fidèles et pieux redoutent plus que tout un islam sécularisé, laïcisé, occidentalisé, car ils savent que l’unique force de l’islam réside dans son intransigeance ; un islam de France ou de Belgique serait le creuset de sa dissolution.

Nous ne connaissons pas encore la guerre qui vient, ces attentats ne sont ni des prémices ni des entraînements, ils sont comme un iqama secret… et beaucoup, par millions chez nous, répondront : « La Hawla Walâ Qowwata Illa Billâh » (« Il n’y a ni puissance ni force qu’en Allah »).

Gérard Couvert

Je vais faire clairement campagne contre l’islamisation de mon pays

  Josyane Solari, candidate aux législatives dans la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, est interrogée par Pierre Cassen :

http://ripostelaique.com/je-vais-faire-clairement-campagne-contre-lislamisation-de-mon-pays.html

mercredi 17 mai 2017

Réflexions sur le non-accord FN-DLF

  L’après-midi fut morne. Certes, il y eut quelques éclats de voix, mais la cause était décidée avant d’être entendue. A quoi bon parler puisque la claque avait été amenée pour l’ovation au chef ? Comme put le dire Bruno Dienot du Gers, l’accord du second tour de la présidentielle avait fait le mal et c’était un bien. Alors pourquoi refuser un bon accord pour une mauvaise reculade ? Tout était dit mais rien ne fut écouté.

L’étrange lieu où la démocratie oligarchique nous avait confinés avait quelque chose de révélateur, partout l’oppressant conformisme et le théâtre de la révolution de palais ; conseillers désavoués et ambitieux dans l’attente ; les fourgons de la défaite attisent les rancœurs et attirent ceux que le combat effraye.

Dans les confidences de seconde main, dévoilées avec un air d’importance, j’ai entendu cette élucubration d’un NDA agissant en toute intelligence avec les dirigeants du FN pour une fausse rupture, afin de tromper et de satisfaire le monde politico-médiatique ; lequel, tout à coup devenu magnanime,  retirerait  ses candidats  afin de permettre à Nicolas Dupont-Aignan, retrouvant ses atours du gentil souverainiste propre sur lui, de conserver « sa » circonscription.  Certains, même, allaient  à penser que ce revirement était force et cynisme, doigt d’honneur fait à la bien-pensance par un NDA baladant les observateurs malveillants du côté du FN puis en s’en éloignant pour y revenir lorsque ce parti aura achevé sa mue.

J’ai entendu l’argument de Nicolas Dupont-Aignan sur sa gêne de voir figurer le sigle DLF sur certaines professions de foi émanant de personnages peut-être pas vraiment douteux, mais ayant encore, pour les nez délicats des marquis germanopratins,  une senteur de soufre. Les négociateurs du FN auraient sans nul doute cédé sur ce point ; 80 circonscriptions étaient acquises à Debout La France, dont plusieurs gagnables, de multiples triangulaires, voire quadrangulaires auraient eu lieu, obligeant les faux républicains, vrais libéraux macron-compatibles, à se dévoiler.

Dans le désert électoral de deux années qu’il va falloir traverser, 2, 3,4, peut-être plus, députés Debout La France aurait fait entendre la voix singulière de notre patriotisme ; dans les tensions qui vont immanquablement éclater, Nicolas Dupont-Aignan, courageux et invariable, aurait capté les regards des orphelins de la France ; pour cela ce n’est pas de la pureté qu’il faut, mais de la hargne, de la dureté, de la violence ; les chevaliers blancs ni ne gagnent ni ne dirigent les sanglantes batailles.

Peut être plus qu’au FN, la césure idéologique révélée samedi à Debout La France et celle qui recoupe la bourgeoisie, plus ou moins éclairée, et plus ou moins réactionnaire, de ceux, plus populistes, à défaut d’être populaires, qui croient à un avenir national, réellement national, et qui ne sont pas, au fond, les suiveurs droitiers, vaguement patriotes, du libéralisme mondialiste. Pour en arriver là, alors il aurait mieux valu faire ce que j’évoquai ici même, à savoir tendre une main secourable à Fillon.

Avec l’avènement de la post-démocratie, mort annoncée le la civilisation européenne, dont les  images triomphantes dégueulent de ma télé tandis que j’écris, c’est au fond la reconstitution de l’antique opposition ente les populares et lesoptimates qui émerge. Les législatives ne sont pas si importantes qu’on l’imagine, dans le mouvement politique en cours, ce qui importe c’est de définir les contours idéologiques de la prise de pouvoir, ce qui compte c’est de savoir si le camp patriote-populaire se formera par mitose ou méiose.

Ce qui compte surtout c’est la guerre des symboles et des mots, c’est l’attachement évident, c’est le cauchemar à éclairer, c’est la France à l’agonie.

Mon cher Nicolas, as-tu oublié la fable de l’âne de Buridan ?

Gérard Couvert

lundi 8 mai 2017

Drahi : a voté !

Source Boulevard Voltaire

  Dans les salons dorés du pouvoir, sous les éclats ternes d’alu brossé des sièges sociaux cossus, dans les salles de rédaction puant le fiel des médias, hier à 20 heures a retenti un immense éclat de rire : « Ah, les cons ! »

Mandatés, réquisitionnés, au pas cadencé, 12 % de la population, médiocres profiteurs indécents de la mondialisation, ont réussi à entraîner la moitié de nos compatriotes à voter pour ses bourreaux.

Qui sont-ils, ces nouveaux petits-bourgeois louis-philippards qui, comme leurs prédécesseurs, singent les grands, croyant se hausser en écrasant le peuple de leur mépris – pour l’instant.

Ces blanchâtres de métropole, facilement androgynes, aux tropismes faciles, se parent de vertus et s’imaginent êtres ceux qui ont porté l’intelligence au pouvoir, alors qu’ils ne sont que des laquais serviles, chiens jaunes d’une aristocratie mondialiste qui leur jette des miettes, qu’ils ramassent courbés, les gardant comme un trophée miraculeux.

Postmodernes, imbus de ce qu’ils nomment « leur réussite », SUV et spa étant l’indépassable marqueur de leur beaufitude, jouissant dès qu’ils lâchent une remarque en globish, abrutis assumés, assensuels ravis… Ne croyez pas que le suffisant vomitif de l’Élysée ait fait une erreur en méprisant la culture française, il leur parlait, à eux : « Voyez, je vais réduire la France, la faire rentrer dans le rang, enfin en finir avec le risque qu’elle représente pour le village mondial », et ils n’attendent que cela, depuis vingt ans, profiteurs sortis de nos « grandes écoles » où la République les a choyés ; à nos frais. Si l’on faisait un sondage, je suis certain que 90 % de ces gens ont un Mac et non un vulgaire PC, qu’ils sont allés plus souvent aux États-Unis qu’en Italie ; cela n’est pas innocent ! Rien de ce qui fait la force et la grandeur des nations européennes n’est en eux, ils sont hors-sol, sans histoire personnelle car protégés de toutes les bosses de la vie, l’Histoire nargue leur petitesse, notre acquis civilisationnel accuse leur inculture ; la vie, l’art, le temps long, rien de ce qui nous fait homme n’échappe à leur vindicte jalouse : ils haïssent ce qu’ils ne peuvent atteindre.

Les tristes cohortes des sociaux-traîtres ont emboîté le pas, suivant leurs reliques des années 90, experts en renoncements et en échecs, habillés en résistants, grotesque pacotille, retendue, repeinte, décadente, au goût prononcé de stupre ; progressisme frelaté, sans âme et désormais entaché de l’infamie.

De cet incroyable et insupportable manipulation subie par la France depuis dix semaines, on pourra tirer nombre d’enseignements sociologiques, mais la seule certitude politique est que la droite ne reviendra au pouvoir qu’en détruisant totalement le verrou de 1988 et avec une coloration patriotique ; Nicolas Dupont-Aignan est un précurseur courageux : dès la rentrée, et plus encore aux premiers craquements du décor macronesque, il sera le point de contact et, à terme, le pivot de la reconstruction à droite.

Dans ce maelstrom malsain, malheureux, dramatique et porteur d’immenses tensions à venir, une seule conclusion s’impose : Hollande s’est vengé du peuple français. « Ah, les cons ! »

Gérard Couvert

jeudi 4 mai 2017

Le soutien résolu de Chevènement à Macron ou le primat de l’islamo-collaboration

  L’appel de Jean-Pierre Chevènement à un « vote résolu » pour Emmanuel Macron est tombé dimanche 23 avril à 20 h 35, peu de temps après l’annonce des premières estimations. « Stupeur et étonnement ! Appeler à voter pour un candidat communautariste et eurobéat au nom des idées républicaines et souverainistes » écrit dans les commentaires Jean François Cayla, un fidèle du Che de très longue date, depuis Patrie et Progrès, il y a plus d’un demi-siècle !  Pascale Fourier, enseignante et journaliste qui avait naguère réalisé pour Radio Aligre des entretiens de qualité, entre autres du Che, de Jacques Sapir, d’Emmanuel Todd, de Jacques Nikonoff, de Bernard Cassen a réagi par un long et argumenté commentaire en expliquant pourquoi elle ne votera pas pour Macron. Les autres commentateurs ne sont pas en reste.

La magnifique Anne-Marie Le Pourhiet, juriste constitutionnaliste, membre du Conseil scientifique de la fondation Res Publica de Jean-Pierre Chevènement, déclare dans un article publié le 30 avril dernier par Boulevard Voltaire que « Jamais, de toute la Ve République, nous n’avons eu une candidature à l’élection présidentielle aussi parfaitement éloignée des valeurs républicaines que celle d’Emmanuel Macron ».

Non seulement le Che n’appelle pas à voter pour Marine qui a présidé le FN, seul parti d’envergure patriote social et républicain, mais il appelle à un vote résolu pour Macron qui incarne une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Burke, ce contre quoi le Che s’est opiniâtrement battu tout au long de sa vie. 

En 1967, il avait écrit avec Didier Motchane et Alain Gomez sous le pseudonyme collectif de Mandrin, un livre qui s’intitulait L’Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise (c’est au Che que nous devons ces néologismes d’énarchie et d’énarque). On pouvait déjà y lire : « Cessant de se vouloir missionnaire d’un service public dont il délaisse le discours au profit de la rhétorique moderniste du « management », l’énarque est souvent devenu et souhaite parfois devenir un cadre comme beaucoup d’autres ». Thèse confirmée par Régis Debray qui écrit dans Mai 68, une contre-révolution réussie : 

« L’Etat comble chaque jour son retard. La transcroissance du système, indispensable à sa survie, s’est opérée, et continue de le faire, sur la lancée de Mai. Les nouvelles fonctions du capital ont trouvé leurs organes adéquats. Après que le Patriarche s’est vu signifier son congé (avril 1969, contrecoup de Mai 68) par la voix combinée des agents de change de la Bourse et des agents du changement de la Sorbonne, Pompidou le latiniste, né à Montboudif de parents instituteurs, débarrasse le plancher devant Giscard l’économiste, né à Coblence d’un père financier international. L’humanisme classique passe le flambeau au systémisme du M.I.T., les normaliens des cabinets ministériels aux brain-trusts d’énarques. La vieille bourgeoisie d’Etat à la nouvelle bourgeoisie financière. II y eut bien subversion dans le passage de l’archéo au néo, mais elle n’a renversé que les rapports unissant, au sein de la société libérale, les techniques de gestion aux pratiques de domination. Nous sommes passés d'une technocratie honteuse (cachée derrière un charisme patriarcal) à une technocratie triomphante, c’est-à-dire d'un autoritarisme triomphant (mais en façade) à un autoritarisme honteux (plus diffus, et plus réel) ».

Pour la petite histoire, Macron est un énarque qui a échoué par deux fois à l'écrit du concours d’entrée à Normale Sup, un énarque pur jus en quelque sorte. Non pas mandarin de la société bourgeoise comme l’écrivait naguère le Che mais mandarin du néo-capitalisme qui s’attaque à la fois au prolétariat et à l’archéo-bourgeoisie, à la famille et à la patrie. Le normalien Régis Debray écrivait dans l’opuscule cité plus haut : « Le développement du mode de production et de distribution capitaliste n’avait plus besoin de tout ce qui survivait ici et là, dans les têtes et le tissu social, du Travail-Famille-Patrie

« A quoi bon le culte du travail, quand la source de la plus-value n’est plus dans la quantité de travail fourni, mais dans sa qualité technologique, c’est-à-dire dans la matière grise utilisée ? Et quand les loisirs deviennent eux-mêmes une marchandise - activité génératrice d’emplois et de superprofits ? »

Ce à quoi l’on pourrait aujourd’hui ajouter, à quoi bon le culte du travail quand, par exemple, l’incendie de voitures par des « jeunes » (euphémisme le plus souvent usité pour désigner des islamo-racailles) contribue à augmenter le PIB ? On comprend mieux pourquoi ces incendies volontaires, pénalement des crimes, sont qualifiés d’incivilité, un autre euphémisme. Cette sorte de « destruction créatrice » a d’autres avantages. Avec la violence que subit quotidiennement le peuple, on n’a plus besoin d’envoyer la troupe contre lui. Le peuple est terrorisé, mis en coupe réglée, pillé, assassiné. Jamais la répression n’a été aussi efficace. On a du coup moins besoin de policiers et de gendarmes, on ferme de plus en plus de commissariats et de gendarmeries.  

Nous sommes un peuple de vieille souche paysanne, laborieuse et parcimonieuse, ce qui contribue à une saine économie mais n’est plus en phase avec le néo-capitalisme, lequel favorise le flux au détriment du solide, ce qui bouge au détriment de ce qui demeure. C’est pourquoi Emmanuel Macron s’est engagé à surtaxer l’immobilier et à exonérer les valeurs mobilières. L’ISF et la taxation des plus-values immobilières (les « maîtres » qatariens en sont exonérés) seraient aux classes aisées ce que la loi SRU est à la classe ouvrière, un instrument de captation des biens immobiliers au profit du Grand Remplacement. L’immigration de masse (de peuplement et assez peu de travail) est elle aussi dans un premier temps un facteur d’augmentation du PIB (cf. les déclarations de Christine Lagarde, de Pierre Moscovici et de beaucoup d’autres à propos des « migrants »). Sa fonction première n’est pas de faire baisser les salaires comme on a trop souvent coutume de le dire mais de disposer d’une armée de réserve de consommateurs. Une armée de réserve avide de biens de consommation ce qui aura pour avantage de « fluidifier » le bas de laine des autochtones, légalement par la « nécessaire » solidarité, l’impôt, ou encore illégalement par la rapine. A la fois jizya et butin en quelque sorte. 

Je développerai dans un autre article la question de la famille et de la patrie qui sont avec le travail devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions modernes de production et de distribution. Le libéralisme économique va de pair avec le libéralisme sociétal. Et la peste sociétale rime avec antisocial. Et antisocial rime avec islam. Il y a dans l’islam un profond mépris des travailleurs et des paysans. En revanche le commerce y est loué, le « beau » modèle (Mahomet) était commerçant (et voleur). Le marché s’accommode bien de l’islam, beaucoup moins du catholicisme. L’islam n’aime ni les femmes ni la famille, sources de désordre. Il n’aime pas les patries non plus et ne jure que par l’oumma. Travail, famille, patrie, la boucle est bouclée, l’islam concentre à lui seul tout ce qui est nécessaire pour détruire l’ordre ancien, le nôtre. En bon mandarin du néo-capitalisme Emmanuel Macron s’accommode parfaitement de l’islam qui le lui rend bien, il est le candidat de la Mosquée de Paris et des Frères musulmans de l’UOIF lesquelles préparent un projet terrifiant pour la France comme révélé par Lina Murr Nehme.

Jean-Pierre Chevènement invité par Zemmour et Naulleau le 26 avril dernier faisait part de sa souffrance de voir que l’Est de la France avait placé Marine en tête. L’ami Gérard Couvert dans un article publié par Boulevard Voltaire le 28 avril dernier avait eu la lumineuse idée de superposer la carte des résultats avec celle des mosquées. Le résultat est éloquent ! 

Par ailleurs, le même Gérard Couvert qui avait naguère fait partie du Pôle républicain et qui a glorieusement contribué à la réunion qui permit à Nicolas Dupont-Aignan d’ébranler la France, donne une explication originale à cette incroyable trahison du Che. Pour ma part j’avais déjà écrit que Jean-Pierre Chevènement a un faible pour l’islam et que c’est le seul domaine où il prend des libertés avec ses principes et même avec sa légendaire probité. Il semble que c’est de ce côté qu’il faille chercher les raisons de ce naufrage : Macron est le candidat adoubé par la Mosquée de Paris et par les Frères musulmans de l’UOIF, Mosquée de Paris et UOIF que Jean-Pierre Chevènement avait funestement contribué à installer à la table de la République.

Pascal Olivier


mercredi 3 mai 2017

Vous avez voté Chirac en 2002. Pour les mêmes raisons, vous devez voter Marine le 7 mai !

Source Boulevard Voltaire

  Lettre ouverte à une vieille dame

Chère digne dame, ce n’est pas vouloir vous froisser que de dire que l’âge venu, le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de votre maturité ; c’est entendu, vous êtes de gauche, c’est-à-dire, selon le bréviaire médiatique, du côté des faibles, des opprimés, en pleine lumière, exaltant le progrès, exhalant le bien.

Vous êtes de ceux qui ont voté Chirac en 2002. Eh bien, pour les mêmes raisons, vous devez voter Marine ; je vais vous expliquer pourquoi.

Être de gauche, aujourd’hui, c’est cautionner les pires avanies au nom d’un bien à venir, toujours à venir, et qui justifierait de multiples actions moralement contraires à la gauche mais utiles, voire impératives et urgentes, pour le combat contre la « droite ».

Être de gauche, aujourd’hui, c’est mettre de côté sa capacité d’une analyse du réel et éviter la nécessité du doute ; c’est rabâcher un credo dépassé, c’est toujours prêcher l’exclusion du contradicteur, le déshumaniser, faire mentir l’Histoire, propager la haine et la violence civile ; être de gauche, aujourd’hui, c’est jeter des anathèmes, créer des listes noires, alimenter et croire l’inquisition médiatique ; être de gauche, aujourd’hui est une servitude où chacun est assigné à un rôle de dénonciateur, ou de VoPo.

Je le sais, vous avez écouté les derniers discours de Nicolas Dupont-Aigan et de Marine Le Pen ; et vous n’avez rien trouvé à redire ; au contraire, même, vous y avez entendu l’écho de votre bon sens concernant l’immature bellâtre vociférateur. Depuis quelques jours déjà, le doute inquiétant – mais salvateur, je vous l’affirme – vous tiraillait : son programme va tuer la France !

La France… voilà qu’après quarante ans de propagande subie pour vous la rendre détestable ou inutile, la France vous revenait en plein cœur. La France qui nous fait ce que nous sommes, et sa nation, ce bien des pauvres.

Et puis sont venues ces images terribles d’un policier en feu – peut-être est-il mort au moment où vous lisez ces lignes –, images monstrueuses d’un meurtre incité depuis des mois, images précédées d’autres devenues tragiquement habituelles ; nous ramassons trop de morts dans nos rues.

Nous voyons trop de ces escouades brutales, puant la haine et l’intolérance, mêlant le refus gauchiste et la détestation musulmane de nos institutions et, au-delà, de notre mode de vie ; milices de cagoulés, organisées pour détruire notre ordre social ; impunies, activées par un pouvoir glissant vers le totalitarisme. Tous se proclament de gauche.

Comme je comprends votre détresse, votre désarroi… La musique change, mais les paroles restent identiques. Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan défendent la démocratie qui ne peut avoir d’autre cadre que la nation, ils sont patriotes et veulent le meilleur pour la France et pour son peuple ; vous aimez vos enfants plus que tout, est-ce que cela implique que vous détestiez les petits voisins ? Bien sûr que non. Marine et Nicolas veulent des frontières, mais n’avez-vous pas une porte à votre maison ? Cette porte vous empêche-t-elle de voyager, et de l’ouvrir pour recevoir ceux que vous aimez ?

Ne soyez pas abusée, ce n’est pas la première fois qu’un peuple est trompé par une illusion comme Macron, et trouve en son sein les résistants. Ne soyez pas inquiète : élue sur son programme, Marine ne pourra compter que sur l’aide des Français. Si ceux-ci lui retirent leur confiance, elle sera seule, isolée ; vous pouvez compter sur la vigilance de Nicolas Dupont-Aigan.

Le 7 mai, libérez-vous de la fausse gauche, chère amaginarreba *.

Gérard Couvert

  * Belle-mère en basque.

dimanche 30 avril 2017

Exclusif : les quatre heures de réunion qui permirent à NDA d’ébranler la France

  Il ne me semble pas inutile de revenir sur la réunion du Conseil National de Debout la France qui a contribué à la décision historique de Nicolas Dupont-Aignan ; en effet ceci détermine l’avenir du mouvement mais aussi la nature de l’opposition future à E. Macron si l’incontestable basculement de l’opinion publique ne s’opère pas assez rapidement.

Nous  étions quatre-vingt, qui donnaient le cœur avant le temps dans une trop petite salle, certains assis par terre, beaucoup venus précipitamment, la nuit, de provinces lointaines ; par les hautes fenêtres ceintes de boiseries centenaires, témoins parlant de l’art français, nous apercevions, droits et majestueux, les portails de L’Assemblée nationale pavoisés de notre bannière tricolore ; tous pénétrés de l’amour de France, conscients que nous participions à une parcelle de l’Histoire.

Les discussions furent parfois vives, mais la flamme patriotique de tous permit d’éviter les mots brisants ou exclusifs.

Nicolas Dupont-Aignan parla peu, en homme d’État responsable, froid et tenace, mais à chacune de ses interventions l’homme sensible, droit, empreint d’un humanisme serein, perçait, entraînant les indécis. Certes la tourmente avait atténué un peu son extraordinaire énergie, la fatigue des dernières semaines et la douleur digne, montraient leurs crocs mais la détermination demeurait entière ; l’aquilin triompha : main de fer dans un gant de velours, cet homme révéla l’étoffe d’un chef.

Cinq options se présentaient à lui : la première, un ralliement à Macron ne fut même pas exposé, restaient le ni-ni, l’exposition d’un choix personnel et non partagé par DLF d’appel à voter pour Marine Le Pen, le ralliement avec armes et bagages à cette dernière et l’accord de parti à parti, de responsable à responsable, d’égal à égal.

On dissipa en quelques mots la tentation de la fusion : aucun sens intellectuel, aucun intérêt mutuel, aucun poids politique nouveau.

Nous étions une poignée identifiés comme ceux qui croyaient à l’aventure, au moment historique, à la croisée des chemins ; notre premier objectif fut d’éliminer l’option d’un appel personnel de NDA n’engageant pas le mouvement, l’argument de l’ambiguïté, du flou d’une décision qui à la fois avait les désavantages du ni-ni et aucun des avantages du rapprochement fut déterminant ; l’heure était à la clarté, ce fut déterminant par la suite.

Bruno Dienot, du Gers, entama les débats, il parla d’un train qui passe, du dernier, celui qu’il ne faut pas louper ; cette métaphore fut souvent reprise, parfois avec l’idée que nous allions monter dans un train dont nous n’étions ni les conducteurs, ni les navigateurs.

Premier à parler, il donna le ton des quatre heures de discussion ; il indiqua avoir consulté sa fédération, base et cadres, puis, sans ambages il prononça les mots impensables : je voterai et appellerai à voter pour Marine Le Pen.

Lors la réunion changea de nature ; il ne s’agissait plus seulement de donner un avis sur la décision à prendre par NDA mais bien que le mouvement, représenté par ses délégués, se détermine par lui-même.

En salve les partisans du ni-ni, parfois dépassés par une sorte d’archéo-gaullisme,  exprimèrent  essentiellement des arguments péri-politiques : le qu’en-dira-t-on y était en bonne place, montrant, ce qui fut relevé, une sociologie bourgeoise ; Debout la France rêvé comme un MDC de droite sorte de club de réflexion… d’illusions.

Souvent des tensions familiales furent évoquées en cas de rapprochement avec le Front National, les déchirements de l’époque de l’affaire Dreyfus furent cités,  cela en dit long sur la responsabilité des médias dans le climat d’extrême violence du débat actuel ; NDA rappela que l’accord se faisait avec Marine Le Pen, candidate fidèle aux institutions voulues par De Gaulle, en allant à la rencontre du Peuple français.

Puis vînt une séquence où beaucoup de partisans du ni-ni avouèrent que, comme nombre d’adhérents de leur fédération, ils préféraient une expression neutre alors même qu’ils mettraient un bulletin « Marine Le Pen » dans l’urne ; cette schizophrénie fut dénoncé bruyamment.

Les habituels optimistes invétérés, aveugles aux réalités des rapports de forces politiques, se dirent persuadés que les législatives allaient consacrer la première place de DLF au sein de la droite et qu’un soutien à Marine Le Pen détruirait à jamais cette chance unique pour la France ; exaltés par leur propre discours certains ne juraient que par la certitude de « NDA président » en 2022.

La parole fut donnée à Dominique Jamet ; à l’évidence il comptait sur son éloquence tranquille pour engluer les hésitants, mais son verbe fut morne, il rappela sans brio les efforts fait pour construire un parti indépendant et libre, lequel allait perdre son superbe isolement protecteur en se jetant dans une mêlée perdue d’avance.

C’est à ce moment que je suis intervenu. Répondant au dernier argument des chevaliers blancs de la pureté confortable et inefficace,  j’indiquai que « si quelques-uns s’en vont, combien arriveront ? Et ceux qui nous quitteront où iront-ils, combien de temps mettront-ils à comprendre que le choix du combat pour la France indépendante est forcement Gaulliste ; en cette heure cruciale un bulletin blanc, un défilement, c’est une voix de moins pour les souverainistes ». Rappelant mon engagement plus que décennal avec Nicolas,  j’affirmais avoir toujours trouvé en lui une constante humanité apaisée et prolixe ; je suis certain que s’il avait le moindre doute moral concernant la personne ou la pensée de Marine Le Pen, jamais il n’aurait tenté le moindre rapprochement : ne pas avoir confiance en son jugement aujourd’hui c’est renier notre engagement depuis que nous soutenons son combat. Cet argument fut ensuite repris par plusieurs opposants inversant leur position et rejoignant le camp favorable à un accord.

Je poursuivis en soulignant que nous apportions à l’attelage la qualité de nos adhérents, de nos cadres, notre capacité à mettre en œuvre un programme auquel notre intelligence collective avait apporté toute sa cohérence ; enfin, je terminais par ces mots « Nicolas Premier ministre (*) sera aussi le garant du respect absolu de la morale publique, de l’intégrité des valeurs républicaines, de l’honneur de la France, sa démission signerait la mort politique de Marine Le Pen, il sera n’en doutons pas l’épée de Damoclès.»

Une tentative fut faite en mettant en exergue que deux vice-présidents, peut être trois avec François Morvan, quitteraient le mouvement, mais la salle avait basculé, notamment après l’exceptionnelle qualité de la prise de parole de Patrick Mignon.

Dans une seconde intervention, Dominique Jamet pensant prendre l’avantage parla de l’héritage de la fille, personne n’eu l’indélicatesse de lui rappeler son propre passé.

Nicolas Dupont-Aignan résuma sobrement le dilemme : Marine Le Pen ne peut gagner sans ce que nous représentons, je préfère perdre avec elle à 48% que de la voir, sans nous, échouer à quelques pour cents près.

Dans un dernier sursaut, presque trotskiste, Dominique Jamet évoqua un vote, seules trois mains, et rapidement deux seulement, se levèrent contre le choix majoritaire.

Dès lors, ce sont les conditions de l’accord et la nature de notre participation aux législatives qui furent les sujets des autres interventions. Mais, sur le fil, un nouvel enjeu se fit jour : le calendrier ; certains ni-ni essayèrent de faire différer l’annonce du bouleversement, afin, bien sûr, d’en atténuer le sens et l’effet.

Dans un discours vibrant, politique et chaleureux, bien loin de sa retenue habituelle, Jean-Philippe Tanguy conclut les prises de paroles, en faveur d’un vote avec et pour le Peuple de France manipulé sans cesse par un système, une clique, utilisant jusque la nausée la peur comme argument.

La séance fut levée, quelques groupes continuant d’échanger ; à la fin nous restâmes quelques uns, NDA toujours à l’écoute de ses soutiens eut encore la force de dire quelques mots de remerciement, de préciser, d’évoquer l’avenir puis, il se retira pour préparer son intervention historique.

Un peu plus tard, en direct sur BFMTV Bruno Dienot, respectant les consignes, répéta que le choix de Nicolas Dupont-Aignan, était historique, courageux et sage ; refusant de parler des législatives et de sa candidature, il rappela que le second tour de l’élection présidentielle sera celui opposant le mondialisme extrême et systémique contre la France.

Gérard Couvert

vendredi 28 avril 2017

Et si l’on superposait la carte des résultats avec celle des mosquées ?

Source Boulevard Voltaire

  La carte des résultats publiée par le ministère de l’Intérieur a suscité nombre d’analyses. Une, cependant, semble avoir échappé à la sagacité des commentateurs, à moins que son caractère particulier n’ait induit une censure… Pourtant, elle est riche d’enseignements, tant sur la sociologie du vote et son évolution probable que sur les événements civilisationnels que nous allons connaître dans la décennie qui vient.

J’ai donc superposé la carte départementale des candidats arrivés en tête du premier tour et des icônes représentant le nombre de lieux de culte musulman par habitant de chaque département. Quatre niveaux ont été retenus, à savoir, pour une mosquée : moins de 7.500 habitants, entre 7.500 et 12.500, entre 12.500 et 15.000, plus de 15.000 (pas d’icône). Hélas, je n’ai pas trouvé de données fiables pour l’outre-mer.

Le département ayant le ratio le plus faible est la Seine-Saint-Denis, avec une mosquée pour 3.500 habitants, ce qui est un peu plus que ce que l’on trouve à Damas ; en Vendée, nous avons une mosquée pour 114.000 habitants.

Les données pour les départements de l’Aisne, du Pas-de-Calais et de la Somme apparaissent notoirement insuffisantes. D’une façon générale, il est possible que le nombre de lieux de culte soit trop faible à cause de lieux non déclarés ou déclarés sous une autre appellation ; il n’a pas été tenu compte de la taille des salles, néanmoins le nombre de lieux de culte musulman est nécessairement un bon indicateur de la proportion de population islamique.

La carte parle d’elle-même ! Le vote Le Pen est corrélé avec le nombre de musulmans et, symétriquement, le vote Macron est majoritaire dans les zones où l’islam est très peu représenté.

Voyons les rares exceptions. J’ai déjà évoqué l’Aisne, le Pas-de-Calais et la Somme ; la Corse du Sud est peut-être à mettre dans le même cas, l’Indre n’est pas loin de la limite ; il s’agit aussi de situations particulières évoquées dans les autres analyses.

En Haute-Savoie, Dupont-Aignan atteint presque 6 % qui, ajoutés aux voix de Marine Le Pen, placeraient celle-ci en tête ; c’est aussi le cas en Lozère et encore plus dans l’Orne.

Paris, la Haute-Garonne, l’Isère, le Rhône sont des bobolands, mais avec des zones d’habitation bien séparées et une carte scolaire savamment adaptée ! Les départements de la grande couronne parisienne sont également segmentés géographiquement avec peu de mixité réelle. Je ne suis pas descendu au niveau du canton, mais je suis convaincu que l’on trouverait le même type de situation.

Les autres départements « macronistes » notés avec une icône sont des vieilles terres de l’ancienne gauche pré-terranovienne.

Racisme ou expérience véritable du « vivre ensemble » ?

On nous sert depuis deux jours l’argument que les « bien dans leur peau », les « gagnants », les entreprenants, les voyageurs votent Macron, et même que le taux de faillite est plus faible dans la partie rose ! Très bien, cela signifierait-il que la présence musulmane est une entrave à l’économie, à la réussite ? « Moins il y a de musulmans, mieux on se porte ! » : c’est cela que nous devons comprendre en écoutant ArteCanal+ et BFM ?

Cette carte a aussi un autre mérite, elle désigne les frontières : à l’Ouest, l’Atlantique est une barrière, côté Espagne, le Pays basque veille au grain, dans les Pyrénées ou les Alpes, la haute montagne bloque, mais au sud, la Méditerranée est une passoire et, à l’Est, c’est l’Allemagne et son hégémonie retrouvée.

Le vote Marine Le Pen, c’est aussi celui de ceux qui ressentent ou voient le danger mortel.

Gérard Couvert

jeudi 27 avril 2017

Le commis Chevènement soutient le commis Macron

 En juillet 1962 le sous-lieutenant Chevènement est Préfet d’Oran (par interim) ; bien que, comme nombre de gens de gauche à l’époque, il ait été, jeune, favorable à l’Algérie Française, il y organise l’abandon de l’Oranie au FLN et mène la chasse à l’OAS.

Il a nécessairement connaissance des tragiques événements du 5 Juillet, d’autant qu’ils furent précédés dans le bled d’exactions similaires ; l’indécision de Joseph Katz pèse lourd dans le drame mais n’explique pas tout. Durant quelques heures, alors que nos compatriotes, les plus attachés à l’Algérie de leur enfance ou les plus naïfs, se font massacrer, une autre partie s’est jouée : le FLN est à découvert, les 200 derniers fellaghas sont sortis des maquis; même si elle a abandonné ses positions en profondeur, l’armée française est totalement opérationnelle; les harkis, sachant ce qui les attend, sont prêts à tout; à Paris, Mitterrand est en embuscade ; une autre Histoire aurait pu être écrite.

L’énarque Chevènement y songea-t-il ? En tout cas, il se contenta de gérer le côté administratif des choses.

Congrès d’Épinay, Chevènement est à la manœuvre, petits trafics et listes noires pour lui, envolées lyriques pour Mitterrand. Suit une période besogneuse d’élu local, puis en 1979, au Congrès de Metz, il se venge de Rocard et rédige pour Mitterrand – encore ! – le programme qui le conduira à l’Élysée. Il n’est remercié que par le ronflant titre de ministre d’État mais il est tenu à l’écart du pouvoir réel;  en 1983 il démissionne ; 16 mois plus tard, il obtient enfin son premier grand poste, ministre de l’Éducation nationale, casse-pipe assuré que sa connaissance des rouages administratifs et syndicaux lui permet d’éviter.

Mitterrand imagine, dans ce début des années 90, la dissolution de la France dans l’Europe, il lui faut quelqu’un de sûr et sachant étouffer discrètement; sans rien lui dire de son projet, il nomme Chevènement ministre des Armées; celui-ci croit équilibrer l’européiste forcené Rocard, devenu Premier ministre, et porter une voix nationale ; comprenant enfin le subterfuge, il profite de la guerre du Golfe pour démissionner sous les quolibets.

1997, Jospin sait que son équilibre politique est instable, il a besoin d’un bon organisateur, d’un gestionnaire précis, il offre le ministère de l’Intérieur à Chevènement, Chirac aurait été l’un des rares soutiens. Son passage Place Beauvau laisse aujourd’hui comme souvenir principal la régularisation de 100 000 immigrés clandestins; là encore il est caution d’une fermeté apparente alors que s’organise l’antiracisme dogmatique de la gauche.

Sa nouvelle démission est encore peu claire, il ne s’oppose pas aux indépendantistes réactionnaires kanaks ou aux mafieux corses mais à l’absence du préalable d’abandon de la violence.

40 ans après Oran, nous sommes quelques-uns à escorter Chevènement à Toulouse, il vient de Sciences Po où l’accueil a été un peu vif ; déjà l’emprise libertaire/libérale. Traversant la place du Capitole, moi l’Oranais, j’aborde le sujet de l’Algérie qui sort des années de plomb, j’évoque un effort réel à faire vers l’Afrique du Nord pour éviter le déferlement. Il convient qu’il faudrait un effort financier important, une diplomatie active, que nous pouvons supporter, mais que le coût politique à court terme pour le décideur serait tel que personne ne le tentera…« Même pas vous  ? », je n’ai jamais eu la réponse. Quelques jours plus tard, celui qui de 3e homme aurait pu prendre la place de Jean-Marie Le Pen, voire battre Jacques Chirac, se saborde et s’effondre dans les sondages.

Quelques mois plus tard il laissera le Pôle républicain être assassiné par sa garde rapprochée et confiera avoir eu peur d’être élu par une majorité de gens de droite ; j’ai longtemps cru à cette explication, mais depuis hier je sais que la raison est tout autre…

Il y a 50 ans, dans un livre intitulé L’Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise, voici ce qu’écrivait – caché sous un pseudonyme – Chevènement : « La permanence de l’esprit : celui d’une sélection sans âme, exercée au nom d’une conformité, celui d’une promotion sociale recherchée au nom d’un conformisme et payée du prix de l’individu.»

On les nomme les grands serviteurs de l’État, ils ne font pas de grande politique, celle des idées et de l’engagement total de soi, non, ils demeurent avant tout, comme Chevènement, comme Macron, des commis.

Gérard Couvert

jeudi 20 avril 2017

Musulmans de France : OPA réussie de l’UOIF

  A chaque attentat, à chaque poussée chariesque, à chaque provocation, nous sommes quelques-uns à penser : « Et si c’était cette fois-ci que les musulmans, vivant en France, faisaient entendre une autre voix que celle de la soumission à leur dogme ! »

Chaque lendemain nous  devons constater que notre espoir se fracasse sur une réalité compacte et agglutinante : les musulmans en France réagissent, primitivement, comme des musulmans et non comme des Français.

L’UOIF, directement inspiré par les Frères musulmans, pourvoyeur idéologique du terrorisme islamique, sentant qu’il n’est plus besoin de trop dissimuler son action politique d’entrisme, vient de décider de changer de nom.

Rappelons que cette organisation n’est rien d’autre que la vitrine présentable d’une nébuleuse d’associations plus ou moins déclarées concourant à un double but : resserrer les liens culturels des musulmans (voir ceci), et structurer la visibilité de l’islam en France dans une démarche de puissance inexorable.

https://www.isesco.org.ma/fr/strategies/

Pour le second objectif, les autorités françaises y ont lâchement participé, tolérant la présence de prédicateurs prêcheurs de haine anti-Occident, se montrant très souples en matière d’exigences sécuritaires, donnant à l’UOIF un statut d’interlocuteur, et même en participant d’une manière occulte au financement, par exemple au travers de l’Institut du monde arabe.

Le choix de la date de ce rassemblement annuel ne doit rien au hasard : rappelons que les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ après son supplice et le Mater dolorosa de Marie, nous sommes au cœur de la mystique chrétienne ; pour les juifs, Pessa’h représente le courage d’entreprendre la marche vers la Terre promise d’Israël, rêve fondateur, fête des fêtes. L’agneau et sa symbolique sont également partagés par ces deux religions. Quant aux œufs, il s’agit d’un mythe archaïque lié à la procréation et au printemps, donc à cette part de paganisme que l’on trouve dans la catholicité. Pour tous les Français, y compris athées, Pâques – Pâque –  est une fête familiale où chacun se retrouve.

Le propos de l’UOIF est clair : couper les musulmans de ces possibilités syncrétistes et polluer la tranquillité unitaire ancienne de cette célébration. Se souvenant sans doute des « mounas » attendues et partagées par tous, il faut, pour ces djihadistes culturels magrébins, plus encore que pour Noël, interdire aux musulmans d’emprunter des chemins de sécularisation.

En effet, pour un musulman peu pratiquant, s’arrêtant à une imprégnation des sourates mecquoises, les fêtes pagano-judéo-chrétiennes de l’Occident sont un moyen de rapprochement et d’émancipation, souvent inconscient.  Qu’y aurait-il ensuite : s’affranchir de l’oumma, accepter une solidarité première avec les Français, modifier son premier cercle d’appartenance mentale ; puis intégrer l’État de Droit fondé sur la Loi des hommes,  enfin se mettre en capacité de douter : c’est-à-dire devenir occidental !

C’est cela la grande peur des imams et des Frères musulmans, celle qui justifie tous les moyens d’opposition ; y compris la terreur ; j’ai ici même quelquefois indiqué que les musulmans étaient les vrais destinataires des messages terroristes.

Le nouveau nom choisi par l’UOIF est emblématique : Musulmans de France (*).

La formulation n’est en rien hasardeuse : « Musulmans » en premier,  « France » en second, choix du déterminant partitif au lieu d’une forme inclusive (« Musulmans français »), ou indiquant l’exogénéité (« en France »).

Mais beaucoup plus grave il y a la signification aux musulmans en France de leur absence de choix, de leur prédétermination : ils sont désormais représentés par cette organisation a-démocratique et autoproclamée, missionnée de droit divin.

Ils en sont surtout les otages, privés de l’élémentaire détermination du choix politique ; nous retrouvons là, incidemment, la globalisation habituelle en islam, l’absence de pensée d’un monde multiple, d’une vérité diverse, bref du choix individuel.

Quoi d’étonnant alors que dans son premier acte d’intrusion dans la politique nationale, cette ligue factieuse appelle à voter contre Marine Le Pen, c’est-à-dire qu’elle désigne tout à la fois l’ennemi qui pourrait la barrer et ceux qui seront alliés à son projet.

Attendons demain pour voir si des voix musulmanes en France s’élèvent contre la préemption d’individus, réputés libres, de confession islamique, par une association malfaisante, ou même s’offusquent de cette OPA des Frères musulmans.

Je gage qu’elles ne nous assourdiront pas.

Gérard Couvert

(*) comme d’autres ont choisi « Les Républicains » …

mardi 18 avril 2017

Peuple, soulève-toi : dimanche, insurrection électorale !

  Les plus de quatorze millions de vues de Dupont-Aignan quittant l’officine de propagande mondialiste TF1, chiffre qui représente un électeur sur trois,  constituent un fait remarquable de cette non-campagne électorale : curiosité, mode, effet d’entraînement, sans doute mais aussi signe d’une immense exaspération.

Noirs ou roses, c’est surtout les cabinets que les Français ont retenus ; ils n’avaient déjà pas confiance dans les rédacteurs de presse, dans les médiartistes, dans les juges, dans les super-riches, dans leur classe politique, ces derniers mois ont achevé de les convaincre qu’en plus il fallait les détester, car ils sont détestables, médiocres et haïssables.

« La France compte 35 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement » cette affirmation valut à Henri Rochefort quelques semaines de séjour à la prison de Sainte-Pélagie, en ces temps-là les journalistes n’étaient pas des béni-oui-oui, formatés et pleutres ; ni de sinistres profiteurs propagandistes (a)tapis dans l’ombre ; marchands de tapis, carpettes.

La France d’aujourd’hui est deux fois plus peuplée –en comptant les passagers clandestins– et chacun se dédouble d’un mécontent !

Peuple de France, vieux peuple sage, politique, policé, souviens-toi de 2005, ressurgit du néant où de médiocres dirigeants t’ont placé ; vibre à nouveau, montre au Monde, invente l’avenir.

Soulève-toi.

Oublie le paumé Poutou, la folle Arthaud, le gourou Asselineau, le solide Dupont-Aignan, l’insignifiant Hamon, l’éphèbe Macron, et même le rugueux Lassalle, ta révolte se nomme Le Pen, Fillon ou Mélenchon.

Soulève-toi, venge-toi, oui, venge-toi de ce qu’ils te font, de ce qu’ils t’ont fait, n’écoute plus la tyrannie des trois « R », raison, raisonnable, rationnel.

Toi l’abstentionniste habituel, le moment est venu de montrer pourquoi tu ne votais pas ; vote l’éclatement.

Toi le cocu de la gauche tranquille, vas-tu encore une fois suivre ceux qui te trompent depuis toujours, tenir la main du bellâtre pour sa première expérience ? Vote blanc.

Je ne veux pas croire que les bonnets rouges aient oublié, non plus que vous, ceux des manifs pour tous ; peuple immense abandonné et décomposé, tu n’as donc pas de rancœur à exprimer ?

Aurions-nous pardonné Cahuzac, Morelle, Guerini, Kader Arif, Andrieux, Thévenoud …

Toi l’ouvrière qui passes devant ton usine fermée, ne te souviens-tu pas des promesses, des efforts que tu as consentis, pour rien. Alstom, Arcelor, Alcatel, Continental, par pertes et profits ? Profits pour eux et pertes pour vous.

Et vous les enseignants, n’en avez-vous pas assez de devenir des néo-beaufs, seriez-vous vraiment ce troupeau d’autruches conduit à l’abattoir par la trompeuse maghrébine.

Tiens, j’ai même une pensée pour les « colliers gris » genre prof de techno ; LDH, MRAP, Greenpeace, DAL, SOS Racisme, à force cela fait cher ces « cotises » citoyennes ; alors contents d’être les faire-valoir des aristos-parigots de gauche qui vous manipulent et la risée du peuple qui vire à droite toute.

Policiers, gendarmes, pompiers, hospitaliers, toujours corvéables, jamais reconnus, voulez-vous encore endurer ou abandonner ces métiers qui vous font et vous grandissent ?

Postiers, cheminots, électriciens, gaziers, n’auriez-vous toujours pas compris leurs manœuvres pour détruire le service public ?

Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, mains nourricières et tenaces, vous ne devez plus accepter les ravages mondialistes.

Soldat courageux, tu meurs en seconde page de leurs journaux, et tes compagnons patrouillent dans les rues abandonnées à l’islam, cibles d’une guerre qu’ils n’ont pas l’intention de mener.

Peuple as-tu oublié, ou es-tu devenu lâche à ce point ? Si tu ne rentres dans le rang, on te promet l’apocalypse, mais qu’est-ce qui pourrait être pire que de voir 11% de chômeurs, surtout tes enfants, 9 millions de pauvres, ton banquier qui te rançonne à chaque fin de mois ; partout la gabegie, partout des profiteurs.

Chirac t’a endormi, Sarkozy enfumé et Hollande méprisé, et tu ne te révoltes pas ?

Peuple jadis frondeur, es-tu castré ? Dimanche hurle dans les urnes ces mots de Voltaire :

Peuple éveille-toi romps tes fers

La liberté t’appelle

Tu naquis pour elle

Reprends tes concerts

Peuple éveille toi romps tes fers

Dimanche, insurrection électorale !

Gérard Couvert

lundi 17 avril 2017

Quel « choix historique » fera Nicolas Dupont-Aignan au soir du premier tour ?

Source Boulevard Voltaire

  Nicolas-Dupont-Aignan a promis de faire un choix « historique » pour le second tour s’il n’y était pas convié par les électeurs. L’ambigu J.-J. Bourdin a aussitôt considéré qu’il s’agissait de rejoindre Marine Le Pen (ou hypothétiquement J.L. Mao-chon, le bidochon en vogue).

Ayant été, depuis plus de dix ans, un soutien actif et loyal du président de Debout La France, ayant subi les sarcasmes, enduré l’indigence de moyens, avalé quelques couleuvres, je n’imagine pas la trahison que serait le retour au bercail « UMP » et encore moins la soumission au mondialisme prédateur.

Je l’ai écrit plusieurs fois, je suis convaincu qu’un duel Le Pen / Fillon verrait la victoire incontestable de ce dernier. Dans le cas d’un affrontement civilisationnel et idéologique majeur, Le Pen / Macron, il est possible qu’un désaveu fort des électeurs de gauche envers l’ultra-libéral Macron les conduisent sur le chemin de l’abstention alors qu’une part majeure de la droite sociétale ferait barrage à l’angelot libertaire. Ces reports aboutiraient à l’élection de Marine Le Pen.

L’insuffisance probable, à l’heure qu’il est, de ces mouvements d’opinion, portera Emmanuel Macron à l’Élysée.

L’immaturité de l’homme et les conditions dolosives de son élection en feront un président faible et dangereux, syndic de liquidation mettant en œuvre l’ordonnance de disparition de la France. Les immenses tensions de la société française pourraient alors se libérer brutalement, entraînant notre nation dans des convulsions tragiques.

NDA sait cela et, comme tous les patriotes, ne saurait s’y résoudre.

Un appel à la constitution immédiate et bouleversante d’un comité patriote, voilà ce que devrait être le choix historique annoncé. Immédiatement suivrait la publication de dix orientations politiques fondamentales, stabilisant un corpus économique et social d’indépendance nationale et de justice civile. Ce comité aurait pour mission de rassembler tous ceux qui refusent la mort programmée de notre nation et de sa culture, et, soulageant le Front national de son monopole, il serait de nature à rassurer, par son poids politique et moral externe, ceux de nos compatriotes que Marine Le Pen n’a pas convaincus.

Les troisième et quatrième tours, je veux parler des législatives, seraient la cible première du comité patriote. L’élection unipersonnelle étant passée, les égos pourraient êtres remisés ; dans toutes les circonscriptions des candidatures uniques, administrativement rattachées à tel ou tel parti du comité, porteraient la seule voix, la seule voie qui vaille, celle de la nation souveraine rassemblée.

Au sein du comité, à direction collégiale, des personnalités indépendantes pourraient se retrouver : je pense, par exemple, à Anne-Marie Le Pourhiet, à Jacques Sapir, à Jean-Paul Brighelli, à tant d’autres, intellectuels, artistes, entrepreneurs, fonctionnaires ne voulant pas s’enfermer dans une impasse, mais orphelins d’un futur national pour la France ; tous réunis, servant tout à la fois de caution, de marqueurs, mais aussi de guides et de garde-fous.

Quel que soit le résultat du second tour, c’est en juin que se décidera le sort de notre pays. Marine le Pen élue, il lui faudra une majorité pour gouverner ; battue, le nombre de députés souverainistes doit être le plus élevé possible, au-delà de la centaine : un tiers de blocage rendrait instables tous les montages de majorités occasionnelles, un peu plus forcerait la recomposition politique, et, espérance tenace, il pourrait y avoir assez de députés pour le renversement du désordre établi ! Matignon, à défaut de l’Élysée.

Le comité patriote devra publier un « Programme Commun Souverainiste » permettant d’organiser, sans arrière-pensées et sans arguties stériles, la riposte au mondialisme ; sous cette bannière, l’unité devra l’emporter ensuite à toutes les élections à venir.

Puis, par un beau printemps tiède et clair, le Peuple de France retrouvant son élan vital suivra son âme retrouvée et notre nation renouera avec l’Histoire. Alors dans les rues reconquises des millions de gorges exaltées chanteront ce couplet de notre hymne national :

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, liberté chérie
Combats avec tes défenseurs !
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
voient ton triomphe et notre gloire !

Gérard Couvert

jeudi 13 avril 2017

La France au cœur

Source Boulevard Voltaire

  L’absence de rectitude intellectuelle, voire une authentique malhonnêteté, est devenue la règle chez les rédacteurs de presse et les chroniqueurs de télévision ; ces commentateurs, experts en tout, du moment que la pige est bonne, montrent sans cesse l’étendue d’une suffisance inversement proportionnelle à leurs compétences réelles.

La consanguinité idéologique du milieu médiatique est telle qu’il n’est point besoin de conciliabules des chefs pour que la propagande se répande, invisible, euphorisante et incapacitante comme du protoxyde d’azote. Englués dans leur médiocrité, leur inculture, privés d’imagination, ces tâcherons serviles du mondialisme sont-ils seulement capables de voir ce qu’ils font ? Dans les bordels, les putes n’ont guère besoin d’instructions pour vanter, chacune, leurs mérites aux michetons ; j’espère que ces demoiselles me pardonneront cette comparaison désobligeante.

Tout ce milieu, taraudé par les tares de l’entre-soi, ne bruisse que d’une crainte : « Tiendrons-nous jusqu’au 7 mai ? » Mettant en œuvre les pires manipulations, les mensonges, les intoxications, cette coterie concourt à éviter une vraie campagne, empêchant toute interrogation collective sur l’avenir de la France.

Les plus lucides des Français le savent : le 23 avril, nous entrerons dans le tunnel létal ou nous nous rétablirons comme peuple vivant.

Que nous reste-t-il donc pour établir notre choix ? La fragilité et l’énergie brouillonne de Sarkozy, la médiocrité envieuse et malsaine de Hollande devraient pourtant nous avoir alertés ; à l’aune de la densité humaine, observons ce qui nous est offert.

Dupont-Aignan, trop droit et toujours retenu, n’est ni Giscard ni Chaban, et ne parvient pas à être une sorte de Macron souverainiste, le fond en plus ; sans doute, justement, parce que, loin d’être un joueur de pipeau insipide et creux, il est inspiré par un profond altruisme que dessert la sobriété simpliste de son verbe

Au sympathique et authentique Lassalle, il manque un degré de truculence et une embrasure plus vaste ; en son temps, Charles Pasqua en disposa pour n’en rien faire.

Face aux outrances de ce qui l’accable, il y a dans l’attitude de Fillon quelque chose d’admirable sur un plan humain, de peu commun ; la résistance commence au premier « non », eh bien, reconnaissons-lui ce courage.

À l’inverse, devant l’adversité des trahisons, l’indigence des réactions de Hamon le condamne.

Il faut parfois lever l’autocensure et accepter les messages délivrés par notre bon sens instinctif : nous savons les ravages d’une mère castratrice, que dire lorsqu’il s’agit de l’épouse-maman ; comment ne pas tenir compte des scarifications psychologiques engendrées par la fréquentation d’une seule femme de 24 ans plus âgée, par l’absence de paternité : Macron n’est pas et ne sera jamais adulte, ses montées stridentes en fin de discours évoquent sans conteste l’excitation d’une mue inachevée.

Ce n’est pas avec une rationalité insuffisante ou éparpillée que l’on pourra appréhender les défis considérables et explosifs du monde à venir, mais par une approche humaniste, sensuelle même. La politique pure doit l’emporter à nouveau, c‘est d’ailleurs ce qui attire chez Mélenchon, nonobstant sa dégaine d’anar-esthète et son train de vie de sénateur.

Il ne manque plus grand-chose à Marine Le Pen pour se hausser au rang de ceux qui incarnent, à un moment donné, l’âme d’un peuple, l’esprit d’une époque et l’espérance d’une nation. Sa sincérité doit désormais l’emporter sur la mesure du langage, elle doit en appeler aux sentiments ; le lyrisme est une composante essentielle du discours en France, il ne suffit pas de choisir de belles et parlantes citations, il faut aussi, par la poésie des mots, atteindre l’intime.

Justement parce que cette élection est celle du choix entre un monde civilisé, sensible, différencié et un autre, consumériste, global, canalisé, nous devons porter au pouvoir un être pétri par l’amour charnel de la nation, peu importent ses insuffisances techniques ; fermons les yeux et interrogeons-nous : sur quel bulletin y a-t-il écrit « la France au cœur » ?

Gérard Couvert

samedi 8 avril 2017

Pourquoi Marine Le Pen peut l’emporter

Source Boulevard Voltaire

  L’évolution des sondages, depuis un mois, ne laisse entrevoir aucune modification substantielle des rapports de force : au-delà de la polémique sur les marges d’erreur ou la sincérité des publications, il y a une analyse possible, différente de celles présentées par les médias. Rappelons les chiffres OpinionWay des 3 et 4 avril : Le Pen 25-26, Macron 24-24, Fillon 19-20, Mélenchon 15-15, Hamon 11-10, Dupont-Aignan 4-3, Lassalle 1-1, Poutou 1-1. Les autres candidats étant considérés à 0 du fait de la non-prise en compte des décimales.

La première observation est que Macron fait le plein des voix de la gauche bobo-atlantiste et de celles des centristes libéraux-européistes, ce qui, néanmoins, ne devrait pas le mettre à ce niveau. Ce score de Macron est d’autant plus étonnant que Hamon et Mélenchon totalisent le quart de l’électorat, avec l’apport, il est vrai, des écolos-gauchistes de EELV et des communistes. 50-51 % pour la gauche et le centre anti-Fillon : cela paraît tout de même beaucoup ; à moins que l’on ne considère que le vote Macron est déjà majoritairement celui du centre, et que le dégoût de Hollande a provoqué une cristallisation précoce et bicéphale – Mélenchon, Hamon – de la gauche.

La seconde observation tient à la relative faiblesse du vote souverainiste, Le Pen et Dupont-Aignan (+ UPR) à 29 %, alors qu’au premier tour des régionales en 2015, il s’approchait des 33 %.

Dans un contexte de moindre abstention avec une situation économique et politique dégradée, Marine Le Pen ferait moins que le FN ? Cela semble improbable.

De ces observations, ne peut-on pas conclure que les 19-20 % de Fillon correspondent réellement et intégralement au fonds UMP : droite sociétale, droite gaulliste (peu mondiale-libérale économiquement), droite des rentiers, droite provincialiste ?

La sûreté de choix des électeurs pour les différents candidats conforte cette analyse : à gauche, le repli sectaire a eu lieu avec la montée du choix certain, de même pour le bloc des convaincus du FN ou de NDA, lequel mord peu sur la partie de l’électorat de Fillon orpheline du gaullisme. Ce dernier bénéficie aussi d’une forte stabilité des électeurs l’ayant choisi. Seule l’intention « Macron » laisse paraître un doute des centristes et, probablement, un regret de certains socialistes.

En fait personne n’a, pour l’instant, déplacé de voix en sa faveur, à part un centre devenu indépendant et un peu hypertrophié par le ralliement d’urbains peu politisés et persuadés que la mondialisation est indépassable. L’affrontement Le Pen/Macron, c’est celui de De Gaulle contre Lecanuet revu à la sauce Internet.

Quel sera le second tour ? La présence de Mélenchon serait le signe du double effondrement à gauche de la mystique européiste et du paradigme social-démocrate. L’incertitude des putatifs électeurs de Macron pourrait le reléguer à la troisième place et permettre l’élection de Fillon, qui ne peut perdre face à Marine Le Pen.

Mais l’hypothèse Le Pen/Macron reste la plus probable et, au fond, la plus juste sur un plan politique. Marine Le Pen dit juste en parlant d’un choix de civilisation, et c’est sans doute pour cela que les média ne répercutent pas ses propos en ce sens.

Macron, centriste étendu, ne bénéficiera pas d’un report parfait des électeurs de Mélenchon, dont une part majeure se réfugiera dans l’abstention, la lepénisation de sa position sur l’Union européenne et l’euro permettant ce soutien indirect à Marine Le Pen.

Déjà délesté de la part centriste, l’électorat de Fillon, au contraire, franchira le cap d’un vote « à droite » persuadé que les législatives lui redonneront le pouvoir confisqué par les manigances. De même, des abstentionnistes ordinaires pourraient être tentés par un bouleversement politique.

Dans ces conditions, et si cette analyse est juste, Marine Le Pen sera la première femme président de la République française.

Gérard Couvert

mardi 4 avril 2017

Le maire LR d'Aix-en-Provence qui finance les associations immigrationnistes préfigure la politique de François Fillon

  Lettre ouverte au maire d’Aix-en-Provence, Mme Maryse Joissains

Madame le Maire,

Vous avez rendu les subventions aux associations immigrationnistes et anti-France au conseil municipal du 31 mars 2017. En signe de protestation je n’ai pas assisté au CM (1). Certains diront que la politique de la chaise vide n’est pas la bonne. Charles de Gaulle l’a fait. Loin de moi bien évidemment l’idée de me comparer à lui mais ce geste à ma toute petite échelle est un geste de résistance à ce que vous tous les UMP/LR,PS,UDI et consorts avez fait de notre pays en 40 ans.

Pour ne pas assumer votre indigne reculade, vous vous abritez derrière la lettre du préfet socialiste délégué à l’égalité des chances (2) en date du 17 mars 2017, dont vous aviez sollicité l’avis sur les trois associations ATMF, AITE et ASTI par une lettre du 19 janvier 2017.
Coupable mais pas responsable, n’est-ce-pas Madame le Maire ! Vous devez assumer pleinement vos choix anti-France et pro-migrants. Vos effets de manche aux différents conseils municipaux ne suffisent plus à enfumer les citoyens aixois et moi en particulier.
Vous êtes responsable de la décadence de notre pays car vous êtes élue depuis très longtemps et, comme les politiques de tout bord, vous menez notre pays à sa perte. Je devrais dire nos pertes : d’identité, de liberté, d’us et coutumes, de mode de vie, de civilisation, de culture, etc.

Que dit la lettre du préfet :
«Je vous confirme que l’État suit et soutient ces associations à plusieurs titres, que ce soit pour leurs actions couvertes par le contrat de ville ou sur des projets spécifiques mis en œuvre directement par le Commissariat général à l’Égalité des Territoires (CGET). En 2016, sur les crédits ayant pour objet «l’intégration et l’accès à la nationalité française – accompagnement des étrangers en situation régulière», les trois associations ont obtenu un financement sur Aix-en-Provence de :
• AITE : 14.000 euros.
• ATMF : 20.000 euros.
• ASTI : 25.000 euros.

Ces actions visent les primo-arrivants en France depuis moins de 5 ans qui ont signé un CAI (Contrat d’Accueil et d’Intégration) et qui veulent rester durablement sur le territoire».

Mes commentaires : Mme le Maire, ce préfet est un menteur car n’oubliez pas que j’ai lu les rapports d’activité de ces associations et elles s’occupent aussi des clandestins, donc des délinquants rentrés illégalement en France et qui devraient être renvoyés d’où ils viennent et non être aidés avec l’argent du contribuable. Que font vos élus ? Bien évidemment, personne lit les documents. Je vous rappelle que je suis la seule à avoir demandé la comptabilité, les rapports d’activité, le Grand Livre de ces associations. Personne ne l’avait fait jusqu’à présent. Et là on en apprend des choses ! Allons, Mme le maire, un peu de sérieux et assumez le manque d’implication de vos élus responsables des associations car ils sont dans la même idéologie que les personnes qui nous gouvernent depuis 40 ans, c’est-à-dire tout pour les autres et peu pour les nôtres. Le politiquement correct et la compassion à sens unique marchent à plein régime. «8.500 € de subventions ont été également attribuées par l’État à l’association ASTI, 5.000 € à ATMF et 5.000 € à AITE» au titre du Contrat de Ville.»

Mon commentaire : le contrat de ville c’est la nouvelle appellation de la Politique de la Ville qui a coûté aux contribuables français 100 milliards d’euros en 30 ans. Et ça continue puisqu’à ce titre vous, Mme le Maire, et l’État continuez la gabegie. Que vous rénoviez les quartiers c’est bien et nécessaire, et l’État aide les municipalités pour cela. Ce qui n’est pas acceptable ce sont les subventions données à tort et à travers aux associations à des fins électoralistes et politiques.

«Sur les crédits spécifiques à la lutte contre les discriminations et l’accès aux droits, la CGET, par l’intermédiaire de la DRDJSCS (Direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale), a versé 6.000 € à l’ASTI, 28.500 € à l’AITE. Le projet a pour objectif de lutter contre les discriminations dues à la méconnaissance de la langue française et aux difficultés d’utilisation des outils de la vie moderne (voiture, informatique) et de permettre une meilleure compréhension de l’environnement social et culturel et un accès facilité à l’emploi et aux droits en général.»

Mes commentaires : l’accès aux droits ? A quoi sert la Maison de la Justice et du Droit d’Aix-en-Provence : Écoute, Information, Accompagnement, Services gratuits et confidentiels. Bien évidemment, cette maison est située au Jas de Bouffan, dans un quartier prioritaire et a coûté au contribuable 419.409,00 €, dont: Département : 209.704,50 €, EPCI : 83.881,80 €, Etat : 41.940,90 €, autofinancement commune : 88.881,80 € ? Cette structure est rattachée à la Direction de la Politique de la Ville et propose des permanences gratuites dans les quartiers faisant partie du fameux Contrat de Ville, ex Politique de la Ville) Je vous rappelle que l’ASTI donne des cours d’arabe ! Remarquez, cela correspond exactement au programme socialiste d’effacement de la France puisque Mme Belkacem a signé le 31 mars 2017 une convention entre la France et la Tunisie portant sur l’apprentissage de la langue arabe à l’école primaire en France et sur la création d’une école tunisienne à Paris.

L’ISESCO, ça vous dit quelque chose, Mme Le Maire, puisque je vous ai fourni les documents de cette organisation faisant partie de l’OCI (l’Organisation de la Conférence islamique – 57 pays musulmans). Mme Belkacem ne fait qu’appliquer son programme. «Les actions de ces associations sont évaluées et suivies régulièrement par les différents services de l’État : délégué du Préfet et agents de la DRDJSCS. L’ATMF bénéficie en outre d’un financement de poste d’adulte relais et a fait l’objet d’un contrôle administratif par mes services le 16 octobre 2016. Le bilan de ce contrôle est satisfaisant. Rien ne peut nous laisser penser que l’utilisation des crédits de l’État pourrait être faite à des fins politiques et/ou pour contrevenir à nos valeurs républicaines et à la loi.»

Mes commentaires : La conclusion du préfet me laisse sans voix. Après tout ce que je vous ai démontré sur les activités de ces associations, sues de tous car elles ne s’en cachent pas, vous osez vous cacher derrière le paravent du préfet pour vous dédouaner de votre volte-face (3) ? En conclusion, madame le Maire, vous faites partie des fossoyeurs de la France, les électeurs s’en souviendront pour les prochaines élections.

Josyane Solari

(PS : Mme le Maire, je vous signale que ces trois associations font partie du collectif aixois AGIR. Depuis 2015 ce collectif regroupe 26 associations du pays d’Aix et de la région pour coordonner une aide aux réfugiés sur le territoire d’Aix. Il y a : la Cimade (comité intermouvements auprès des évacués) une association de solidarité active avec les étrangers, membre de la Fédération protestante de France. Elle reçoit de l’État français 4,5 millions d’euros de subventions publiques annuelles ! Il y a aussi, l’ AITE, ATMF, ASTI, ATTAC, LDH, LICRA, Osez le Féminisme, l’Entraide protestante, Faire village ensemble, APC (Aix-en-Provence citoyenne), Couples et Familles, Demeter-Core, Secours catholique, Secours populaire, Résister aujourd’hui, etc. Toutes leurs actions sont politiques, allez sur leurs sites internet, c’est très instructif !)


1) mon pouvoir
2) lettre du préfet
3) ma question orale au CM du 13 décembre 2016

samedi 1 avril 2017

Pas de souveraineté nationale sans souveraineté monétaire !

Source Boulevard Voltaire

  Les économistes sont pires que les sociologues ; comme ces derniers, ils ne peuvent admettre que leurs dires ne sont qu’une description, partiale et parcellaire, d’un futur envisagé… sous l’angle de leurs lubies. Mais les sociologues gardent un avantage : il n’existe pas de thermomètre mesurant la globalité des pratiques sociales, alors que les instruments comptables démontrent sans cesse l’inanité de toute théorie économique appliquée a priori. Voltaire disait qu’il n’y avait rien de plus ridicule qu’un médecin mourant de maladie ; pourquoi donc, Messieurs les économistes, ne vit-on pas dans un monde uniformément et continûment prospère ?

L’âge de la retraite a sonné pour les idées thatchériennes et leurs thuriféraires ! L’auteur d’un article, récemment publié ici-même, ne voit pas que le monde dans lequel il administra ses certitudes n’est pas celui d’aujourd’hui, et encore moins celui de demain ; Léonid Brejnev (Леони́д Бре́жнев) faillit déclencher la Troisième Guerre mondiale par une cécité du même ordre.

Ainsi, le retour à l’Empire carolingien serait notre avenir, alors laissons faire les Allemands et transférons Bruxelles à Aix-la-Chapelle – pardon : Aachen – mais, toutefois, ignorons Verdun et traçons une frontière Nantes – Parme – Vilnius ; ainsi, ceux d’en haut (Herrenvolk oblige) pourront dominer tout à leur haine de la latinité civilisatrice. Au diable nos résistances, nos résurgences de 1870, 1914, 1939, 2001, et je vous fais grâce des siècles précédents pour ne pas vous infliger leur projet hanséatique et leurs rêves de chevaliers teutoniques.

Bref, die große Europa comme avenir indépassable.

Et, pour nous vendre le machin, voilà qu’on s’appuie sur les peurs, les affirmations péremptoires, petites dissimulations et fortes menteries, tout comme un vulgaire papier des Échos ; le grand n’importe quoi macroniste, en somme… c’est la lutte finale ; libéraux-rentiers de tous pays, groupez-vous et, demain, la mondialisation tuera le genre humain.

Dévaluation du franc de 25 %, Ah bon ! Ce n’est pas 37,846 % tout de suite ? Curieux, ce chiffre symbolique d’un quart que l’on ne trouve dans aucune étude, pas même celles tentant d’empêcher tout débat sur le sujet ; vraie raison du résultat d’un opportun sondage, paru dans l’organe officiel de l’égoïsme de classe.

« Les retraités et les détenteurs de patrimoines financiers seront ruinés » : combien de retraités disposent d’un patrimoine financier ? Très peu. En vérité, il s’agit d’effrayer car les retraites seront identiques en francs ou en euros, et l’inflation sera contenue par la relance économique. Restent les « détenteurs de patrimoines financiers » : il s’agirait de préciser de quoi nous parlons, cela permettrait de situer la réponse sur le plan économique ou sur celui de la moralité.

Plus loin dans le tract, on ressort les vieilleries, Mitterrand-la-Francisque, lequel, peut-être, n’a pas commis d’erreur avec l’euro mais, au contraire, suivi le plan des « élites » françaises depuis 1934. Étrange défaite, aujourd’hui, d’une économie française mal commandée et désarmée ; trahie par une néo-aristocratie sans noblesse, mondialiste et sans âme.

Ce qui se joue, en France, le mois prochain ne réside pas dans le choix d’une politique économique mais dans le choix d’avoir ou pas le choix de choisir une politique économique ! Liberté ou servitude, souveraineté ou dépendance, vie ou mort.

Notre souveraineté est comme notre République : une et indivisible. Pas de souveraineté populaire sans souveraineté nationale, pas de souveraineté nationale sans souveraineté monétaire.

L’oublier, c’est faillir.

Gérard Couvert

lundi 20 mars 2017

Aix-en-Provence : François Rasteau manipule les lecteurs de La Provence

  Avec ce titre accrocheur «Ces associations aixoises dans le viseur de l’extrême droite»,  le journal La Provence a consacré une page complète le 22 février 2017 aux trois associations, ATMF(association des travailleurs maghrébins de France), ASTI (association de solidarité avec les travailleurs immigrés) et AITE (accueil information de tous les étrangers et les personnes d’origine étrangères) qui ont eu leurs subventions supprimées par le Maire d’Aix-en-Provence suite à la question orale que j’ai posée au Conseil Municipal du 13 décembre 2016 et dont je vous ai relaté la teneur dans un article sur RL.

Ces trois associations font partie du réseau aixois AGIR. Depuis 2015 ce collectif regroupe 26 associations du pays-d’Aix et de la région pour coordonner une aide aux réfugiés sur le territoire d’Aix. Il y a : la Cimade (comité inter-mouvements auprès des évacués) une association de solidarité active avec les étrangers, membre de la Fédération protestante de France. Elle reçoit de l’État français 4,5 millions d’euros de subventions publiques annuelles !  Il y a aussi, l’ AITE, ATMF, ASTI, ATTAC, LDH, LICRA, Osez le Féminisme, l’Entraide protestante, Faire village ensemble, APC (Aix-en-Provence citoyenne), Couples et Familles, Demeter-Core, Secours catholique, Secours populaire, Résister aujourd’hui etc.

Le journaliste de La Provence François Rasteau a donné la parole aux trois associations (plus de deux mois après mon intervention au Conseil municipal) en ayant pris soin la veille de m’appeler pour me demander ce que je reprochais aux associations en question ! «Vous avez eu entre les mains ma question orale, tout est dit» lui ai-je répondu. Sa mauvaise foi et ses arguments éculés m’ont quelque peu agacée et après 19 minutes de conversation, j’ai conclu mon entretien en disant : «vous êtes tellement aveuglé par votre idéologie que vous n’êtes même plus capable de penser ni de faire votre travail correctement en toute objectivité et déontologie». Son article est à la hauteur de son aveuglement de gauchiste bien-pensant teinté de mensonges, de contre-vérités, d’approximations, de manipulation et d’omissions bienveillantes pour ces associations.

Sous-titre : «Ces associations proposent des ateliers aux enfants, accompagnent lors de démarches administratives, donnent des cours de français… et parfois d’arabe. Rencontre avec des associations aixoises décriées par l’extrême droite»

Que me reproche le journaliste F. Rasteau ?

  • d’avoir attaqué frontalement au conseil municipal l’ATMF lui reprochant ses activités politiques et sa participation à un débat «incitant à la guerre raciale».

Le journaliste a intentionnellement oublié de dire qu’ATMF a organisé avec Aix Solidarité et le Front Uni des Immigrations et des quartiers populaires (FUIQP dont Saïd Bouamama est le fondateur et animateur, il est aussi un des portes-parole du comité de soutien aux sans-papiers de Lille)  un débat le 16 septembre 2016 dans la cour de l’église Saint-Paul dont le titre est évocateur «Crise : la lutte contre les discriminations n’est-elle pas la question centrale ? »  A titre personnel je répondrai que NON et que notre pays a d’autres chats à fouetter ! Comme disait De Gaulle : «Si une communauté n’est pas acceptée c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses mœurs». Si cette communauté se sent discriminée, qu’elle rentre chez elle dans les pays musulmans où la discrimination fait «rage» envers les femmes, les apostats de l’islam, les chrétiens, les homosexuels et j’en passe. Bien évidemment, F. Rasteau ne parle pas de ce débat.

  • Il passe directement à celui du 28 octobre 2016 : «Construisons de nouvelles dynamiques de solidarité» où dit-il, «était invité, entre autres, le sociologue Saïd Bouamama connu pour ses positions critiques vis-à-vis de la colonisation et de la place réservée aux personnes issues de l’immigration dans la société». M. Rasteau, si vous aviez fait votre travail correctement vous auriez dit que ce monsieur a écrit un livre qui s’appelle «Nique la France», qu’il est militant communautariste assumé fondateur avec Houria Boutelja des Indigènes de la Républiques, qu’il déteste notre pays et oui j’assume mes propos : ces gens-là incitent à une guerre raciale et S. Bouamama, ce grand sociologue donneur de leçons dit que la France discrimine les immigrés !

Rasteau continue dans son relativisme en parlant de l’invitation de Siham ASSBAGUE dont j’ai dit dans mon entretien téléphonique la veille avec lui qu’elle était «une militante extrémiste qui a organisé  l’été dernier un colloque interdit aux blancs». Mauvaise foi du journaliste quand il ose dire : «il s’agissait en effet d’un camp décolonial ouvert seulement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d’état en contexte français (oubliant de dire que ce camp d’été était interdit aux Blancs) comme certaines féministes organisent des réunions non-mixtes».Je n’ai pas de mots pour exprimer mon dégoût pour cette phrase. M. Rasteau votre idéologie gauchiste vous rend incapable de faire un travail honnête d’information tant votre aveuglement  est important ou alors ce qui est plus probable, vous manipulez la population ce qui est très grave pour la démocratie. Où est votre déontologie ? Disparue avec votre bon-sens ! Je rappelle que SOS Racisme qui n’est pas dans mon cœur a dit de cette manifestation à Reims en Août 2016 que c’était un «rassemblement ouvertement raciste organisé par des individus qui ont choisi de transformer leurs névroses identitaires en haine politique». Les dires de SOS racisme ne vous intéressent que quand cela concerne les procès et diatribes contre les patriotes, les sites de réinformation comme Riposte Laïque et les Français qui aiment leur pays et sont  traités de racistes, fascistes, extrême droite, voir le titre accrocheur de votre article !

Rasteau, vous avez donné la parole à M. Nacer El Iddrissi, le président de l’ATMF qui dit : «La problématique serait aime-t-on la France ? Là est le délire ! Notre association est porteuse des valeurs de fraternité, d’égalité et de liberté. Nous intervenons dans le débat public, c’est cela qui fait vivre la démocratie». En invitant des extrémistes à un débat avec l’argent du contribuable ? C’est cela qui fait vivre la démocratie ? Et bien NON monsieur Iddrissi la démocratie ce n’est pas cela. Vous devriez faire attention aux personnes que vous invitez et franchement cela me fait rire jaune quand vous parlez de valeurs. Savez-vous ce que sont les valeurs de la France monsieur ! Retournez donc dans votre pays d’origine pour prêcher la bonne parole et inculquer à vos compatriotes ce que sont les vraies valeurs de la France afin que votre pays d’origine les applique !

«Nous sommes une association qui se revendique progressiste, nous défendons l’accès au droit et aux activités sans distinction de sexe ni de religion. Notre objectif est de donner sens et corps à ce que l’on appelle le vivre ensemble». Vous devriez aussi inviter dans vos colloques sur le vivre-ensemble l’imam de la Mosquée du Calendal fermée par l’État le 12 février 2017, lui aussi prônait le vivre ensemble à Aix ! Allons monsieur, un peu de dignité et arrêtez vos mensonges quand le journaliste dit que je conteste les séjours payés à des femmes pour aller voir Djamel Debbouze à Paris avec l’argent du contribuable,  votre associé M. Gibbon ment honteusement ou occulte le fait en disant que se sont des jeunes qui sont partis (je rappelle que j’ai consulté le rapport d’activité de l’association). Et même si c’était vrai, je ne veux pas que l’argent des Aixois serve à payer des vacances à Paris et à Bruxelles.

 

  1. Iddrissi, vous dites que «ce n’est pas une question d’argent, Mme Solari se pose sur le terrain politique». Mais bien évidemment que je me place sur le plan politique, vous croyez que je me suis engagée pourquoi ? Laisser prospérer avec l’argent du contribuable des associations anti-France et communautaristes grâce à des gens comme vous jusqu’à la mort culturelle, civilisationnelle et institutionnelle de mon pays ? Je vous combattrai avec détermination jusqu’à la fin de mon mandat et plus si les électeurs m’élisent à nouveau.

Je signale que le député socialiste J.D. Ciot a donné 2000 euros à ATMF sur sa réserve parlementaire en 2016.

Passons à l’AITE,  «aider les étrangers à faire valoir leurs droits».  A quoi sert laMaison de la justice et du droit d’Aix-en-Provence qui a coûté au contribuable419.409,00 € dont Département : 209.704,50 €, EPCI : 83.881,80 €, Etat : 41.940,90 €, autofinancement commune : 88.881,80 € ?  Cette structure est rattachée à la Direction de la Politique de la Ville et propose des permanences gratuites dans les quartiers faisant partie du fameux contrat de ville ! Donc double emploi avec AITE !

Cette association ne sert qu’à la propagation de ses idées immigrationnistes : «Nous nous occupons de tous les problèmes des étrangers : regroupement familial, mariage, régularisation des personnes, vie privée et familiale, droit à l’aide médicale d’État, nous avons reçu 1000 personnes en 2016 de 70 nationalités différentes ce qui représente 2383 visites, nous avons 4 salariés, tous en emplois aidés et nous commençons à avoir des problèmes de trésorerie» précise Philippe Chouard, membre du Conseil d’Administration d’AITE. Donc double peine pour les  contribuables car en plus des subventions  données à l’association, les 4 emplois sont aussi subventionnés.

Le journaliste dit que la subvention donnée par la mairie est de l’ordre de  5.500 € ! Mensonge : 10.800 € ! J’aime bien la phrase employée «de l’ordre de». Voilà comment on relativise et on manipule, c’est écœurant.

Et l’ASTI dans tout ça ?

Le journaliste me cite : «Ces associations ne pensent qu’à aider les immigrés. L’Asti sur son site a une affiche où est inscrit Frontexit. L’Europe a des ennemis qu’elle s’invente. Ce qui m’inquiète, c’est l’arrivée des extrémistes avec les migrants… S’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à rentrer chez eux… A l’Asti, ils donnent des cours d’arabe, quand on veut s’intégrer, on apprend le français».  Mauvaise foi de F. Rasteau quand il dit «qu’importe si la plupart des attentats n’ont  pas été commis par des réfugiés». Cette phrase laisse songeur quand on sait que plus de 20.000 terroristes seraient arrivés avec la vague migratoire.

La présidente de l’association, Josette Misraki dit que je lui «reproche deux heures de cours d’arabe qui sont utiles pour faire des comparaisons avec le français. Nous faisons de l’insertion socioculturelle notamment par l’apprentissage de la langue française… il faut ajouter à cela des cours de code de la route et d’initiation à l’informatique». L’ASTI reçoit un public de 70  nationalités soit plus de 400 adultes encadrés par 7 salariés et un salarié pour les petits. Mme Misraki, à quoi servent les nombreux centres sociaux d’Aix qui dispensent des cours de toutes sortes ?

Votre association ne sert que votre propagande immigrationniste.

Je note que votre association est  moins performante que l’AITE qui n’emploie que 4 salariés si j’ose dire ! Vous avez des progrès à faire, mais bon, ce n’est pas votre argent et je comprends que vous vous en fichiez car les contribuables sont là pour renflouer les caisses quand vous êtes en difficulté. C’est facile, non seulement vous n’avez pas les mêmes obligations que les entreprises mais en plus quand vous n’avez plus d’argent vous en redemandez aux contribuables. Pourquoi  ne feriez-vous pas tout ce que vous faites de façon bénévole sans l’argent que les Français ont durement gagné et qui est gaspillé par vos soins pour des personnes qui n’ont jamais cotisé et qui à terme cracheront sur la France et dénigreront les Français qui sont bien sûr racistes, xénophobes, islamophobes et tous les «phobes» qui vont avec ?

En conclusion je suggère à toutes ces associations de faire leur travail de «bénévolat» sans l’argent du contribuable et avec leur propres deniers.

L’argent des Français doit servir aux Français. Les personnes en difficulté ne manquent pas dans notre pays : travailleurs pauvres qui vivent dans leur voiture mais qui n’ont pas droit à des chambres d’hôtel, les agriculteurs qui n’arrivent pas à  vivre de leur travail et dont un se suicide tous les trois jours etc. Ces gens-là ne vous intéressent pas, mais ils en ont assez et vont finir par se révolter face à cette intolérable injustice dont vous vous souciez peu il est vrai.

Josyane Solari

L’obligation de subir nous donne le droit de savoir Jean Rostand


lundi 13 mars 2017

Pour éviter que Macron ne soit le dernier président de la République française

Source Boulevard Voltaire

  À la mi-février 2002, Jean-Pierre Chevènement fit le choix de ne pas être le second à l’élection présidentielle. À gauche, on lui fait le reproche d’être le tombeur de Jospin alors qu’il fut surtout la cause de la déconfiture d’une alternative souverainiste ; de gauche uniquement, non justement pas, et c’est pour maintenir le clivage archaïque que le Che déserta.

Aurait-il été élu contre Chirac ? Sans doute pas, mais il aurait incarné une opposition bien différente, nationale, sans dérives sociétales ni distorsions historiques, antilibérale, colbertiste, euro-critique, bref, il aurait empêché, par ricochet, que le FN s’empare de ces thèmes et les porte avec le succès et les limites – hélas – que l’on connaît.

Certains méchants ajoutent que ce fut pour ses amis, afin que ceux-ci conservent leurs mandats d’élus… sous contrôle du PS.
Voici que l’on retrouve ces persifleurs dans une interrogation concernant Nicolas Dupont-Aignan. Faut-il le rappeler, l’homme est droit, honnête, courageux, peu enclin aux compromissions ; du genre hautement capable d’exercer le pouvoir et mal adapté à le conquérir.

Que pensent donc ces sévères observateurs ? Les critiques de Dupont-Aignan contre Fillon, légitimes sur un plan dogmatique, sont devenues, au fur et à mesure de la manipulation médiatique contre le candidat « de la droite et du centre », désagréables sur un plan politique.

Que croit-il ? Que les électeurs du fonds gaulliste de l’ex-UMP vont se porter en masse sur son nom ? Que ceux qui, dans ce camp, sont sensibles à la propagande moralisante vont le rejoindre, oubliant son programme économique de rupture ? Que les électeurs macronistes, bêlant par défaut, vont changer de gendre idéal ? Rien n’indique un tel mouvement dans l’opinion.

Durant les quelques jours où Fillon fut abandonné de tous, la main charitable de Dupont-Aignan aurait sans doute pu infléchir le programme de Fillon et lui rappeler qu’il fut un proche de Philippe Séguin.

Il existe des scénarios qui verraient l’élection de Marine Le Pen, mais avec quelle majorité ? Je ne parle pas seulement du Parlement, mais bien de la nation tout entière. En prévoyant le recours au référendum, Marine Le Pen montre qu’elle sait qu’il lui faudra en appeler au peuple plébiscitaire. Cela ne me dérange nullement, mais nous devons alors nous préparer à des luttes d’une violence inouïe, tant le mondialisme totalitaire ne lâchera pas la proie « France ».

Fillon ne me convient pas : libéral et pro-Union européenne convulsif, il sera rattrapé et contraint par les ennemis mortels de notre nation ; cependant, le risque est immense que Macron, élu, soit le dernier président de la République française. Alors, à l’instar de ce qui aurait été préférable en 2002 – un second tour Chevènement/Chirac -, ne faut-il pas souhaiter un second tour Le Pen/Fillon afin de ne pas insulter l’avenir patriote et souverainiste ?

Les deux chevaliers blancs – Dupont-Aignan et, maintenant, Asselineau – ne se trompent-ils pas d’époque, pensant être dans un tournoi de charmants preux devant gentes dames, alors que nous sommes dans l’appel impératif de la nation en danger.

Gérard Couvert

lundi 6 mars 2017

Intervention de Gérard Couvert à Béziers le 4 mars 2017 au colloque Désislamiser l'Europe : La charia dans l'Education

  Je commencerai mon intervention par l’évocation d’un souvenir personnel ; bien que d’une famille arrivée en Oranie durant le règne du dernier roi de France, mon père démobilisé de la deuxième DB se maria à sa marraine de guerre, fille d’un des constructeurs du Tanger/Fez, installé au Maroc, c’est donc dans ce protectorat que j’ai grandi, passant une partie des vacances chez mon grand-père en Algérie. 

Dans la cour de l’école, tous enfants mélangés sous les auspices de la laïcité intransigeante de l’époque nous ne parlions qu’en français, à part bien sur les « gros mots » comme l’on disait en ce temps-là. Il en allait différemment dehors ou les parties « d’abricot » , enragées, pouvaient bruire du dialectal … et de ses 60 % de vocabulaire d’origine latine.

Tout allait sans soucis jusqu'à la rentrée de CM1, en plus de notre institutrice nous fumes présentés à un bonhomme sec, austère, avec des yeux fuyants que traversaient des éclairs violents, nos regards d’enfants incrédules se cherchaient, espérant trouver une explication, lorsque, en arabe, il nous intima l’ordre de regarder le sol.

C’est ainsi que durant deux ans, à raison de deux heures par semaine, j’ai appris à écrire l’arabe avec un égyptien ne parlant pas un mot de français et tout à sa haine de l’Occident. Si, nous autres, avions peu de remarques, les copains marocains étaient abreuvés d’injures car ils ne parlaient pas le « bon arabe » et je n’évoque pas le sort des petits juifs ; la matinée s’achevait avec des oreilles rouges de torsions, des stries sur les cuisses, et des marques laissées par les noyaux sur lesquels les punis devaient s’agenouiller devant le bureau du maître.

Ce personnage pour qui l’éducation se confondait avec humiliation et apprentissage avec bourrage de crâne, bien que probablement envoyé par le laïque Nasser, se sentait investi d’une volonté divine, celle de ramener ces petits musulmans dans le Juste. Cet homme, adoptant un ton de prédicateur, nous faisait des dictées, exercice complexe en arabe, durant lesquelles il passait entre les tables faisant tournoyer une longue règle en aluminium, qu’il laissait s’abattre lorsqu’il repérait une faute ; selon les cas le lourd objet retombait sur une épaule, une tête ou - c’était notre terreur - sur la main écrivant. La plume « sergent major » rendait alors toute son encre violette et la tache maculait la feuille, si elle atteignait un mot, ce qui était le cas général, alors la punition suivait … « mais monsieur c’est vous … » ne servait qu’a augmenter l’injustice subie.

Toute la conception musulmane de l’école est comprise dans ce souvenir.

Croyez-vous qu’il en soit autrement aujourd’hui ? Là-bas comme, hélas, ici ! Je ne parle pas uniquement des méthodes, mais aussi du fond : le savoir ne peut s’éloigner des normes édictées, il n’y a pas de place pour l’individu, chacun doit être soumis à la sharia, chacun n’est qu’une part de Dieu, dominée sur terre par celui qui détient un pouvoir, lequel ne peut être que religieux. 

Nous n’en sommes pas là me direz-vous ! Si, dans les écoles coraniques en France, c’est cette conception qui prévaut, sur notre sol un système de représentation du monde et des rapports de l’humain au savoir, contraire au nôtre est inculqué à de jeunes esprits ; c’est sans doute un signal faible mais sur un plan symbolique c’est considérable. Nous ne devons jamais oublier qu’une terre, ici pris dans son sens métaphorique, qui a connu l’islam à vocation à demeurer musulmane, ainsi toute introduction, même minime, de la sharia dans les processus de l’éducation est considérée par nos ennemis comme un ferment, une spore résiliente.

Au-delà de ces fabriques de décérébrés que sont les écoles coraniques, la sharia est aussi présente, incidemment, dans notre système éducatif. Je vous donnerai deux exemples : les programmes d’histoire pour l’aspect du contenu, les EPI, enseignements pratiques interdisciplinaires, chers à la marocaine Belkacem qui concernent l’aspect dogmatique.

Dans l’enseignement national le fait de l’extension musulmane est mis désormais sur un plan d’égalité symbolique avec l’empire romain, sous-entendu dans son rôle fondateur et pourvoyeur de progrès, et, comparé à l’empire carolingien pour son appétit de conquêtes, nul besoin de rappeler l’inanité de telles affirmations, ce qui nous préoccupe ici aujourd’hui c’est ce que cela révèle. Comme le notait Lévi-Strauss l’islam est impropre à supporter les comparaisons, système totalitaire et globalisant, il ne peut s’accommoder que de la prééminence ; en introduisant la confusion dans les connaissances fondamentales des adolescents, en faisait croire que l’islam à toujours été là, en Europe, en récupérant la force civilisatrice de l’empire romain, ou  reconstituante de l’empire carolingien, on évite la réalité des faits, lesquels sont accablants pour l’islam (prédateur), et on place celui-ci comme successeur naturel, l’islamisatoin comme prolongation normale de l‘histoire occidentale. Ce faisant on prépare la dichotomie : Dâr al-harb et dâr al-islâm, la maison de la guerre, la maison de l’islam, assertion idéologique consubstantielle de la sharia.

Le vocabulaire choisi n’est pas innocent, ainsi on parle de transmission des savoirs, de poursuite de la recherche, de renaissance culturelle ... Ah ! Renaissance, avec une minuscule, mais qui cherche à masquer l’autre, la nôtre, avec son R majuscule, fait majeur de l’Histoire de l’humanité qu’on voudrait occulter.

Parce que c’est bien-là, que le génie de l’Europe – certains diraient du christianisme – a montré toute sa puissance créatrice et placé l’islam au rang des dogmes tragiquement stériles. Si j’évoque cette époque c’est que c’est là que notre pensée scientifique s’est affranchie de la théologie, c’est là que nous avons segmenté le savoir humain en disciplines déterminées, permettant l’essor de la connaissance,  c’est là que nous avons inventé la modernité, ce droit incessant à la critique, au prix de biser l’unicité de la création divine. C’est cela que la sharia réprouve.

Qu’est-ce que les EPI, un gadget de pédagogistes pour profs genre  « bras-cassés copinant avec les élèves », non pas seulement, dissimulée aux gogo-bobos c’est l’idée de décloisonnement, de pluridisciplinarité, de globalisation, c'est-à-dire l’exact contraire de la Renaissance, c’est une brisure volontaire de l’élan émancipateur de l’Occident. C’est faire croire qu’il n’y a rien à apprendre vraiment et tout à découvrir en soi, c’est refuser l’effort, souvent douloureux de l’apprentissage, du doute, au profit de l’attente de la révélation ; par le jeu … pour l’instant ; la férule viendra en son heure. (Aristote souvent évoqué, reste incompris).

Il y a d’autres éléments de distorsion, comme cette fâcheuse manie de faire découvrir aux élèves les énoncés des problèmes en donnant la solution, inversion des causes et des conséquences si présente dans la sunna et contraire à toute rigueur intellectuelle.

Pourtant les musulmans sont peu nombreux dans le corps enseignant, alors si insidieusement la sharia pénètre notre éducation c’est qu’il s’y trouve des relais de complicité objective. Gauchistes, pédagogistes, qui agissent pour détruire tout notre édifice culturel espérant construire sur les ruines de l’âme occidentale un homme nouveau, global, aculturel et indistinct, lequel rejoint celui de la sharia ; habitants d’un monde sans tension puisque soumis au même pouvoir indépassable. Un monde sans pensée critique, clos, voilà le point de conjonction islamo-gauchiste.

Nous savons, nous, que ceux qui rêvent d’humanité sans questionnements finissent toujours par construire des goulags ou des dhimmitudes.

L’espoir de notre réunion et de faire émerger un concept de désislamisation, par des voies juridiques et politiques ; je souhaite que ce colloque débouche sur la création d’un organe de réflexion permanent qui reprendrait nos travaux en en amplifiant la cohérence et la profondeur d’analyse, affinant nos propositions ; devenant un point de référence.

J’indiquerais ci-après quelques pistes, puis quelques idées de mesures propres à permettre la désislamisation dans le domaine de l’éducation :

- premièrement ; désislamiser les esprits des formateurs, leur faire renoncer à leurs présupposés positifs, aux syllogismes qui entravent leur compréhension de ce qui se trame ;

- deuxièmement ; établir des programmes offensifs, et non pas neutres comme auparavant, concernant l’histoire des nations occidentales et des idées ;

- troisièmement ; démanteler l’organisation pré-factieuse des « structures musulmanes ».

Suivons maintenant ces pistes.

I/ Actions sur les formateurs.

Tout problème social trouve sa source dans une carence éducative, cette affirmation peut donner l’idée que tout provient de l’éducation, au sens large, et donc qu’il suffirait d’extirper toutes traces de la sharia du processus éducatif pour que, en une génération, notre réussite soit complète. C’est vrai, mais impraticable ; d’une part avons-nous ce temps disponible, et d’autre part les acteurs éducatifs sont, pour le moment, peu réceptifs à une prise de conscience du danger.

Il y a pourtant une légitimité à mettre en place une formation spécifique traitant de la sharia, de ses objectifs et des moyens mis en œuvre contre notre système de pensée, parce que nos ennemis, eux, sont organisés.

L’ISESCO ( Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture ) organisation internationale théorisant la pénétration de la sharia dans la société et la culture des pays hôtes de communautés musulmanes, dont l’homophonie avec UNESCO montre toute la duplicité envieuse, ne fait pas mystère de son projet ; dans un document intitulé « Stratégie adoptée par la neuvième Conférence islamique », réunion tenue au Qatar, il est écrit :

« La stratégie vise aussi à déterminer les tentatives qui portent atteinte aux enfants des communautés et minorités musulmanes à l’extérieur du Monde islamique et qui entravent les efforts consentis pour corriger l’image de l’islam et des musulmans ».

Et puis, parlant des efforts occidentaux :

«L’aliénation systématique pour les enfants des communautés musulmanes au travers de l’école et de l’éducation par l’information. Les enfants des communautés musulmanes sont les sujets d’un plan organisé visant à consolider les valeurs occidentales et à enraciner les manières de penser, de se conduire et les habitudes qui leurs sont associées. Ce plan commence au niveau des écoles maternelles et continue au long des niveaux d’éducations scolaires, et est renforcé par les pressions de la culture (des rues) et les moyens de communication… ».

On ne peut être plus clair, d’une part corriger l’image de l’islam, mais pas le fond, on ne touche pas à la sharia, d‘autre part contrecarrer tous les efforts d’intégration notamment à l’école.

Les éducateurs devrons donc être informés que les difficultés qu’ils rencontrent, parfois pour des choses apparemment mineures, les résistances à telle ou telle affirmation scientifique ou demande ne sont pas hasardeuses et isolées mais bien le produit d’une stratégie réfléchie et à long terme d’introduction de la sharia dans les établissements scolaires et culturels occidentaux.

II/ Actions sur les programmes

Nous devons résolument modeler nos programmes afin de contrer l’introduction progressive et lente des éléments de la sharia, que ce soit explicitement, comme l’histoire par exemple, ou implicitement par la mise en avant de méthodes et de conceptions s’attaquant à la cohérence de notre système de pensée, de nos références culturelles, de l’ équilibre émotionnel de nos sociétés.

L’on voit aujourd’hui des adolescents persuadés qu’aucun américain n’a jamais foulé le sol de la Lune puisqu’il n’était pas le serviteur d’Allah. Pire certains vivent avec l’idée que la science, la connaissance exposée dans les écoles qu’ils fréquentent n’a de valeur que dans le monde « occidental » et que dès qu’ils sont dans leur quartier il existe un autre savoir extrait de la sagesse des savants musulmans.

Wa Allâhou A'lam : « Allah est le plus savant », 3000 fois répété dans la prière, devient indélébile.

L’histoire des rapports entre l’Occident et l’islam devra retrouver le chemin de la vérité, de même celle des chrétiens d’Orient ou du Maghreb. La réalité de l’apport musulman à la marche de l’humanité vers la connaissance sera replacée dans son court contexte historique et sa faiblesse quantitative ou qualitative.

Une part importante de l’enseignement de l’histoire devra être consacrée aux substrats pré-islamiques, Juifs par exemple en Arabie, et surtout chrétien et polythéiste en Afrique du Nord ; il faut fournir un imaginaire et des références qui montrent à quel point la conquête musulmane est partout et en tout temps synonyme de régression.

Les filles doivent être visées par notre effort : la Kahéna plutôt que la Fatma ! Aucune dérogation pour le sport les sorties ou les voyages scolaires ; et, je sais cela fait frémir certains ici, mais une éducation sexuelle intrusive et un martèlement de l’égalité des droits homme/femme sont de nature à rompre le lien de servitude que la sharia implique pour les femmes.

La mixité devra être renforcée, y compris dans les cours de gymnastique où une tenue appropriée devra être imposée. L’éducation musicale renforcée et sans complaisance excessive pour les musiques « ethniques ».

On sait l’appétence passée des musulmans pour les mathématiques et aujourd’hui pour l’informatique ceci provient du seul fait qu’il s’agit de développements immatériels donc où l’homme n’entre pas en concurrence avec Allah. Il faut encourager, même par des moyens incitatifs, les musulmans scolarisés à s’intéresser aux sciences du vivant et à la physique où ils seront confrontés avec les interrogations fondamentales que les européens ont surmontés au XVIIIeme siècle.

L’affaire du professeur de philosophie du lycée Avéroes est là pour nous rappeler l’importance de cette discipline, tout comme l’étude des langues anciennes.

Il faut rehausser le niveau de français et surtout en revenir à l’étude des textes littéraires et non des supports extra-culturels (journaux, documentation, publicité).  L’histoire des Arts, supprimée par l’intrigante et manipulatrice ministre actuelle, doit devenir une discipline à part entière afin de donner les grilles de compréhension de notre univers mental, architectural et artistique. Seule la compréhension intime de notre passé est de nature à éviter les mirages du présent. Partageons les clefs de la suprématie de la pensée occidentale.

III/ actions sur les organisations promouvant la sharia

J’ai évoqué tout à l’heure la « Stratégie de l'Action culturelle islamique à l'extérieur du monde islamique » promu par une organisation liée aux petro-monarchies, mais la Turquie n’est pas en reste et se joint aujourd’hui aux moyens d’influences plus anciens du Maroc et de l’Algérie.

Servant de relais, en France, c’est donc tout un réseau souterrain de medersa, d’écoles privées hors-contrat (parfois illégales), d’associations culturelles masquant des associations cultuelles (souvent sous perfusions de collectivités locales), d’écoles, de collèges sous contrat, de lycées,  sans oublier l’ineffable et dangereux Institut Européen des Sciences Humaines, faux nez des Frères Musulmans.

Plus discrètement liés à cet écheveau, le Conseil Français du Culte Musulman et l’Institut du Monde Arabe (lequel rétribue par exemple la présidente des Indigènes de la République).

Les moyens juridiques existent déjà pour contrer cette hydre qui a en germe les structures d’un état parallèle ; il faut les mettre en œuvre avec brutalité :

- fermeture immédiate de tous lieux contrevenant à la Loi de 1905 et aux financements illégaux, en particulier les subventions déguisées ; lancement de poursuites pour des faits non-prescrits ; contre les associations mais aussi contre les élus ayant contrevenus ;

- surveillance accrue et répression éventuelle des associations sportives ou des camps de jeunesse masquant l’organisation de milices privées ;

- arrêt immédiat de tous enseignements de l’islam, du droit islamique de la théologie musulmane dans le cadre de l’éducation nationale, hors recherches scientifiques.

Cela ne suffira pas, il faudra légiférer sur le financement des écoles coraniques et sur le contenu de leur enseignement, encadrer davantage les organisations étrangères opérant sur notre sol.

Mesdames, Messieurs,

parvenu à la fin de cette intervention, peut être moins sociologique et froide que ne le souhaitaient les organisateurs, constants combattants de notre liberté identitaire, je vous citerai quelques propositions des documents évoqués au début :

 L’attention doit être portée, dans l’action sociale et éducative, sur les enfants de la deuxième et troisième générations […] pour renforcer leurs relations d’appartenance et de lien […]

Permette aux jeunes de visiter régulièrement leurs pays islamiques [d’origine] et de communiquer avec eux en tant que représentants [… ] de leur appartenance religieuse et culturelle laquelle devrait être consolidée par la connaissance et la conscience de l’héritage islamique.

L’ouverture de crèches et d’établissements préscolaires islamiques […]

L’enseignement de l’arabe devrait être étendu à tous les enfants des communautés musulmanes en Europe, puisque c’est le langage du saint Coran et le pilier de l’identité civilisationnelle.

Sans conteste il s’agit d’un appel à la sédition culturelle, en attendant l’autre, politique.

Pour conclure je cherchais hier une citation dans des notes éparses, ce fut un flot, jamais je n’avais autant pris conscience de l’unanimité des  jugements sur l’islam de tout ce que l’occident a pu produire de penseurs, alors j’ai choisi ce raccourci d’un article paru il y plus de 60 ans : «  Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane » je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet.

 Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. » André Malraux (Time 3 Juin 1956). 

Pourtant je ne terminerai pas sur cette note angoissante et préfère ce conseil du poète Perse Omar Khayyam (1038 – 1124 ou 1048 1131) " Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre ".

Gérard Couvert


Colloque à Béziers : désislamiser pour émanciper…

Source Boulevard Voltaire

logo Que veut donc dire « désislamiser l’Europe » ? C’est à cette question que se sont attachés à répondre, samedi, les participants au colloque qui se tenait à Béziers . Des participants venus d’horizons politiques parfois opposés. On y côtoyait des identitaires régionalistes et des jacobins, des laïques intransigeants et des partisans d’une réintroduction thomasienne du christianisme…

Commençons par dire ce que n’est pas la « désislamisation ». Il ne s’agit pas d’une solution de type « indépendance indienne » – avec la création d’un État musulman, le Pakistan – mais de s’opposer au lent grignotage de l’espace public – construit en Europe sur la sécularisation des religions – par un islam conquérant. Il ne s’agit pas d’une critique de l’islam en tant que religion mais de refuser que la charia ne gagne du terrain : repas halal, port du voile, espace réservé aux femmes dans les piscines, choix du personnel médical en fonction de son sexe…

On l’aura compris, nul rejet des individus – les musulmans, en l’occurrence – et de leurs croyances mais réaffirmation de l’attachement des participants à ce colloque à ce qui fait l’identité et la spécificité de notre Europe pétrie de culture formée principalement de fonds grec, latin, chrétien et philosophiquement post-chrétiens, intégralement en opposition avec les règles de la charia. Avec le concept de « désislamisation », ses initiateurs proposent de combattre sur le terrain strictement politique et dans le respect scrupuleux de la légalité tous les empiétements des propagateurs de la charia.

Certains intervenants n’ont pas manqué de dénoncer l’ISESCO, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, qui a élaboré un véritable plan visant à l’introduction d’éléments culturels islamiques dans nos sociétés, trop perméables du fait de leur tolérance, afin de préparer leur soumission à la charia. On sera sorti de ce colloque – que Robert Ménard, chaudement applaudi, est venu conclure par un message d’un profond humanisme, avec des mots simples, émouvant exemple de la conjonction d’un dévouement de maire républicain et d’une pensée catholique vécue, tournée vers l’Autre – plus forts, conscients qu’avec cette notion de « désislamisation » on avait peut-être en main l’outil intellectuel qui manquait à tous ceux qui ne veulent pas confondre le nécessaire combat contre les différents visages de la charia et un terrain religieux où il n’est pas question de se fourvoyer. Il n’est pas question, a-t-il été rappelé, d’une controverse théologique ou d’un point de vue ethnicisé mais d’une lutte pour éviter une véritable submersion civilisationnelle. Une journée de débats pour dire, sans haine, sans hargne et sans opprobre, que désislamiser, c’est émanciper.

Gérard Couvert

Un 2e tour Le Pen-Macron serait beaucoup plus serré que prévu

  La versatilité réelle de nombre d’électeurs (voir les chiffres des certitudes de votes), la manipulation, les incertitudes statistiques (2 à 3,5 points), l’interprétation des résultats bruts, les erreurs dans les algorithmes de péréquation, et les mensonges volontaires des sondés (« marre des sondeurs ») font que nous devons prendre en compte les sondages publiés avec une prudence renouvelée ; néanmoins ils constituent probablement un ordre de grandeur relatif des trois groupes ; par exemple une percée de Dupont-Aignan se ferait un peu au détriment de Marine Le Pen et beaucoup en empiétant sur Fillon, le centre et la gauche n’en seraient pas affectés. Seul un effondrement de Macron le jour du vote, verrait ses potentiels électeurs se répartir entre Fillon, Hamon et dans une moindre mesure l’abstention.

S’il reste possible de s’appuyer sur les sondages concernant le 1er tour, là où le doute s’installe c’est dans les résultats évoqués pour le second tour. Les écarts de chiffres, favorables à Macron, ne préjugent pas avec une grande certitude d’un second tour Le Pen Macron, hypothèse cependant la plus probable ; mais si, sur le fil, Fillon parvenait à devancer Macron, il serait élu sans coup férir au second tour.

Mon opinion est qu’en cas de duel Le Pen Macron, l’écart sera nettement moindre que celui annoncé ; vielle technique du « c’est déjà fait,  par la peine de lutter » et dans le cas Le Pen Fillon infiniment plus fort, là-aussi le travestissement est important pour ne pas aider Fillon à surmonter la crise.

La réflexion qui suit part du principe que les média parviendront à étouffer la campagne comme pour les régionales et les européennes, et que rien ne viendra bouleverser les choses : garde à vue de Fillon avec image des menottes (genre DSK) attentat contre une mosquée, ou contre la Tour Eiffel, victoire très forte de Wilders aux Pays-Bas, crack financier brutal …
Rappelons d’abord que le nombre de suffrages est toujours plus faible au second tour : un peu plus d’abstention et beaucoup plus de bulletins blancs, tendance qui s’accentue et que cette élection devrait confirmer. Si nombre de votants du premier tour ne choisissent au second aucun candidat, il faut aussi penser à ces 16% de non-votants habituels, et quel candidat sera le plus à même de les pousser, « pour une fois » à voter.

Le tableau suivant présente une analyse des reports de voix dans le cas d’un second tour Le Pen Macron. Les électeurs de Fillon qui iraient vers Le Pen sont constitués par le fond gaulliste et sociétal dur, ceux qui iraient rejoindre Macron correspondent au centriste de l’ex-UDI, pro-européens convulsifs et rentiers apeurés ; je suis convaincu que beaucoup d’électeurs révulsés par les personnages en lice rejoindront les abstentionnistes au second tour. Pour les électeurs socialistes le débile « au secours Le Pen » fonctionnerait de manière habituelle, les autres se réfugiant dans le vote blanc. Plus complexes sont les motivations des électeurs du petit timonier dont un nombre non négligeable préférera l’aventure radicale Le Pen au libéralisme Macron.
Enfin la perspective d’un bouleversement sera de nature à attirer des abstentionnistes chroniques, plus vers Le Pen que vers Macron.

Une situation radicalisée avant le vote ne ferait qu’anticiper les reports en affaiblissant les candidats de gauche au profit de Macron et ceux de droite au profit de Le Pen, et cela dans les marges d’erreurs, lesquelles sont de nature à inverser les résultats, ne l’oublions pas !

Une moindre attirance des électeurs de gauche pour l’abstention renforce notablement Macron. Voyons maintenant le cas de figure où Macron révélerait trop vite la nature régressive de son projet et les abandons irrémédiables de souveraineté qu’ils consentirait, une part plus forte des électeurs de gauche se détournerait du vote ; mais si par ailleurs, Macron apparaît aux électeurs de Fillon comme un successeur de Hollande dans ses errements sociétaux et que quelques uns de plus franchissent le pas vers Le Pen et beaucoup plus vers l’abstention, alors nous serions proches d’un événement politique majeur et mondial.

Ce sont donc, à l’évidence, les électeurs de Fillon qui sont la clef de ce scrutin, soit qu’ils se mobilisent suffisamment au premier tour pour supplanter Macron, soit par le choix d’un quart d’entre eux entre Macron et l’abstention.

Marine Le Pen ne parviendra pas à leur faire oublier leur peur d’une sortie de l’euro, mais qu’au moins elle les accule à l’abstention en montrant à quel point Macron signe la sortie de l’Histoire de la France, une déréglementation de la société, sociétale et économique, mais aussi qu’il est l’homme des flux financiers lesquels sont contraires à la conservation de la valeur d’un patrimoine matériel. Un récent article de Ivan Rioufol va dans ce sens : tout sauf Macron, pour le programme économique de Marine Le Pen on verra plus tard.

Plus tard c’est bien sûr, le quatrième tour ; c’est-à-dire le résultat des législatives.

Gérard Couvert


vendredi 17 février 2017

Macron en Algérie : un bien mauvais calcul

  Sur le plan électoral, c’est un calcul étrange que ce voyage dans ce pays car bon nombre des électeurs de droite et du centre tentés par le coté techno-propre libéral de Macron ne sont pas précisément enclins à partager davantage avec des immigrés nouveaux, sans compter une certaine hostilité –larvée, cachée mais réelle – à l’islam. Étrange, aussi car dans la surenchère « j’aime les musulmans, les mosquées avec moi ! », il a du chemin à faire pour rattraper les champions du genre, Mélenchon et Hamon, alors quoi ? Compterait-il sur les services secrets algériens pour déjouer le complot Russe ? Ou faut-il imaginer des valises remplies d’euro ?

Se rendre à Alger, plutôt qu’à Rome, pourquoi pas, ce serait un mauvais choix compréhensible, mais à quoi peuvent servir les provocations imbéciles auxquelles il s’est livré ? A récupérer des électeurs acquis aux autres candidats de gauche, en leur montrant combien il n’est pas de droite, donner des gages à la Taubiboche, à Plenel, aux porteurs de valises ; ceci serait un signe supplémentaire de son absence de surface politique réelle et de sa certitude qu’une succession de coups médiatiques vont le porter à l’Élysée.

Au-delà d’une efficacité dont on cherche le levier, d’une fatuité caractérielle, d’un calcul cynique contre la France,  il y a aussi la démonstration d’une méconnaissance totale de l’Histoire ; sans doute est-ce là un savoir négligeable qui relève de la culture, cette chose honnie qui entrave le gouvernement mondial des banquiers dont il est le zélé commissionnaire.

En France, généralement, c’est la gauche qui à été colonisatrice et la droite contre, c’est la IIIe république qui engagea la colonisation de l’Algérie alors que Napoléon III désirait un « royaume arabe ». Le PCF, à la sortie de la guerre inversa les choses, suivant jusque dans l’abjection, les recommandations du grand frère soviétique.

Cette colonisation française de l’Algérie, non-désirée, quasi-hasardeuse, fut-elle une succession d’abominations et de crimes ? Et si tel fut le cas, alors que font 4 millions d’Algériens chez nous ? Sont-ils masochistes ou vengeurs ?

« La colonisation est un crime contre l’humanité » phrase creuse qui pue les années Mitterrand.

Condamnons donc les Celtes colonisateurs de l’Ouest européen, les Latins grands colonisateurs devant l’éternel, n’oublions pas les Tutsis envahissants les Hutus avec la réaction que l’on connaît, ni les Toltèques. Il faudrait aussi parler de l’Asie centrale, des amérindiens, des empires africains rarement pacifiques et toujours capteurs de terres ?

Condamnons les Turcs venus du centre de l’Asie jusqu’aux bords de la Méditerranée, les Vandales, les Huns et leurs cousins  Mandchous colonisant la Chine.

Et puis bien sûr les champions, Arabes colonisateurs du Moyen-Orient, de la Perse, d’une partie de l‘Inde (en y laissant 78 millions de morts), envahissant l’Europe de l’Est jusqu’à Vienne, et l’Espagne et … l’Algérie, où ils ne furent remplacés que par les Turcs. Ainsi donc les 132 années de présence française dans ce territoire anational sont peu de chose en regard des 1149 ans de la colonisation musulmane.

Aucun continent, aucune époque n’ont été exempts de colonisations ; parfois doublées d’un génocide, invasions guerrières avec leur lot de pillages et de violences … Abd El Kader, vaincu par les Français, est mort dans son lit et en terre musulmane ; nous ne sommes pas les pires.

L’Africa romaine comptait plus de 3 millions d’habitants, lorsque nous sommes arrivés, 15 siècles après il y en avait 3 fois moins, belle réussite ! 132 ans plus tard  presque 10 millions d’habitants, et un territoire aux infrastructures complètes et neuves ; mais à quoi bon ressasser ce qui ne doit pas être su.

Oh, et puis zut, parlons des homos sapiens venus d’Afrique coloniser les néandertaliens.

Gérard Couvert


mardi 14 février 2017

De Malik Oussekine à Benoît Hamon

  Le deuxième tour de la primaire de la gauche a opposé, avec le résultat que l’on sait, les enfants terribles du rocardisme, les bébés Rocard que sont Manuel Valls et Benoît Hamon. Le défait Manuel Valls est celui-là même qui avait naguère confié la direction du MJS à Benoît Hamon. L’autonomie que Michel Rocard avait conféré au MJS vis-à-vis du PS permettra à Benoît Hamon de tisser patiemment sa toile.

Benoît Hamon s’engage pour la première fois en politique à l’âge de 19 ans, contre la loi Devaquet. C’était il y a trente ans. Le 6 décembre 1986 Malik Oussekine mourait matraqué et tabassé par deux policiers à moto (voltigeurs).  

Ce tragique événement continue à être exploité de nos jours à travers un hypothétique syndrome Malik Oussekine, syndrome qui a bon dos. L’affaire n’aurait sans doute pas eu le même retentissement si le Père Desjobert avait révélé plus tôt l’intention de Malik Oussekine de devenir prêtre : « Bien que de tradition musulmane, il avait choisi la religion catholique car Malik était français et voulait continuer à vivre dans ce pays où le catholicisme est la religion dominante » (Libération du 22 mars 1987). La sépulture de Malik Oussekine a été un enjeu entre la France et l’Algérie. Il sera finalement enterré au Père Lachaise, l’habileté du Florentin François Mitterrand qui avait rendu visite à la famille du défunt a probablement pesé dans ce choix. Mais sur sa tombe point de symbole chrétien, elle est islamique, y figure un verset du Coran, et un croissant. Si vous passez un jour au Père Lachaise je vous invite à réparer cette injustice en vous signant devant sa tombe. Que vous soyez croyant ou non, chrétien ou non, peu importe, un minimum d’orthopraxie civilisationnelle ne peut pas faire de mal. C’est le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Malik Oussekine dans la poche duquel on avait découvert un Nouveau Testament.

Cette malheureuse affaire qui a eu lieu pendant la première cohabitation a été habilement exploitée par François Mitterrand pour se faire réélire en 1988. Jacques Chirac dut patienter jusqu’en 1995 avant de pouvoir contenter BHL en donnant son aval à la guerre islamo-otanienne contre les orthodoxes en Yougoslavie. 

Le syndrome Malek Oussekine est souvent évoqué (hélas y compris dans nos rangs) à propos de l’inaction et de la complaisance de la police dans le cadre de graves atteintes à l’ordre public, comme par exemple les violences et la casse des « Nuits de boue » et autres contestataires patentés par le pouvoir. Supercherie ! Il suffit de voir avec quel zèle et quelle brutalité Valls ministre de l’Intérieur a réprimé le très pacifique mouvement de 2013 contre la loi Taubira. Ce n’est pas sans émotion que ceux qui ont vécu cette formidable révolution anti-libérale qui a sonné le glas de la contrerévolution libérale soixante-huitarde regarderont cette vidéomusique du groupe FTP, Veilleur de civilisation : https://www.youtube.com/watch?v=SvSwZ3tKk4w

Quid des colons qui cherchent à tuer nos policiers ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu de descente de police à la Grande Borne après la tentative d’assassinat des policiers dans leur voiture ? Parce qu’il y a là-bas mille hommes en armes répond Philippe de Villiers et qu’il faudrait donc envoyer l’armée. Lors des pogromes anti-républicains de l’automne 2005 à Grigny, ce n’est qu’un seul fusil de chasse (celui d’un imam ou de son fils semble-t-il) qui avait sévi contre la police. Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur avait tout fait pour que la police ne réplique pas et que la chose ne s’ébruite pas. Résultat, aujourd’hui c’est mille hommes en armes qu’il faudra affronter, rien qu’à Grigny-Viry-Chatillon ! 

En 2013, dans le fief de Benoît Hamon, à Trappes, ville très largement colonisée, le commissariat de police avait subi un assaut et essuyé des tirs à l’arme automatique après le contrôle d’une eniqabée. On comprend mieux l’islamo-collaboration sans détour de Benoît Hamon qui met sur le dos de la tradition ouvrière française la misogynie islamique qui interdit de bistrot les mahométanes à Sevran et ailleurs !

Valls est aussi un islamo-collabo mais beaucoup moins coté par les mahométans. Et pourtant il est réellement islamo-collabo. C’est lui qui préconisait un financement public de l’islam au mépris de notre loi et de notre tradition laïques et républicaines. Pas assez collabo pour nombre de mahométans qui ont appelé à le battre. Ils lui ont fait payer son virage pro-israélien et son bras de fer avec Dieudonné.

La génération Dieudonné est le nom attribué par Alexandre Devecchio dans « Les nouveaux enfants du siècle » à la génération coran ou jihad. Dieudonné enfant de l’antiracisme des années quatre-vingt et de l’anti-FN et qui finit dans la concurrence victimaire, dans le communautarisme, dans l’antisémitisme. La génération « anti-feuj », « anti-céfran », « anti-bolos » en quelque sorte qui a adoubé Benoît Hamon. Malik Oussekine doit se retourner dans sa tombe.

Pascal Olivier


lundi 13 février 2017

Conseil municipal : la journaliste Sariroglou me somme de me taire

  A lire la lettre de la conseillère municipale d’Aix-en-Provence, Josyane Solari, certains journalistes de notre pays se croient désormais tout permis. Non contents de faire trembler les élus en les menaçant de lynchage s’ils sortent du politiquement correct, non contents de multiplier les Bobards, comme l’a montré encore, le 6 février dernier, Polémia et son président Jean-Yves Le Gallou, voilà que certains, comme la nommée Laetitia Sariroglou, s’arrogent le droit de vouloir faire taire, en conseil municipal, une élue dont les propos la dérangent ! Il est intéressant de noter que cette journaliste n’est pas n’importe qui : en 2013, elle était président de la société des journalistes de La Marseillaise ! 

LETTRE DE PROTESTATION DE JOSYANE SOLARI A CLAUDE PERRIER

Josyane SOLARI

Conseiller Municipal

Hôtel de Ville 13616 Aix-en-Provence
Aix-en-Provence, le 4 février 2017

Monsieur Claude Perrier

Président Directeur Général

Directeur de la publication

248, avenue Roger Salengro                                                                                                       13015 MARSEILLE

Objet : Sariroglou Laetitia (journaliste)

Son intervention intempestive au conseil municipal

Copie : Mme le Maire Maryse Joissains

Monsieur,

J’attire votre attention sur les agissements inqualifiables de votre journaliste lors du conseil municipal du 3 février 2017. En effet, Madame Sariroglou s’est permis d’intervenir, de m’invectiver et m’a sommée de me taire alors que je posais des questions au Conseil municipal sur un sujet de l’ordre du jour (elle est assise juste derrière moi).

Je vous rappelle qu’elle n’en a légalement pas le droit. Elle a osé me dire «ça suffit, il faut avancer» joignant le geste à la parole. C’est très déplacé dans un conseil municipal et je n’ai jamais vu cela depuis mon élection en 2014. Depuis quand les journalistes dictent-ils aux élus ce qu’ils doivent dire ou ne pas dire ?

Un journaliste doit rester à sa place et faire abstraction de ses opinions politiques dans le cadre de son travail quand il doit rendre compte d’un conseil municipal. Je lui ai répondu que les interventions du groupe socialiste qui durent quelquefois des heures ne la gênaient pas.

Je compte sur vous, Monsieur le Président  Directeur Général pour recadrer fermement votre employée et lui rappeler qu’il y a des règles déontologiques et qu’elle doit les appliquer pour que la démocratie perdure !

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président Directeur Général, mes salutations distinguées.

Josyane Solari

vendredi 10 février 2017

Les Français vont-ils filer les codes du nucléraire à Macron ?

  C’est bath, c’est chouette, c’est in, c’est branché, c’est fun, la modernité et c’est toujours ringard en peu de temps.

Jadis, nous eûmes des rois homosexuels, parfois même de véritables gays avant l’heure, revendicatifs, ombrageux et pour finir pas très gais ; d’autres de nos monarques, nombreux, étaient comme l’on disait avant Têtu, à voile et à vapeur. Pratique que l’on retrouva vite chez nos présidents de la si bien nommée Belle époque ; en effet temps bénis où la parole était libre et imagée, où personne ne s’offusquait vraiment mais où la discrétion faisait partie du jeu, voire du plaisir de la transgression : imaginez-vous Oscar Wilde revendiquant le droit au mariage, ou plus tard Gide nu sous une bavaroise de cuir dans les rues de Paris ?

Il en va de la classe comme du respect, cela ne se décrète pas.

Même l’armée restait muette, prenons ce maréchal conquérant, égaré en politique, humaniste délicat et véritable guerrier, qui en avait, mais pas souvent les siennes selon le mot d’esprit de Clemenceau.

Dans cette galerie n’oublions pas quelques chauds-lapins, l’un mourant en bonne compagnie à l’Élysée, palais que ne put rejoindre un chauffard accidenté place de la concorde, et un autre enfermé dans une tour de Grenoble, tiens puisque je l’évoque celui-ci parlons de quelques ministres et députés-maires portés sur la jeunesse ; le neveu, le retendu tordu…

« Si c’est fait avec amour » comme le dirait le teuton rouquin ; j’y pense avez-vous remarqué tous ces personnages importants avec leurs gros chiens imposants ? Bon, vous me direz on a bien eu une Reine qui élevait des boucs.

Toutes ces réminiscences pour montrer que les Français ne sont pas bégueules, la preuve ils adulent aujourd’hui un puceau qui s’est trouvé une seconde maman ; c’est-y pas mignon tout plein ? il est trop chou le joufflu !

De là à lui donner la valise nucléaire…

Gérard Couvert


jeudi 9 février 2017

Elue municipale, je ne veux pas de mosquée à Aix-en-Provence !

  Mercredi 1er février 2017, le ministre de l’intérieur Bruno le Roux a annoncé la fermeture administrative à Aix-en-Provence de la salle de prière Dar es Salam dite la mosquée du Calendal  dans le quartier d’Encagnane. C’est étonnamment la première dans le département. Il faut savoir que cette salle avait été inaugurée par la précédente municipalité socialiste qui a dirigé la ville de 1989 à 2001 et agrandie sous la mandature de Mme Joissains actuel maire d’Aix depuis 2001. Les locaux HLM appartiennent à Pays d’Aix Habitat et le maire confirme louer ces locaux «pour une somme modique, ainsi que l’agrandissement de cette salle car elle était trop exiguë. Il y avait des prières dans la rue. Ils ont procédé à l’extension quand un appartement mitoyen de Pays d’Aix Habitat s’est libéré». Il faut noter que personne ne voulait de l’appartement situé à côté de la mosquée, on  comprend !

Comme d’habitude, la loi de 1905 est détournée puisque le loyer est modique et bien évidemment il y avait des prières de rue alors… on contourne la loi sans se rendre compte que cette façon illégale d’utiliser l’espace public est faite pour faire plier les municipalités, subterfuge de victimisation connu et bien sûr Kamel Saïdi, vice-président de l’Association d’études et de recherches islamiques à Aix-en-Provence dit «qu’il faut une mosquée, un lieu digne pour éviter les problèmes, que la fermeture du Calendal n’est pas une solution car elle expose la communauté à des amalgames».

Nous y voilà, les habituels amalgames comme si ce n’était pas le Coran qui posait problème avec ses textes belliqueux. Ce n’est pas une grande mosquée qui aurait changé les prêches extrémistes de l’imam.

L’enquête aura duré un an avant que le préfet de police des Bouches-du-Rhône M. Laurent NUNEZ fasse fermer la salle de prière «un lieu de référence influent de la mouvance salafiste...» les prêches de l’imam Charef M’Rabet ainsi que les messages diffusés par sa nièce auprès des habitants du quartier ont poussé le préfet à prendre cette mesure radicale «la fréquentation de ce lieu de culte est en forte hausse, notamment sous l’influence de son actuel imam. Il se signale par le caractère radical de ses interventions, tant lors des prêches drainant une audience de 300  fidèles lors de la prière du vendredi que sur son compte facebook qui diffuse et relaie ses théories. Il prône un islam rigoriste, appelant à la discrimination et à la haine, axé sur son animosité à l’égard des autres cultes». Des propos qui «tendent à rejeter l’autorité de l’État ainsi que la laïcité, la démocratie et les constitutions qui sont contraires à la loi divine…»

«Des pressions quotidiennement exercées sur les habitants du quartier par les fidèles de la mosquée…se traduisant par un changement de comportement affectant particulièrement la sphère éducative». Plusieurs élèves du quartier sont déscolarisés depuis plusieurs mois.

«Ce lieu de culte comptait enfin parmi les fidèles des individus adeptes d’un islam radical, entretenant des relations avec d’autres individus connus pour leur radicalisation et leur proximité avec des personnes prônant le djihad» a précisé Bruno le Roux, ministre de l’intérieur.

Aucune poursuite pénale à l’encontre des responsables de la salle ou de l’imam n’ont pour l’heure été engagées ! Les poursuites c’est pour les patriotes pas pour les extrémistes dangereux et haineux qui menacent notre vie.

Mohamed Bettouche, un des responsables de la salle de prière disait en 2016 qu’il n’y avait pas de «gens radicalisés mal pensants qui venaient dans cette mosquée. Les prêches du vendredi sont dit en arabe et en français et notre imam est reconnu par le conseil national du culte musulman»

Il est depuis mercredi injoignable comme les autres responsables de la salle selon le journal La Provence. Quant à certains fidèles, ils disent qu’ils ne comprennent pas la fermeture car l’imam n’avait rien d’extrême . «Nous sommes juste des pratiquants, des fidèles qui viennent faire leur prière». Ça augure de ce qui nous attend des fidèles qui prient quand ils passeront à l’acte !

Senouci Benyoub, président de l’association des familles musulmanes de Provence a entendu dire que ce lieu était «en ligne de mire depuis un moment, mais je n’ai rien relevé de particulier dans les discours». Ce qui est grave c’est qu’il lui est arrivé d’y prier ! Soit il est sourd, soit il fait l’autruche ! Par contre bien évidemment, il veut une vraie mosquée ! « Quand Bertrand veut aller prier dans un endroit sain (ce monsieur est médecin), il peut aller à l’église,  Moïse peut aller à la synagogue. Mettez-vous à la place d’un musulman, ici pour prier il faut aller dans une cave». Les locaux du Calendal ne sont pas une cave que je sache !

Ils sont prêts à tout pour nous imposer une mosquée à Aix. Je suis claire, je n’en veux pas, comme je ne veux pas de halal, de burqua, de foulard, etc. L’identité provençale est très forte et doit le rester : crèches, santons, calissons, pastorale Maurel, Marcel Pagnol, Jean Giono, Frédéric Mistral, nombreuses églises, cloîtres, abbayes etc. Je pense qu’une mosquée défigurerait notre paysage culturel.

Tenez bon madame le maire, vous qui avez refusé jusqu’à présent la construction d’une mosquée car l’islam ne fait pas partie de notre culture.

Vous avez  indiqué à la Provence du jeudi 2 février 2017 que le mois dernier, lors d’une promenade dans le quartier d’Encagnane avec le préfet à l’égalité des chances, ayant croisé deux femmes enturbannées de la tête aux pieds, le préfet leur a fait remarquer que c’était interdit sur la voie publique, elles lui ont répondu qu’elles s’en foutaient !

Pourquoi n’a-t’il pas appelé la police pour faire respecter la loi ? Comme toujours : reculade et laxisme au plus haut niveau de l’État. On ne s’en sortira pas, nos gouvernants sont allés trop loin dans l’abandon de leurs sacro-saintes valeurs républicaines. L’État préfère persécuter les patriotes il y a moins de risque pour la paix sociale.

Voilà pourquoi il faut tous continuer à nous battre contre les associations cultuelles et culturelles qui distillent la haine de notre pays avec nos sous !

Je répète ce que j’ai toujours dit : A Rome, vis comme les Romains, sinon, il y a 57 pays musulmans prêts à accueillir les adeptes du Coran et du vivre ensemble à la sauce musulmane où dans les pays musulmans les autres cultes sont interdits ou à peine tolérés avec des contraintes énormes de visibilité.

Je vais être traitée de raciste. Mais est-ce un crime de vouloir préserver notre civilisation et vouloir lutter contre l’obscurantisme mahométan ?

Josyane Solari


jeudi 2 février 2017

Encore un collège sabordé par Najat !

Source Boulevard Voltaire

  Durant le bastringue médiatique, la destruction de la nation, de son organisation sociale, de son État continue ; à marche forcée. Première de la classe, la tête à claques, la ninja belle-casseuse met les bouchées doubles.

Petit exemple illustré par ce conte :

Il était une fois, dans un quartier d’une ville très socialiste, très rose, un gentil petit collège dans un gentil quartier du centre. Rien de folichon, pas d’élitisme, mais une gestion rigoureuse, presque rigoriste, un gentil collège bien tenu où les choses litigieuses se règlent le plus intelligemment du monde.

Un gros tiers des parents d’élèves étaient des cadres moyens, qui se jaugeaient avec un autre tiers de bobo patentés ; à part, dans un crissement de voiles, le reste venait d’un quartier voisin ou l’appel du muezzin ne cesse que pour les cris des chouffeurs ; bref, un certain équilibre qui permettait un taux de réussite au brevet de 99 % !

Petite particularité, qui éclaire la suite du conte : ce collège détient, sans doute, le record national du nombre de latinistes en cinquième : plus du tiers, malgré tous les efforts de découragement engagés.

À quelques kilomètres, deux collèges, assez récents mais dégradés, mouroirs des illusions de dizaines de profs gauchisants, « vilains » établissements de ghettos devenus ingérables, incapables de dispenser le moindre savoir : vous pensez, venant de koufars femelles… La solution miracle fut trouvée : ils devaient êtres démantelés, comme la jungle de Calais, avec ses bourgeois enchaînés : cachez cette réalité qui ne doit pas exister dans notre monde Terra Nova !

Seulement voilà, depuis quelque temps, les manants sont remontés, ils ne daignent plus obéir aux injonctions des sachants et une résistance au beau projet s’exprima, même de la part du principal, pourtant très dans le « consensuel », « bien vivre ensemble », « pas d’amalgame » et toutes ces fariboles de serpents à sornettes.

Alors il fallut imposer la soumission à saint Progrès ; le recteur ne fit pas appel à Soros, mais l’esprit y était : il fallut revoter !

Suivirent les vexations, les menaces ciblées sur les plus faibles, le chantage à la DRH, l’appel aux alliés : fédération de parents d’élèves, association d’intervenants socio-culs, enfin tout le tintouin de la social-démocratie totalitaire. L’article dans la feuille de chou pétainiste locale fut un modèle de propagande, présentant le corps enseignant comme unanimement rangé derrière le magnifique projet multiculturel, ouvert sur l’Autre, qui ne peut être que migrant, musulman…

Le conseil général suggéra de mettre des mini-bus à disposition afin que des élèves stigmatisés, subissant l’inadaptation d’un système scolaire favorisant les petits blondinets, puissent aller dans des collèges normaux !

Épilogue du conte, ici comme partout au royaume de Najat ? Les bourgeois, que dans le sabir local on dirait « embusqués », parlent déjà de « mettre » leurs enfants autre part mais, carte scolaire oblige, cet ailleurs tranquille et propice sera un collège privé ; Fillon et Macron n’ont plus rien à ravager de ce côté, Najat l’a fait pour eux.

Gérard Couvert

jeudi 15 décembre 2016

Ville d'Aix-en-Provence : Josyane Solari obtient la suspension des subventions aux associations ennemies de la France

  Suite à la question orale que j’ai posée au Conseil Municipal du 13 décembre 2016 et dont le texte suit, le Maire LR Madame Joissains avec beaucoup de courage face à l’adversité socialiste virulente a suspendu le versement des subventions aux associations ASTI, ATMF et AITE largement subventionnées à tous les échelons des collectivités.

Elle va faire diligenter une enquête externe aux services de la ville afin qu’il y ait une impartialité dans la recherche des éléments que j’ai évoqués. Tollé de Mme Lenfant (PS) qui ne comprend pas que les élus d’extrême droite comme elle aime à dire siègent dans une assemblée. Réplique du Maire qui a dit que nous étions des conseillers municipaux démocratiquement élus comme les autres membres du Conseil ! Comme on le constate, les socialistes qui se proclament grands démocrates veulent nous museler par tous les moyens.

Mme Lenfant a essayé de faire fléchir le  Maire en lui expliquant que sa décision n’était pas légale car les subventions faisaient partie du dispositif du Contrat de Ville (vous savez les quartiers prioritaires qui nous ruinent !), rien n’y a fait, le maire est resté sur ses positions.

Autre saillie virulente des socialistes contre le Maire et moi quand j’ai soulevé qu’une somme de 4000 euros de subvention supplémentaire avait été demandée par le Centre Social Albert Camus (quartier prioritaire) pour l’inauguration des nouveaux locaux qui avait déjà eu lieu ! Le maire a demandé des explications au directeur de la politique de la Ville qui s’est emmêlé dans des explications non claires, résultat : suspension de la subvention et enquête demandée par le Maire.

J’avoue que la soirée a été mouvementée mais jubilatoire de voir la tête de certains membres du groupe socialiste.

J’espère que le Maire ne fera pas marche arrière et qu’au prochain conseil au mois de février 2017, j’aurai définitivement gain de cause.

Texte de ma question orale :

J’ai accepté lors des deux derniers conseils municipaux de différer ma question orale au conseil d’aujourd’hui.

Elle portait sur mon indignation qu’une association ATMF (association des travailleurs marocains de  France, qui entre parenthèses a bénéficié en 2015 de 175.101 euros de subventions d’exploitation des diverses collectivités) avait invité le 16 septembre 2016 à Aix, Saïd Bouamama, l’auteur avec le rappeur Saïd Zouggagh du livre «Nique la France» avec en première page  Houria Boutelja faisant un doigt d’honneur et avec laquelle Saïd Bouamama a été à l’origine de la création des Indigènes de la République. Il est fondateur et animateur du FUIQP (front uni des immigrations et des quartiers populaires) qui veut l’abrogation entre autres de «toutes les lois racistes, en particulier les lois islamophobes (voile etc.)». La thèse générale du livre Nique la France légitime les violences à l’encontre de la France, le discours est belliciste et une incitation à la guerre raciale chez nous.

ATMF a récidivé le 28 octobre 2016 à la salle du Bois de l’Aune avec une conférence/débat ayant entre autres pour invités en plus de Saïd Bouamama, Hanane Karimi (je vous laisse découvrir qui elle est en allant sur le site du labodécolonial) et :

Siham ASSBAGUE qui a participé en avril 2016 à un colloque de plusieurs jours intitulé Paroles non blanches Constitution d’un groupe de réflexion organisé en non-mixité, à l’Université de Paris 8.

Ségrégation raciale assumée, un apartheid qui en dit long sur les idées des organisateurs. Allez voir le programme, raciste et affligeant !

Et aussi du 25 au 28 août 2016 au camp d’été décolonial à Reims interdit aux Blancs dont SOS Racisme  pointe du doigt je cite «un rassemblement ouvertement raciste organisé par des individus qui ont choisi de transformer leurs névroses identitaires en haine politique»

Qui a payé l’hôtel, les déplacements et les repas de ces personnes en un mot le séjour ? ATMF avec l’argent du contribuable via les subventions accordées ? ATMF a-t-elle payé la location de la salle du Bois de l’Aune qui appartient  à la mairie ?

Je ne reviens pas sur ce que j’ai déjà évoqué sur l’ASTI (Association de solidarité avec les travailleurs immigrés) lors de différents CM.

En consultant son rapport d’activités de 2015, je m’aperçois qu’elle a un atelier d’apprentissage de l’arabe. C’est parfait pour l’assimilation des populations étrangères !

Qu’elle participe à des manifestations à Aix ou à Marseille (sans-papiers etc.) avec des associations proches (ATMF, AITE, Aix-solidarité, la FASTI-fédération des ASTI,) et avec le collectif AGIR qui s’est créé pour préparer l’accueil des réfugiés en Pays-d’Aix. Les SDF qui meurent dans les rues en France (plus de 350 depuis le début de l’année) ne font pas partie de leur priorité. Les Français apprécieront. Tout cela pour près de 77.000 € de subventions des diverses collectivités dont 8.500 € de la ville d’Aix en 2015 !

AITE (Accueil information de tous les étrangers et les personnes d’origine étrangères) est subventionnée à hauteur de 10.800 € par la ville d’Aix en 2015 et de 81.300 € par les autres collectivités.

Dans son compte-rendu d’activités 2015, l’AITE traite l’AME (assistance médicale d’Etat) qui est donnée aux sans-papiers et qui va coûter cette année 1 milliard d’euros.

L’association poursuit sa présence dans des collectifs avec ASTI, ATMF, LDH, CIMADE etc. qui s’investissent pour les sans-papiers demandeurs d’asile déboutés ! Ces associations sont donc hors la loi car elles aident des clandestins donc des délinquants qui doivent être expulsés.

Ma question est la suivante : allez-vous Mme le Maire malgré mes nombreuses interventions continuer à «sponsoriser» avec l’argent du contribuable aixois soit 19.950 euros en 2015, une association ATMF qui  organise des colloques donnant l’image d’une population musulmane victime d’une France raciste afin de cultiver la haine de notre pays ? Ce sont des militants politiques assumés qui mènent un combat public raciste avec l’argent du contribuable.  Je ne crois pas que la ville doive alimenter en argent public ce genre d’association communautaristes, immigrationnistes et politisées. Je rappelle qu’ ATMF se mobilise contre les lois anti-immigrés, pour le peuple palestinien et la justice dans la bande de Gaza. Ainsi que AITE et ASTI.

Il serait temps qu’avant de donner des subventions, une enquête approfondie sur les associations demanderesses de subventions soit menée avec sérieux.

Je vous rappelle que «toute subvention publique d’un projet associatif relève du pouvoir discrétionnaire des collectivités locales. Elles ont le droit et même le devoir de veiller à ce que ces fonds ne financent pas des activités autres que celles sportives, culturelles ou caritatives».

 Il n’est pas indiqué que les collectivités locales doivent financer les associations politisées et racistes !

Quand allez-vous enfin, Mme le Maire, prendre une décision drastique et supprimer définitivement les subventions à ces associations comme l’a fait le Conseil Régional en novembre 2016 car il est de votre devoir en tant que maire de protéger vos administrés des actions anti-France et racistes de ces associations grâce à qui le vivre ensemble tant prôné par elles en prend un coup ! Je vous rappelle la belle affiche de l’ASTI, FRONTEXIT l’Europe a des ennemis qu’elle s’invente. Charlie Hebdo, l’hyper casher, le Bataclan, Nice, le prêtre égorgé dans son église, Hervé Cornara et d’autres ont eu des ennemis qu’ils se sont «inventés» ! Près de 250 morts en France depuis janvier 2015.

Pour finir, je rappelle votre phrase lors de vos vœux du 9 janvier 2015 : «les nouveaux principes de l’action doivent se situer dans la capacité à oser,…..à s’adapter, voire à provoquer les changements». Mme le Maire, osez supprimer les subventions à ces associations et provoquer les changements  dans notre ville et à l’avenir lorsque vous proposez des subventions au vote au CM, de bien vouloir indiquer aux élus toutes les subventions versées par les autres collectivités.

Je vous remercie de votre attention.

Josyane Solari
Conseiller municipal RBM et membre du directoire de Reconquête républicaine

lundi 21 novembre 2016

Sarkozy, le chanoine de Riyad éjecté

  On ne peut bouder notre plaisir devant l’immense défaite du chanoine de Riyad écarté de la course à la présidentielle par son propre camp dès le premier tour des primaires de la droite et du centre. Le Peuple est de retour. Avec le brexit, l’élection de Trump, l’éviction spectaculaire de Sarkozy, nous assistons à un Printemps des Peuples.

Pour mémoire voici quelques extraits de son discours-prière psalmodié dans la capitale du fanatisme (Riyad), quelque chose entre une reddition et une conversion à un improbable syncrétisme à dominante islamique. C’était le 14 janvier 2008, peu après l’insultant discours du Latran, le 20 décembre 2007 :

« D’ici partit il y a 14 siècles le grand élan de piété, de ferveur, de foi qui allait tout emporter sur son passage, qui allait convertir tant de peuples et faire naître l’une des plus grandes, des plus belles civilisations que le monde ait connu. »

« Finalement, le Dieu unique des religions du Livre » [Le catholicisme et l’orthodoxie ne sont pas des religions du livre. La notion de religions du livre est mahométane].

« Il n'y a pas de civilisation qui ne soit le produit d'un métissage. L'Occident a recueilli l'héritage grec grâce à la civilisation musulmane ».

« Sur la condition des femmes, sur la liberté d'expression, l'Arabie saoudite elle aussi s'est mise en mouvement ».

« L’Arabie Saoudite et la France n’ont pas seulement des intérêts en commun. Elles ont aussi un idéal commun ».

Par ailleurs Sarkozy a fait sauter le verrou référendaire qu’avait mis en place Chirac pour tout nouvel élargissement de l’UE et a ouvert à la Turquie onze des seize chapitres de l’acquis communautaire ouverts à ce jour. Le bonimenteur a eu la hardiesse pendant la campagne des primaires de reprocher à Hollande d’avoir ouvert le chapitre Politique économique et monétaire alors que ce dernier n’en a ouvert en tout que trois ! Certes, trois c’est trois de trop et le chapitre en question n’est pas des moindres (son ouverture avait été refusée par Sarkozy en 2007), c’est tout de même l’hôpital qui se moque de la charité !

Cette défaite du chanoine de Riyad est aussi celle de ceux qui ont appelé à voter Sarkozy pour des raisons tactiques, pour barrer la route à Juppé. Qu’ils se soient rattrapés aux branches à la dernière minute en appelant à voter Fillon ne change rien à l’affaire, on n’appelle pas à voter pour un tel personnage (Sarkozy) même pour de bonnes raisons. Et l’on ne demande pas à ceux qui ne se reconnaissent pas dans la droite libérale d’aller signer une déclaration mensongère pour fausser la sincérité du scrutin. C’est valable aussi pour les inciviques qui à gauche ont manigancé pour favoriser Juppé, c’est également leur défaite.

Pascal Olivier 


samedi 19 novembre 2016

L’ennemi de la Nation Alain Juppé aimerait retirer à la France sa dissuasion nucléaire

  On a pu lire dans la presse patriote une multitude d’articles et de commentaires sur la catastrophe que serait pour la France Alain Juppé Président de la République. On a même été jusqu’à penser, probablement à raison, que Juppé nous ferait regretter Hollande. 

Dans cette belle unanimité on a semble-t-il oublié de rappeler que Juppé avait en 2009 co-signé avec Michel Rocard, Alain Richard et Bernard Norlain un texte publié dans le Monde. Ce texte considérait que la France pouvait se passer de l'arme nucléaire.

Et même si Alain Juppé n’a pas suivi son co-signataire Michel Rocard lorsqu’en 2012 ce dernier avait suggéré juste après l’élection de Hollande qu’unilatéralement la France renonce à sa force de frappe, on n’est pas vraiment rassuré. On l’est d’autant moins que nous avons des échéances à court terme pour le renouvellement de notre flotte de sous-marins stratégiques !

Michel Rocard avait des circonstances atténuantes, il portait comme une tunique de Nessus le fait que son père (le physicien Yves Rocard) était aussi le père de la bombe atomique française. Alain Juppé qui n’a pas cette excuse est un atlantiste, un libéral, un ennemi de la Nation. Dans le paysage politique d’aujourd’hui Alain Juppé et Emmanuel Macron sont les deux figures de l’extrême-droite.

Tout naturellement, en libéral cohérent, Alain Juppé fait sienne la loi Taubira. Il ne la modifiera pas. Le libéralisme économique va de pair avec le libéralisme sociétal. Et la peste sociétale rime avec antisocial. Et antisocial rime avec islam. Ça tombe bien Juppé s’accommode parfaitement de l’islam. Il y a dans l’islam un profond mépris des travailleurs et des paysans. En revanche le commerce y est loué, le « beau » modèle (Mahomet) était commerçant (et voleur). Le marché s’accommode bien de l’islam, beaucoup moins du catholicisme. L’islam n’aime ni les femmes ni la famille sources de désordre. Il n’aime pas les patries non plus et ne jure que par l’oumma (cf les conférences de Tareq Oubrou ami de Juppé). Travail, famille, patrie, la boucle est bouclée, l’islam concentre à lui seul tout ce qui est nécessaire pour détruire l’ordre ancien, le nôtre.

Il ne se trouve hélas pas parmi les candidats à la primaire de la droite l’équivalent d’un Philippe Séguin. L’élève Francois Fillon est pour le moment très en deçà du maître et même en deçà du Fillon de 1992 qui vota contre le traité de Maastricht. Et il faut bien reconnaître que les candidats sont tous de droite, ils sont tous pour le maintien de l’euro. 

Néanmoins un monde sépare un Jean-Frédéric Poisson et Alain Juppé. Ceux qui s’estiment de droite tout en défendant des valeurs vertueuses et restent attachés à la France pourront voter Poisson. Ceux qui préfèrent un vote plus tactique pour barrer la route à Juppé pourront se rabattre sur Fillon. 

Pascal Olivier


mercredi 9 novembre 2016

Election de Trump, Brexit mondial, Printemps des Peuples : Welcome to all the pleasures

                Welcome to All the Pleasures

mardi 11 octobre 2016

Autour du « Va-t'en Satan ! » du Père Hamel

  Après l’égorgement du père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet, le lieu de culte a été réouvert le dimanche 2 octobre 2016.

Le retour de cet événement dans l’actualité est l’occasion de faire le point sur ce que l’on en sait.

Les auteurs de l’attentat furent deux serviteurs d’Allah nommés Abdelmalik Petitjean et Abdel Kermich (abd ( عبد en arabe) signifie serviteur ou esclave. Six autres musulmans qui auraient également contribués à ce meurtre sont encore recherchés. Les deux assassins furent tués à leur tour par la police alertée par une des sœurs qui avaient pu s’échapper de l’église lors de la prise d’otages.

Parmi les témoins directs de l’assassinat, l’homme de 87 ans qui a dû filmer l’égorgement du prêtre après avoir reçu des menaces et des coups (4 coups de couteau portés à la gorge) raconte que les deux musulmans lui ont demandé de filmer « sans trembler » (pour faire de bonnes images exploitables pour la propagande au profit d’un état ennemi). Par ailleurs, il rapporta que le père Hamel tenta de se défendre pendant son agression et s’écria « Va t-en Satan ! Pars Satan !» tant qu’il put encore parler.

Enfin, on se rappelle les étonnantes déclarations du pape François qui, interrogé quelques jours après l’égorgement d’un de ses prêtres, se refusait à parler de musulmans préférant le terme de terroristes évacuant tout ressort religieux à l’égorgement du prêtre et préférant mélanger les crimes passionnels qui peuvent se dérouler au sein de familles italiennes chrétiennes avec un attentat revendiqué au nom d’Allah et sans doute organisé dans le détail par 8 hommes exclusivement musulmans. Pour appuyer sa réflexion, le pape citait l’apôtre Jacques :

«Une chose est vraie : je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons. Quand le fondamentalisme arrive à tuer… mais on peut tuer avec la langue comme le dit l’apôtre Jacques, ce n’est pas moi qui le dis. On peut aussi tuer avec le couteau, non?»

Saint Augustin : une approche acceptable par tous pour mieux comprendre.

Mes lectures m’ont amené récemment à prendre connaissance de la pensée d’un des plus grands penseurs de la chrétienté : Saint Augustin, un berbère né à Tagaste (ville appelée Souk-Ahras dans l’Algérie actuelle). En l’occurrence, il s’agit d’une des 124 homélies sur l’Evangile de Saint Jean écrit par Saint Augustin entre 406 et 419 et qui vient d’être publiée par les éditions du Figaro dans le deuxième volume de la collection « Les grandes figures de la spiritualité chrétienne » sous la direction de Michael Lonsdale (9,95€ encore en librairie).

Le commentaire de Saint Augustin sur la première épitre de Saint Jean (VII, 7-8) éclaire et met en perspective les différents aspects rapportés plus haut sur la mort sacrificielle du père Hamel.

Que dit cette homélie au juste.

Elle illustre la maxime de Saint Augustin « Aime, et fais ce que tu veux ! » qui, contrairement à ce que l’on pourrait croire à la première lecture, n’a rien d’un appel à un épicurisme facile ou à la dictature du sentiment de supporters du « mariage pour tous pourvu qu’ils s’aiment ».

Saint Augustin, libre d’esprit et exerçant sa raison, ose comparer les actions du Père (qui livre son fils à la crucifixion) à celle de Judas (qui livre Jésus à la troupe romaine).

Le geste est le même mais relève de motifs qui en font toute la différence. « C’est que le Père et le Fils ont agi par amour : mais que Judas, lui, a agi par trahison. Vous voyez qu’il ne faut pas considérer ce que fait un homme, mais l’esprit, l’intention dans lesquels il agit. »

Les musulmans connaissent bien également ce raisonnement car pour eux seul dieu sait vraiment, seul Allah voit ce que l’homme cache au tréfonds de son être et seul Allah sauve qui il veut (3 :120 ; 3 :29 et bien d’autres occurrences).

Après avoir parlé d’actions semblables mais pourtant significativement différentes dans leurs intentions, Saint Augustin évoque des actions différentes et fait découvrir au lecteur « qu’un homme est amené à sévir par charité et à caresser par malice ». L’exemple qui est pris par Saint Augustin est celui du père qui frappe son enfant pour l’éduquer et du trafiquant qui caresse son esclave par malice. Les caresses semblent préférables aux coups, mais « on peut accomplir beaucoup d’actions qui ont bonnes apparence, tout en ne provenant pas de la racine de la charité. Car les épines ont des fleurs elles aussi. Certaines choses paraissent dures, pénibles, mais on les accomplit pour corriger, inspirer par la charité. »

Ces paroles parlent-elles aux adeptes du multiculturalisme de si belle apparence quand ils constatent les milliers de noyés dans la Méditerranée que leur politique a provoqués ? Les tenants d’un immigrationnisme sans limite et sans contrôle se sentent-ils interpellés par ce passage à propos de leur si belle posture d’ouverture à l’autre depuis que l’on sait que les attentats de Paris furent en partie commis par des « réfugiés » entrés au sein des colonnes de milliers de migrants comme nous en avait prévenu le gouvernement islamique d’Irak et du Levant avec qui le gouvernement Hollande affirme être en guerre ?

Enfin, Saint Augustin clôt sa réflexion par ce conseil que nous reprendrons pour analyser les événements de Saint-Etienne-du-Rouvray : « Si tu te tais, tu te tais par amour ; si tu cries, tu cries par amour ; si tu corriges, tu corriges par amour ; si tu épargnes, tu épargnes par amour. »

Là aussi, ce type de raisonnement est bien connu des musulmans qui connaissent bien les injonctions divines du djihad qu’ils faut mener ou de l’attitude d’affermissement envers les mécréants qu’il faut avoir pour le bien de dieu même si ce sont quelquefois des actions très pénibles (2 :216 ; 3 :147 ; 8 :12 et bien d’autres occurrences).

Ainsi, la réflexion de Saint Augustin me semble un bon point de départ pour analyser la situation créée par l’égorgement du prêtre Hamel.

Ce détour proposé par le berbère Saint Augustin pour comprendre les actions humaines est d’autant plus utile pour comprendre notre monde qu’il peut constituer un pont entre les communautés chrétiennes et musulmanes qui elles aussi connaissent bien cette approche centrée sur l’intention pour juger d’une action.

Eclairage de l’actualité à la lueur de la pensée augustinienne

Pourquoi ne pas comparer comme le fait Saint Augustin deux actes identiques : la suppression de la vie du père Hamel par ces deux musulmans et celle des deux musulmans par la police. Quelles sont les motivations des acteurs comme des commentateurs ?

Les deux tueurs musulmans ont-ils égorgé par amour ?

On sait que les dires de leur prophète, les versets de leur livre sacré, tout comme les lois de la charia quel que soit l’endroit où elles sont mises en œuvre professent que mourir en martyr (c’est-à-dire ici en tuant et en se faisant tuer dans le chemin d’Allah) garantit l’accès à un paradis où sera disponible tout ce qui est ici interdit à un bon musulman respectant les règles de vie que lui impose sa « religion » ici bas.

Ainsi en égorgeant un homme, acte pénible pour tout humain (musulman ou pas), les deux serviteurs d’’Allah suivent leur religion et se garantissent une place au paradis pour l’éternité.

Point d’amour pour sa victime.

La police de la République a-t-elle tué par amour ?

La police de la République laïque française ne rentre pas dans cette approche religieuse de la vie. Néanmoins, on peut toujours se demander à quels ressorts répond l’institution d’une police républicaine laïque. N’est- ce pas pour appliquer la même loi à tous sans prendre en compte les appartenances communautaires revendiquées des victimes comme des bourreaux ? N’est-ce pas pour protéger les innocents que la police, dans certains cas connus de tous et très strictement définis, est autorisée par le reste de la société à ce que certains humains soient mis hors d’état de nuire définitivement ? N’est-ce pas pour la tranquillité de l’immense majorité que ce rôle difficile est attribué à la police ?

N’est-ce pas au fond par amour de la paix civile et des populations que ces deux égorgeurs furent tués par les forces de police de la République ?

Le pape en niant le ressort spirituel de l’égorgement de son prêtre agit-il par amour ou pour d’autres motivations ?

En niant tout lien entre l’islam et l’égorgement de son prêtre ou en relativisant un éventuel lien en affirmant que de tels actes auraient pu se dérouler avec des bourreaux chrétiens ou qu’il est aussi possible de tuer par les mots, le pape François agit-il par amour ? Est-ce aimer son prêtre que de le considérer tué par des hommes à qui on retire la qualité de croyant alors qu’ils la revendiquent et qu’ils seront, après leur mort, inhumés selon les rites de leur religion ce qui les replace au sein de cette communauté des croyants musulmans dont le pape veut les exclure ?

Est-ce aimer les deux égorgeurs musulmans que de les priver de la grande affaire de leur vie : leur soumission à Allah ? Est-ce aimer nos frères musulmans que refuser de reconnaître que les deux tueurs et leurs 6 complices possibles étaient bien animés par l’islam comme ils le revendiquent eux-mêmes ?

Est-ce aider les musulmans choqués par cet égorgement d’un prêtre à se défaire de ce qui dans leur dogme appelle au meurtre et à la suprématie musulmane que de relativiser la terreur que certains de leurs coreligionnaires font régner de par le monde ?

Pourquoi le pape s’efforce t-il de ne considérer que des événements purs sans intention qui leur donnerait une signification ? Est-il si éclairé sur l’âme humaine qu’il soit incapable d’atteindre le niveau de réflexion qu’a atteint Saint Augustin au Vème siècle et la communauté chrétienne et musulmane ensuite ?

Conclusion

Par quelle perversion de l’âme un religieux peut-il évacuer la dimension religieuse d’un acte aussi fort que celui d’ôter la vie à un homme surtout quand cet acte est commis par des personnes qui revendiquent leur religiosité ?

Pourquoi une telle obséquiosité pour éviter de mêler l’islam à cette affaire ?

Par quelle impudence ou quel sentiment de supériorité, un homme sensible aux aspects spirituels peut-il exclure d’autres hommes (fussent-ils musulmans et meurtriers) d’une communauté religieuse qui n’est pas la sienne et dont ils se réclament ?

Pourtant, nul besoin d’un sentiment religieux intense pour reconnaître le mal quand on le rencontre. Prier un dieu est une chose, combattre le mal en est à l’évidence une toute autre.

Que le pape de l’Eglise catholique soit incapable d’exercer sa raison pour distinguer le mal du bien en appelle à la vigilance sur la prétendue infiabilité de l’Eglise quand elle est dirigée par un homme tel que Jorge Mario Bergoglio, né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires. Que cet argentin ne puisse concevoir une différence entre un crime passionnel et un égorgement planifié par 8 hommes motivés par des sourates haineuses en dit long sur ses capacités à conduire la communauté catholique à l’immolation.

Le père Hamel a bien su reconnaître le mal quand il l’a rencontré, les millions d’hommes et de femmes de toute confession ou sans confession ont bien su voir le mal dans cet acte et au-delà dans l’idéologie qui l’inspirait.

Certains continueront à prier Allah, d’autres le dieu des chrétiens … d’autres ne passeront pas leur temps à cela mais tous peuvent servir à lutter contre le mal dont ils ont perçu la manifestation.

Ne pas vouloir évoquer sa présence quand elle frappe, c’est être son complice et lui donner les moyens de refrapper à nouveau en désarmant moralement et intellectuellement tous ceux qui pourraient s’y opposer qu’ils soient chrétiens, musulmans ou athées.

Quelle finalité le successeur de Pierre recherche-t-il en banalisant ainsi les meurtres de musulmans commis au nom de leurs croyances ?

Je vous laisse conclure.

Franck BERNARD

vendredi 7 octobre 2016

Aix-en-Provence : les basses œuvres de la LDH

  Après mes nombreuses interventions au Conseil Municipal à propos des associations politisées et immigrationnistes et les polémiques qui ont suivi, le Maire Mme Joissains a décidé de faire signer une « charte du respect des valeurs de la République, de la laïcité, de la citoyenneté et de la neutralité » aux associations qui demandent une subvention à la Ville (délibération adoptée au Conseil Municipal du 18 juillet 2016).

Que dit la Charte ?

Préambule : la ville d’Aix-en-Provence souhaite réaffirmer sa politique volontariste de cohésion sociale et de mieux vivre ensemble sur l’ensemble du territoire communal.

…. faire respecter les valeurs universelles et principes fondamentaux des lois de notre République tels que fixés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 27 août 1789, la loi sur la séparation de l’Église et de l’État du 9 décembre 1905, le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, la Constitution du 4 octobre 1958 qui dans son article premier précise : la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances….

….le tissu associatif aixois participe en toute indépendance à la promotion des trois piliers de notre République que sont la liberté, l’égalité la fraternité ainsi que les principes qui en découlent tel la laïcité……

Engagements de l’association :

« Nous représentant de l’association…..

Nous nous engageons à :

• Mettre en œuvre, promouvoir et diffuser les principes constitutionnels qui imposent un devoir de stricte neutralité, de traitement égal de tous les individus et de respect de la liberté de conscience

• Nous abstenir ainsi que toute personne nous représentant de toute manifestation de convictions religieuses ou politiques dans l’exercice des fonctions et des actions mises en œuvre

• N’exercer aucun acte de prosélytisme ou une quelconque pression qui nuirait à la liberté de choix de chacun ou à la liberté individuelle de conscience dans le cadre de la mise en œuvre de l’action conduite

• Respecter dans toutes les activités mineures et majeures de notre association le principe de laïcité en interdisant toute mesure visant à modifier ou adapter l’organisation d’un service pour un motif tiré exclusivement ou principalement d’une conviction ou prescription religieuse

• faire connaître et afficher dans les locaux de l’association le préambule de déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 27 août 1789, les dispositions de la loi du 01 juillet 1901 relative au contrat d’association, à intégrer dans les statuts de l’association et dans son règlement intérieur les principes et valeurs de la république ainsi que le principe de laïcité qui en découle.

Conséquences du non-respect des engagements de la Charte :

….en cas de manquement grave et avéré aux engagements précités, et à l’issue d’une procédure contradictoire conduite par les services de la ville d’Aix-en-Provence, notre association signataire ne pourra prétendre au versement de la subvention de la ville ou devra rembourser les sommes indûment versées.

Sont joints à cette charte, les textes de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

La Ligue des droits de l’homme qui se sent visée je suppose par les articles de cette charte comme d’autres associations (ASTI – Association de Solidarité avec les travailleurs immigrés – ou ATMF Associations des Travailleurs Maghrébins de France) a saisi le tribunal administratif de Marseille le 22 septembre 2016 pour faire annuler la délibération du conseil municipal au motif qu’elle « s’élève contre la volonté de la Ville d’imposer aux associations la signature de cette charte et donc de respecter un devoir de stricte neutralité, contraire à la Constitution, au droit communautaire et à la Convention européenne des droits de l’Homme. Les associations sont des organismes de droit privé et personne ne saurait leur dicter leur mode de fonctionnement ». « La commune porte atteinte à la liberté d’association en imposant des règles de fonctionnement, en méconnaissant le principe de laïcité et en portant atteinte à leur liberté d’opinion et de conscience ».

La LDH d’Aix, dans son n° 29 de mars 2016, souhaite la bienvenue aux réfugiés !

Dans un tract : « Affirmons notre volonté d’accueillir les réfugiés en France» « Réfugiés : une honte pour l’Europe et pour la France » « En même temps dans toute l’Europe, y compris en France, l’extrême droite utilise la peur pour dresser les citoyens contre les étrangers, présentés comme des terroristes, des violeurs, des fanatiques »

Sur leur site aixois , divers articles :

• A Toulon ou ailleurs les femmes ont le droit de s’habiller comme elles le désirent

• Le Maire de Cannes interdit la baignade et baigne dans la haine religieuse

Non, Mme Joissains ce n’est pas ça la laïcité (suite à la délibération du CM du 18 juillet)… « Sous de tels auspices, et en n’ignorant pas l’intolérable pression mise par l’extrême-droite à l’égard d’association de soutien aux travailleurs immigrés (Ça c’est pour moi!), nous ne pouvons que nous réjouir qu’une charte prétende les mettre en œuvre avec les associations. Cela signifie-t-il, Madame la Maire, que parce qu’elle est politique (et non partisane) la section d’Aix-en-Provence de la LdH ne serait plus susceptible de recevoir une subvention de la ville ?

Non, Madame la Maire, évidemment nous ne signerons pas cette charte. Nous revendiquons de ne pas être neutre.

Alors de façon vulgaire je dis à la LDH « démerdez-vous avec les cotisations de vos adhérents et ne demandez plus rien aux contribuables aixois »

D’autre part, l’ASTI, dont j’ai déjà parlé et l’ATMF qui a invité le 16 septembre 2016 l’immense écrivain qui a commis le merveilleux livre « Nique la France » et qui mérite bien le prix Nobel du racisme entre dans la charte de NON attribution de subventions par la mairie.

Hélas la Charte ne sert à rien car ces associations gardent leurs subventions ! Allez comprendre.

Josyane Solary

jeudi 8 septembre 2016

Jean-Pierre Chevènement sous l’emprise du faussaire Jacques Berque (3)

  Lien vers le premier article de la sérieUne Fondation pour le financement de l'islam de France (1)

Lien vers le deuxième article de la série : formation des imams et Institut d’islamologie (2)

 A l’origine de nos maux les mots de Jacques Berque ou la faute de Jean-Pierre Chevènement aurait pu être le titre d’ensemble de la série. 

En 1985 Jacques Berque rendait son rapport intitulé L’immigration à l’école de la République au ministre de l’Education nationale, Jean-Pierre Chevènement, enthousiaste et empressé de mettre en application les recommandations du rapport. On y préconisait d’abandonner la notion de « culture d’origine » au profit de la notion de « culture d’apport » et du coup de parler d’intégration plutôt que d’assimilation. On y recommandait dès le primaire l’enseignement des langues et des civilisations de ces « cultures d’apport » comme pour mieux empêcher que s’accomplisse le travail de deuil nécessaire à toute assimilation. Jacques Berque avait convaincu le Che que l’identité de la France était mouvante et que la France demeurait la France tout en s’enrichissant d‘apports successifs. La substitution de la notion d’intégration à celle d’assimilation a été dévastatrice. On assimile des individus qui deviennent des citoyens, on intègre des communautés. Dix-sept ans plus tard, en 2002, le constat était accablant, le traitement de faveur envers « les cultures d’apport islamo-méditerranéennes » débouchait tout naturellement sur antisémitisme, racisme et sexisme comme en témoigne le livre Les territoires perdus de la République. En 2004 le rapport Obin enfonçait le clou. Aujourd’hui, trente ans après le rapport de Jacques Berque, nous sommes dans la configuration des « guerres de défédération » qu’évoquait en 2003 Régis Debray dans sa contribution épistolaire à la commission Stasi.

Il est hélas un autre domaine dans lequel le mauvais génie Jacques Berque a exercé sa néfaste influence sur Jean-Pierre Chevènement, l’islam. « Je gardais cependant à l’esprit la double exhortation de Jacques Berque à la France et à nos concitoyens d’origine maghrébine à assumer pour l’une sa méditerranéité et sa part d’islamité et pour les autres leur francité. Le biais de la religion n’était certes pas le plus facile ni le seul pour donner à nos concitoyens issus de l’immigration maghrébine le sentiment que la République leur reconnaissait, à travers l’islam, une dignité égale à celle des autres Français. (...) J’entendais simplement réaliser l’ascension de cette vertigineuse question de l’intégration républicaine par toutes ses faces : l’école, l’accès à l’emploi, le logement, la citoyenneté partagée, la reconnaissance de l’islam à l’égal des autres religions monothéistes, etc. C’était simplement le moyen qui s’offrait à moi en tant que nouveau ministre des Cultes pour ouvrir la voie à un islam de progrès. (...) Jacques Berque m’avait convaincu depuis longtemps qu’un islam de France pouvait, en relevant le défi de la laïcité, constituer un exemple pour le monde musulman tout entier. Dans la postface [intitulé « En relisant le Coran »] qu’il a donné à la traduction du Coran, Berque a souligné les appels à la rationalité qui s’y trouvent. C’est par son noyau rationnel que l’islam peut le mieux participer au dialogue avec les autres religions, avec les autres cultures, et même avec les croyances des incroyants » (JPC pages 388 et 389 de Défis républicains). 

La croyance dans cette fable de la rationalité islamique va très loin, Jean-Pierre Chevènement est convaincu que l’islam est plus propice à la laïcité que le christianisme, il l’a répété à plusieurs reprises, entre autres dans ses discours à Alger et à Oran en 2010 ! Dans les récents entretiens qu’il a donnés à la presse ou à la télévision il a réitéré cette sornette prononcée également le 6 juin dernier en conclusion du colloque Intégration, laïcité, continuer la France de la Fondation Res Publica : « Jacques Berque, dans sa traduction du Coran, avait recensé quarante-quatre appels à la raison naturelle ! A quarante-quatre reprises le Prophète fait appel à la raison naturelle, pose le principe qu’il n’y a pas de contrainte en matière de religion et dit qu’il faut chercher le savoir jusqu’aux limites du monde connu à l’époque (« jusqu’en Chine », écrivait-il), aujourd’hui ce « monde connu » s’étend aux biotechnologies, à l’astrophysique etc. ». 

Ce credo prononcé dans le cadre prestigieux de la Fondation Res Publica est un concentré de contrevérités, de confusions et de méconnaissance de l’islam.

 S’il y avait « quarante-quatre fois appel à la raison » dans le Coran cela ne pourrait venir de Mahomet dont l’occurrence ne revient que quatre fois ! De plus on sait par des études récentes que le nom de Mahomet a été introduit tardivement par un même auteur. Et surtout, il n’y a pas une seule fois dans le Coran le substantif « raison ». Je renvoie le camarade Jean-Pierre Chevènement qui n’est pas arabisant au Dictionnaire du Coran rédigé par les meilleurs spécialistes de la question, il pourra vérifier. Jacques Berque dans En relisant le Coran s’est livré à des contorsions pour faire croire à des appels à la raison avec des notions prétendument proches comme la clairvoyance, la lucidité, la sagesse, la vérité, etc. 

Le verset de « Nulle contrainte en religion » (sourate II verset 256) n’est jamais cité en entier. Et pour cause voici la suite : « La bonne direction s’est distinguée du fourvoiement. Quiconque mécroit aux idoles et croit en Dieu, tient à l’attache la plus sûre et imbrisable. Dieu est écouteur, connaisseur ». Ce verset n’a hélas pas le sens qu’on lui prête. On peut lire ici ce que disent les exégèses du verset en question. « Aucun exégète ne comprend le principe « Nulle contrainte en religion » dans le sens du droit de quitter l’islam, ou du droit de ne pas pratiquer les obligations cultuelles »(Sami Aldeeb). Par ailleurs, je laisse au Che la responsabilité de l’attribution de ce verset à Mahomet !

Quant à aller chercher le savoir jusqu’en Chine, ce n’est pas dans le Coran, Jean-Pierre ! C’est un hadîth considéré par les mahométans comme « fabriqué », un dire faussement attribué au prophète avec au moins un menteur dans la chaîne de transmission. 

Pourquoi tant de mensonges et de contorsions pour attribuer à l’islam une rationalité qui lui est étrangère ? Dans La Mésentente, Dictionnaire des difficultés doctrinales du dialogue islamo-chrétien, Marie-Thérèse et Dominique Urvoy écrivent : « Depuis le début de la confrontation du monde islamique avec l’Occident, et pour faire pièce à la prétention de celui-ci à détenir la palme de la rationalité, l’affirmation du caractère foncièrement rationnel de l’islam est devenu un aspect essentiel de l’apologétique islamique. Cela s’est mis en place progressivement, d’abord en Inde contre les Anglais au XVIIIe siècle, puis en Egypte à la suite de l’expédition de Bonaparte, le processus s’étendant ensuite à presque tout le monde islamique affecté soit directement par la colonisation, soit du moins par le conflit avec un monde plus avancé technologiquement.». Jacques Berque était un acteur de cette apologétique et Chevènement est un zélateur de celle-ci.

Benoit XVI, dans le magistral et érudit discours de Ratisbonne a pris l’islam comme exemple d’une forme de pensée où la raison a un rôle seulement instrumental et non constitutif : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu (...) Pour l'empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ». Comme pour donner raison au pape, ce discours sur le rapport entre raison et foi qui condamnait la violence exercée au nom de la religion provoqua moult violences dans le monde musulman. 

Jacques Berque a commis une magnifique et grandiose traduction du Coran qui a le tort d’être une œuvre littéraire en soi et qui ne donne pas une idée fidèle ou fiable de ce qu’est le Coran. En génial faussaire qu’il est et sous couvert de la modestie intellectuelle de rigueur, il revendique son forfait jusque dans le titre : Coran, essai de traduction par Jacques Berque. Il n’est pas interdit d’avoir une libre interprétation mais dans ce cas il faut se garder d’en faire un ouvrage de référence pour les non-arabisants qui ont besoin de se faire une idée juste du texte original. C’est cette traduction que Jean Ziegler a brandie à Eric Zemmour au cours de l’émission Infrarouge sur la RTS en lui assénant qu’il ne voyait rien de mal dans le Coran. On a récemment posé à Chevènement la même question qu’à Alain Juppé : « Avez-vous lu le Coran ? ». Le Che a répondu oui, dans la traduction de Berque et a ajouté qu’il la recommandait. Je recommande à mon tour au camarade Jean-Pierre Chevènement de lire une autre traduction, par exemple celle de D. Masson qui a l’avantage d’avoir l’imprimatur d’al-Azhar. Derrière le D de l’auteur se cache un prénom féminin, Denise. Prénom qui a été occulté pour ne pas heurter les misogynes que sont les mahométans. Jacques Berque fait partie des traducteurs du Coran (avec Hamza Boubakeur, le père de Dalil) à avoir caviardé le verbe frapper (ou battre) dans la sourate IV 34 qui ordonne de frapper sa femme. Le faussaire lui a substitué un plus pudique et plus neutre « corrigez-les » alors qu’il n’y a aucune ambiguïté ni difficulté de traduction pour tout arabisant honnête.

Jacques Berque qui n’était guère favorable au voile islamique disculpait l’islam de l’inégalité homme-femme qu’il mettait sur le dos d’un passif culturel antérieur à l’islam. Dans son sillage, Le Che reprend à son compte cette ineptie en clamant à chaque fois qu’il le peut qu’il ne faut pas confondre l’islam avec une tradition patriarcale et endogamique qui lui préexistait. Comment expliquer alors que les chrétiens d’Orient ne soient pas endogames ? Et s’il est vrai que les sociétés méditerranéennes sont machistes, elles ne sont pas nécessairement misogynes. En revanche l’islam est misogyne. Dans la Sunna (Coran et hadith-s) les femmes et la famille sont considérées comme ennemies, comme source de désordre, comme écartant les hommes du « sentier de Dieu », comme corruption possible de l’esprit guerrier jihadiste. « Si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéal » écrivait Claude Levi-Strauss dans Tristes tropiques.

« Ne serait-il pas temps de redécouvrir Jacques Berque et d’œuvrer à de « nouvelles Andalousies » ? Certes, la tâche est d’immense ampleur, mais ô combien exaltante ; elle doit devenir une cause nationale » écrit Jean-Pierre Chevènement page 400 de Défis républicains. Il reprend à son compte l’espérance de Jacques Berque : « J'appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l'inlassable espérance ».

Ce mythe de l’Andalousie est une invention qui remonte au temps des Lumières. Comme on ne savait pas grand chose de l’Andalousie, on a opposé à une Espagne de l’Inquisition un fantasme andalou. Ernest Renan est l’inventeur d’Averroès, s’il ne l’avait pas exhumé des poubelles de l'histoire mahométane, il y serait resté enseveli à tout jamais. Et le mythe a la vie dure en témoigne cette cinglante et magistrale réponse de Rémi Brague aux inepties de Luc Ferry.

Dans le sous-chapitre de Défis républicains intitulé « De nouvelles Andalousies » Chevènement écrit : « Les jeunes nés de l’immigration sont une chance pour la France. Ils ouvrent sur le monde. Il est aberrant d’avoir supprimé le Capes d’arabe, alors qu’il faudrait, au contraire, avoir des lycées franco-arabes ! ». Bref le Che et Jacques Berque meurtris par l’échec de l’Algérie française rêvent au succès d’une France algérienne, à l’accomplissement en France de l’utopie andalouse !

Jacques Berque préconisait la mise en place d'une commission consultative constituée de personnalités respectées, choisies sur le modèle d'une choura islamique, que le gouvernement interrogerait pour les créations de lieux de culte et la régulation des fonds venus de l'étranger (cf le premier article de la série). Il recommandait la création d'une université islamique à Strasbourg associée à l’université al-Azhar du Caire pour former des imams et des islamologues (cf le deuxième article de la série). Le prochain article (4/5) aura pour thème La Consultation (Istichara dérivé de choura) que Jean-Pierre Chevènement a mis en place en 1999 et qui a débouché sur la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2003. 

Pascal Olivier


mardi 30 août 2016

Jean-Pierre Chevènement : formation des imams et Institut d’islamologie (2)

   Lien vers le premier article de la série : Une Fondation pour le financement de l'islam de France (1).

Jean-Pierre Chevènement a précisé dans un entretien au Parisien, le 15 août dernier, quelles seraient les premières mesures qu’il prendrait à la tête de la Fondation pour l’islam de France : « La mission première de cette fondation est la formation profane des imams. Il faut leur enseigner ce qu'est la citoyenneté française, le cas échéant la langue française, les principes généraux du droit, en tout cas ceux régissant les rapports entre le culte musulman et les pouvoirs publics. Il s'agira aussi de promouvoir des projets culturels ayant pour but de faire mieux connaître la civilisation musulmane, laquelle, à certaines époques comme à la fin du premier millénaire, a brassé les cultures et a été une des grandes matrices du monde moderne. Il faudra aussi réfléchir à la création d'un institut de recherche profane en islamologie ».

Ce projet d’un Institut français de formation des imams est une vieille lune de Jean-Pierre Chevènement. Il préconisait naguère d’étendre le régime concordataire d’Alsace-Moselle à l’islam, d’y installer un institut destiné à former les imams de France tout en conservant la loi de 1905. On connaissait les franchises fiscales dans les paradis fiscaux, voici venir la franchise de laïcité en zone concordataire. Mais quand on demande au Che si l’islam menace notre identité il répond : « Nous définir par rapport à l'islam serait remettre en cause nos propres principes républicains. Nous devons appliquer et faire appliquer ceux-ci et prêcher l'exemple ». En somme les avantages d’un régime concordataire sans les contraintes de ce régime. Pour l’islam tout est à la carte : on opte au cas par cas tantôt pour la laïcité, tantôt pour le concordat ou pour aucun des deux c’est selon ce qui arrange le mieux l’islam !

Si dans le personnel politique l’on parle de concordat avec l’islam, à l’instar d’un Manuel Valls par exemple, c’est que le ver a été mis dans le fruit par Jean-Pierre Chevènement. Cependant, l’extension à l’islam du Concordat d’Alsace-Moselle exigerait une réforme constitutionnelle, il ne semble pas que ce soit aujourd’hui à l’ordre du jour. Pour mémoire voici ce qu’écrivait le Che en 2004 page 396 de son livre Défis républicains : « Avec le temps, j’en suis venu à la conclusion que la création d’un institut de formation à Strasbourg  était probablement la meilleure solution pour permettre une formation de haut niveau répondant aux critères républicains, et par conséquent payée par l’Etat. On criera au paradoxe : il faudrait donc utiliser des dispositions héritées du Concordat pour faire naître en France un islam respectueux des valeurs et des règles de la République ? Je retourne ce raisonnement : croit-on que la séparation de l’Eglise et de l’Etat ait pu s’imposer sans qu’au préalable aient dû être franchis plusieurs étapes, de l’Eglise gallicane de nos rois aux lois laïques en passant par le clergé constitutionnel et le Concordat napoléonien ? »

L’autre projet prioritaire, celui d’un Institut de recherche en islamologie (une autre vieille lune du Che), est plus que préoccupant pour la liberté de la recherche scientifique. 

Jamais l’islamologie n’avait atteint le niveau de connaissance actuel, les découvertes sont légion, on sait maintenant beaucoup de choses sur la genèse du Coran, sur la naissance de l’islam, sur son expansion, et les mythes tels que « la douceur andalouse » sont démentis tous les jours par des chercheurs de qualité, chercheurs qui ont bien du mal travailler. Jean-Jacques Walter qui a fait un travail remarquable sur le Coran révélé par la Théorie des Codes, travail profane par excellence, expliquait dans un entretien à Radio Notre Dame le 8 octobre 2013 qu’il n’avait pas trouvé de directeur de recherche à Paris et qu’il a été viré de l’université de Bordeaux à la suite du décès de son directeur. Ce serait Alain Juppé qui étant très ami de l’imam de Bordeaux a demandé au doyen de ne pas prendre de thèses qui pourraient chagriner les musulmans. Tarek Oubrou est le « très modéré » imam de Bordeaux qui a écrit que Rome tomberait sans qu’il ait besoin de combattre et qui a dénié à Jean-Pierre Chevènement de pouvoir conseiller la discrétion aux mahométans. 

Le 8 juin dernier, invité par Radio Courtoisie, Marie-Thérèse Urvoy présentait son livre Islamologie et monde islamique. Elle reconnaissait à ses éditeurs le courage d’avoir publié un livre au titre presque provocateur puisqu’il affirme l’existence de l’islamogie en France alors qu’il a été déclaré par le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Education qu’il n’y avait plus d’islamologie dans l’université française. Ceci pour encourager et financer à l’université une islamologie officielle.

Faut-il y voir l’influence du Che qui depuis longtemps plaide pour un institut d’islamologie ? Ministre, il avait travaillé sans succès à cet Institut universitaire des hautes études de l’islam. Avec Didier Motchane ils avaient envisagé de confier son lancement à l’Inalco (ex-Langues orientales). L’Inalco refusa craignant qu’on ne leur confiât la formation des imams. Il y eut également une tentative infructueuse avec l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess) laquelle ne souhaitait avoir aucun contact avec l’horrible ministère de l’Intérieur !

Voici ce qu’écrivait le Che à propos de ces échecs page 391 de Défis républicains : « Je le regrette encore, car il me paraît inconcevable que la France, puissance musulmane depuis deux siècles, ne soit pas capable de susciter une institution d’enseignement supérieur et de recherche digne de ce nom pour éclairer l’avenir d’un monde immense, peuplé d’un milliard deux cents millions d’hommes, au demeurant notre voisin et dont l’avenir commande en partie le nôtre. Les Louis Massignon, les Charles-André Julien, les Jacques Berque, n’ont certainement pas encore trouvé, au plan scientifique, par la connaissance des langues et des civilisations, et par l’humanisme profond ou la spiritualité qui imprégnaient leur démarche, la relève qu’ils méritent ».

Nous y voilà, le génial travail de faussaire de Jacques Berque destiné à faciliter l’entrée de l’islam dans la modernité n’a servi au final qu’à désarmer les non-arabisants (dont le Che) face à l’islam. Du Malek Chebel avant l’heure, certes d’un bien plus haut niveau ! Et avant Jacques Berque dans la généalogie de la mystification de haut vol il y eut le travail de l’inverti-pédophile Louis Massignon. Jean-Pierre Chevènement sous l’emprise du faussaire Jacques Berque sera le thème du prochain article de la série.

Pascal Olivier

dimanche 28 août 2016

Trois chants sur Lénine, «spéciale dédicace» au NPA pro-burkini

  Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), avatar de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR de Krivine et de Besancenot), avait publié un communiqué le 17 août dernier qui s’intitulait : « Stop à l’islamophobie d’État ! Non à l’interdiction des burkinis ! ». Il commençait par une interrogation : « M. Valls, J. P. Chevènement, en campagne pour le FN ? » et se terminait par un appel à une large riposte : « Face à ce déchaînement nauséabond et à l’offensive sécuritaire, une riposte large s’impose contre le racisme et l’islamophobie, contre la répression et l’état d’urgence, pour l’égalité des droits ».

Par un heureux hasard le NPA tenait son Université d’été à Port-Leucate du 23 au 26 août, Port-Leucate qui justement fait partie des villes ayant pris un arrêté anti-burkini. Le NPA au complet, ou presque, avait l’occasion rêvée d’organiser séance tenante la fameuse « large riposte ».

Le 25 août à midi les islamo-collabos se rendirent en cortège pour patauger tout habillés dans l’eau en contravention avec l’arrêté municipal. Puis, après s’être ébroués, ils se dirigèrent vers la mairie annexe devant laquelle Christine Poupin, porte-parole du NPA, revendiqua ce haut fait de résistance. La manifestation se termina par les youyous de rigueur.

Aux trotskistes d’Allah comme les appelle Martine Chapouton, et avant qu’ils ne subissent inévitablement le sort du parti Toudeh, je dédie la première partie du film de Dziga Vertov, Trois chants sur Lénine. Ce film de 1934 est une célébration de Lénine mort dix ans plus tôt. Pour mémoire les trotskistes se revendiquent comme les véritables héritiers de Lénine.

« Le premier chant est intitulé Mon visage était dans une prison obscure. Il s'ouvre sur un homme priant dans une mosquée tandis qu'un aveugle déambule. Puis des femmes voilées par un paranji proche d'un tchador et ployant sous leur fardeau permettent un parallèle sur la déshumanisation attribuée à la culture islamique par l'Occident. Ce film s'inscrit dans la campagne d'athéisme dans les pays d'Asie centrale dans les années 20 et 30, dont un des mots d'ordre était l'oppression de la femme par l'Islam. Les scènes suivantes se concentrent sur une jeune fille qui, lisant Lénine, se dévoile et apparaît souriante. Ainsi dévoilée, elle cultive un jardin, conduit un tracteur, etc. La scène finale montre la famille écoutant la radio qui annonce la mort de Lénine et déplorant la disparition de celui qui leur avait rendu la lumière » (extrait Wikipédia).

Voici la vidéo du film, hélas en version sous-titrée en anglais, le premier chant commence à 3:40 et se termine à 18:40 :

 https://www.youtube.com/watch?v=JeWK5iRp0BE


lundi 8 août 2016

Jean-Pierre Chevènement : Une Fondation pour le financement de l'islam (1)

  Jean-Pierre Chevènement a été pressenti par Bernard Cazeneuve au mois de mars dernier pour présider la Fondation des œuvres de l’islam de France, fondation qui aura la charge de centraliser les dons pour financer la construction des moquées et exercer un contrôle sur ce financement. François Hollande a annoncé mardi dernier la relance de la Fondation à la rentrée, il a avancé le nom de Jean-Pierre Chevènement pour la présider et il a précisé en outre qu’il n'y aura aucun financement public alors que Manuel Valls suggérait le contraire quatre jours auparavant. 

Joli coup de billard à multiples bandes de la part de François Hollande, le « bébé Jospin-Delors » comme l’avait surnommé le Che ! Le Président le plus ridicule depuis Paul Deschanel a malgré tout plus d’un tour dans son sac. Le bougre a été à bonne école avec le Florentin François Mitterrand. Il désavoue au passage le Premier ministre, Manuel Valls, comme François Mitterrand savait le faire avec Le Premier ministre Michel Rocard. Il adopte à bon compte la posture du garant des institutions, de la laïcité, de la loi de 1905. Mais François Hollande sait que le républicain, patriote et très laïque Jean-Pierre Chevènement a un faible pour l’islam et que c’est le seul domaine où le Che prend des libertés avec ses principes et même avec sa légendaire probité. Contrairement à François Bayrou, au sénateur Nathalie Goulet, à sa collègue l’inénarrable Esther Benbassa (tous les trois interloqués qu’on ne choisisse pas un mahométan) et à Laurence Rossignol (ministre des Droits des femmes qui voyait pour le job une femme de culture islamique), Francois Hollande sait que seule une personne de sexe masculin non mahométane mais aimante des mahométans et de la stature du Che pourra présider cette fondation créée depuis onze ans mais qui ne peut fonctionner en raison des dissensions et des rivalités intrinsèques aux mahométans. L’affaire est délicate et demande du doigté. Les élections sont pour bientôt, il faut rassurer le bon peuple en lui laissant entendre que tout est sous contrôle sans déplaire pour autant aux mahométans, François Hollande n’a pas oublié que 93% d’entre eux avaient voté pour lui en 2012.

Jean-Pierre Chevènement donnera sa réponse à la rentrée. Il a déclaré à l’AFP : « Je considère que c'est une tâche difficile, mais d'une importance très grande du point de vue de l'intérêt national. On ne peut pas refuser d'apporter sa contribution à cette tâche. C'est une tâche difficile, mais à laquelle on ne peut se dérober. Il y a quatre millions de musulmans en France, pour la plupart Français, il faut qu'ils soient citoyens avec les droits que cela comporte, notamment la liberté de culte, et aussi bien entendu les devoirs ».

Quatre millions de mahométans, c’est le chiffre que l’on trouve page 388 dans le livre du Che, Défis républicains, édité en 2004.  Bigre, en 12 ans la population est restée stable ! A ce rythme on peut même espérer une lente extinction. Ceux qui travaillent aux divers scénarios de remigration en seront pour leurs frais. L’ancien ministre, Azouz Begag, avançait pourtant il y a quelques années le chiffre de 15 à 20 millions et déplorait que l’estimation officieuse n’ait pas varié en 30 ans. « Le nombre de Français ayant un lien direct avec l’Algérie avoisine les sept millions » avouait le 3 février 2015 Bernard Emié, ambassadeur de France en Algérie. Plus sérieusement, Jean-Paul Gourévitch, estimait en 2011 le nombre de mahométans à 8 millions, c’était il y a cinq ans. Certains avancent aujourd’hui le chiffre de dix millions. 

En tout cas ils sont assez nombreux pour que dans des villes où il sont légion, des actes de violence (qitâl) comme une tuerie de masse spectaculaire (Nice) ou l’égorgement parfaitement halal d’un prêtre (Saint-Étienne-du-Rouvray) tiennent lieu symboliquement d’entrée en possession du territoire. Nice est submergée de « lieux de cultes » clandestins. Depuis longtemps chrétiens et juifs y sont persécutés. Lors d’une manifestation contre l’intervention israélienne à Gaza des débuts de pogromes avaient eu lieu contre des juifs encouragés par des textos émanant d’un imam de Cannes. En 2011 des coptes réfugiés à Nice ont été pistés et menacés par des mahométans (Nice matin du 7 janvier 2011). Un mois plus tôt le 8 décembre 2010 une procession mariale catholique dans le vieux Nice était spontanément et méchamment agressée par des mahométans (L’Observatoire de la Christianophobie). La veille au soir de l’attentat, le 13 juillet 2016, une église et un cimetière étaient incendiés à Nice. A Saint-Étienne-du-Rouvray où la population ouvrière indigène est composée essentiellement de retraités, l’église ne faisait l’objet d’aucune protection alors que l’on savait qu’elle avait été pressentie pour un attentat. Elle était dans la liste retrouvée sur l’assassin d’Aurélie Châtelain, Sid Ahmed Ghlam qui s’apprêtait à commettre une tuerie dans une église de Villejuif. Or ce sont les mosquées qui ne risquent rien ou si peu (quelques lardons dans une boite à lettre) que l’on protège au détriment des églises qui sont elles vraiment menacées. Ces salauds ont préféré protéger leurs mosquées que nos églises !  Y compris celles qu’on savait particulièrement visées ! Dans le même registre, à propos de la condamnation à 6 mois de prison pour quelques lardons dans une boite aux lettres, Florian Philippot a admirablement souligné qu’il y a de facto (en contradiction avec nos lois) un délit de sacrilège au bénéfice du seul islam lequel s’apparente de plus en plus à une religion d’Etat (ici).

Jean-Pierre Chevènement n’avait-il pas fait preuve d’anticipation dans la bonne ville de Belfort en permettant à une mosquée de trôner sur les fortifications de Vauban ? Quel symbole ! Il avait en outre été contraint après annulation du bail par le tribunal administratif de revoir à la hausse le loyer du bail emphytéotique dont le faible montant s’apparentait à une subvention déguisée. Son successeur à la Mairie, Etienne Butzbach, qui avait trahi le Che en passant du MRC au PS pour assurer son élection, n’en avait pas moins retenu la leçon. Cette fois-ci ce fut sur la place Robespierre que coula de façon ignominieuse le sang des bêtes. Il avait autorisé un abattoir halal provisoire en plein centre ville ! Vigilance halal avait porté plainte contre le préfet, les règles sanitaires étaient loin d’avoir été respectées (Alain de Peretti au Journal de TV Libertés à partir de 24 mn). Vauban et Robespierre recouverts par la marque triomphante de l’islam conquérant avec la complicité d’édiles qui se prétendent républicains ! L’histoire retiendra aussi que les deux principaux fondateurs du Ceres, Didier Motchane et Jean-Pierre Chevènement ont adoubé l’immonde abattage halal octroyant ainsi à l’islam ce qui revient en quelque sorte à un monopole de la violence légitime. Les auteurs de la 16e thèse lors de la Convention sur l’autogestion en juin 1975, thèse prônant le mouvement autonome des masses, sont ceux-là mêmes qui quelques années plus tard contribuèrent à octroyer ce privilège exorbitant à la chose la plus droitière, la plus totalitaire et la plus obscurantiste qui soit, l’islam.

Jean-Pierre Chevènement dans son communiqué à l’AFP (supra) parle de liberté de culte. Le mot culte n’est guère adapté à l’islam qui est principalement une loi. Ou alors égorger son voisin non-mahométan fait partie du culte ! Et même une chose aussi simple que le deuxième pilier de l’islam, les cinq prières quotidiennes, sont en fait des appels à la haine contre les juifs et les chrétiens qui sont proférés 17 fois par jour ! 

La Fondation Res Publica dirigée et fondée par Jean-Pierre Chevènement a organisé en février 2005 un colloque sur le thème : Islam de France : où en est-on ? L’intervention de Marie-Françoise Bechtel, conseiller d'Etat, aujourd’hui député, une proche du Che, est des plus intéressantes. Il s’agit justement de la question de l’intérêt d’une Fondation pour le financement de l’islam : Atouts et capacités d'une Fondation nationale. Marie-Françoise Bechtel décriait à raison le mélange des genres cultuel-culturel et le jeu de cache-cache avec la légalité : « Je crois – et c’est dans ce sens que je présente mon exposé – qu’il ne faut pas jouer à cache-cache avec la légalité, qu’il ne faut pas monter des systèmes optiques qui ne permettent pas d’être vraiment dans le droit. Ces dispositifs sont d’ailleurs contre productifs car par définition, jouant à la marge, ils ne peuvent être généralisés. Or être pris la main dans le sac ce qui ne manquera pas d’arriver le jour où le juge sera saisi serait très fâcheux pour des raisons sur lesquelles je n’ai pas besoin je pense d’insister. »

Elle avait prévu dans le principe, avec dix ans d’avance, la Bérézina judiciaire qu’a subie la ville de Paris dans le cadre du financement de son Institut des cultures d'Islam. Je rends au passage hommage à l’excellent avocat Stephane Haddad et a son client Guy Hanon.

Dans le discours de clôture de ce colloque, Jean-Pierre Chevènement avoue que lui aussi s’était parfois permis la confusion des genres entre le cultuel et culturel. (En vérité, lors de la Consultation qu’il avait initiée avec les principaux courants de l’islam en 1999, il avait été jusqu’à conseiller la chose à ses interlocuteurs !). Marie-Francoise Bechtel le coupe et s’en suit un bref échange dont voici en guise de conclusion du présent article le verbatim :

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

J’avais rêvé de lieux de culte s’intégrant parfaitement dans l’architecture de nos villes. Ce pourrait être une des bases de certains concours encore que j’aie bien entendu Madame Bechtel dont je sais à quel point elle est attachée à ses convictions républicaines et laïques, dire qu’il y avait une nuance entre le culturel et le cultuel… 

MARIE-FRANÇOISE BECHTEL 

…un fossé, Monsieur le ministre… 

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT 

…fossé qu’il m’est arrivé de franchir en tant qu’élu local ! Il y a des salles culturelles qui peuvent avoir à l’occasion une vocation cultuelle 

MARIE-FRANÇOISE BECHTEL 

On ne peut pas aller loin en violant le droit. On peut le faire au coup par coup mais on ne peut pas bâtir un système car, au premier recours devant le juge, il se retournera contre ceux qui l’ont mis en place… 

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT 

Je comprends que le juge administratif soit rigoureux. Je rends au Conseil d’Etat ce qui lui revient. Simplement je pense que l’outil de la fondation peut être tout à fait efficace. Je prends la liberté de vous le recommander. 

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Dans les articles suivants on abordera la question d’un Institut français de formation des imams à Strasbourg, vieille lune inspirée par Jacques Berque au Che qui y tenait mordicus. Il s’agit en étendant le régime concordataire d’Alsace-Moselle à l’islam, d’y installer ce fameux institut destiné à former les imams de France tout en n’abolissant pas la loi de 1905. On connaissait les franchises fiscales dans les paradis fiscaux, voici venir la franchise de laïcité en zone concordataire. On rappellera comment Jean-Pierre Chevènement a organisé l’Istichara, la Consultation. On abordera l’influence qu’a exercé le faussaire et mauvais génie Jacques Berque sur le Che. Enfin on abordera la responsabilité de l’inverti-pédophile Louis Massignon (sa perversion a joué un rôle) dans l’injustifiée et injustifiable islamophilie et dans le catastrophique marché de dupe qu’est le dialogue islamo-chrétien.

Pascal Olivier


lundi 1 août 2016

Le Conseil français du culte musulman ment, le CFCM ment, le CFCM est mahométan !

  Le CFCM dans un communiqué du 28 juillet dernier appelait les mahométans à se rendre à la messe dans les églises le dimanche 31 juillet pour exprimer « solidarité et compassion » après « le lâche assassinat » du prêtre Jacques Hamel. Bel exercice d'hypocrisie de la part de mahométans pour qui le sacrifice de la messe n'est qu'abomination et qui dans leur communiqué confondent église et Eglise ! Et en effet, ils ne furent pas nombreux à répondre à l'appel. Par ailleurs pour innocenter l'islam de cet assassinat pourtant parfaitement halal le communiqué du CFCM contenait  un hadîth (un dire rapporté de Mahomet) tronqué, truqué et pas reconnu comme véritable (sahîh) par les mahométans. Voici le communiqué suivi de ce qu'en dit Sami Aldeeb (chrétien d'origine palestinienne) directeur du Centre de droit arabe et musulman en Suisse :

COMMUNIQUE DU CFCM Communiqué de Presse

Suite à l’attaque dont a été l’objet l’Eglise de Saint-Etienne-du-Rouvray pendant laquelle un Prêtre a été lâchement assassiné alors qu’il célébrait la Messe, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) appelle l’ensemble des Mosquées de France à saisir l’occasion du Prêche de la Prière du Vendredi prochain, 29 Juillet, pour évoquer la place prépondérante qu’occupe dans la religion musulmane le respect des autres religions et ainsi que le respect des hommes de foi qui les portent.
A ce titre, le CFCM rappelle que le Prophète (Paix et Salut sur lui) disait dans un Hadith: «Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier.» (rapporté par Mouslim).
Le CFCM invite également les Responsables de Mosquées, les Imams et les fidèles à rendre visite aux Eglises qui leurs sont proches, notamment à l’occasion de la Messe du Dimanche matin, pour exprimer à nouveau à nos frères Chrétiens la solidarité et la compassion des Musulmans de France au lendemain de cette nouvelle tragédie qui a frappé notre Pays en s’attaquant à un lieu de culte et à des religieux.
Fait à Paris, le Jeudi 28 Juillet 2016
Le Bureau du CFCM

Vérification du récit cité

Ce communiqué cite un récit de Mahomet qui aurait dit: Celui qui fait du mal injustement à un juif ou à un chrétien me trouvera en adversaire le jour du jugement dernier.

Le communiqué en question ne nous donne pas la version arabe de ce récit, et se satisfait d’indiquer qu’il est rapporté par Mouslim. Ce Mouslim est l’auteur de l’un des six plus grands recueils de récits admis par les musulmans sunnites qui le considèrent comme le deuxième recueil le plus authentique après celui d’Al-Bukhari.

Aucun organe de presse français ne s’est donné la peine de vérifier ce récit ou son sens. Tous ceux qui ont fait écho à ce communiqué ont pris son contenu pour argent comptant. Or, si l’on cherche ce récit dans le recueil de Mouslim, on n’en trouve aucune trace. En revanche, on trouve dans des recueils de moindre importance des récits que certains considèrent comme faibles (da’if), voire sans fondement (la asl lah):

من آذى ذميا فأنا خصمه و من كنت خصمه خصمته يوم القيامة  source

Celui qui lèse un dhimmi, je suis son adversaire, et celui dont je suis l’adversaire je le vaincrai le juge du jugement dernier.

من ظلم ذميا مؤديا الجزية مقرا بذلته ، فأنا خصمه يوم القيامة source

Celui qui opprime un dhimmi qui paie le tribut (jiyza) et reconnaît sa servilité je serai son adversaire le jour du jugement dernier.

من ظلم معاهدا مقرا بذمته موديا لجزيته كنت خصمه يوم القيامة source

Celui qui opprime un bénéficiaire d’un pacte qui reconnaît sa dhimmitude et paie son tribut (jiyza), je serai son adversaire le jour du jugement dernier.

Ce que nous dissimule le CFCM

Il est évident que la source du CFCM est fausse, à moins qu’il nous prouve le contraire en nous citant en langue arabe le texte du récit auquel il se réfère, et en nous donnant une référence précise, si possible avec un lien Internet, pour que tout le monde puisse le vérifier. En effet, l’écrasante majorité des recueils des récits de Mahomet se trouvent sur Internet, et une grande partie de ces recueils, notamment ceux d’Al-Bukhari et de Mouslim, sont disponibles aussi en français et en anglais.

Mais le plus grave est que le CFCM recourt ici à la dissimulation, en cachant le fait que le récit en question, quelle que soit sa source et sa formulation, concerne les dhimmis qui paient le tribut (jiyza) institué par le Coran dans le verset H-113/9:29:

Selon notre traduction:

Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et son envoyé ont interdit, et ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le livre fut donné, jusqu’à ce qu’ils donnent le tribut (jizya) par une main, et en état de mépris (wa hum saghirun).

Selon la traduction saoudienne

Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation (jizya) par leurs propres mains, en état d’humiliation (wa hum saghirun).

Nous avons consacré un ouvrage à ce verset:

Le tribut (jizya) dans l’islam: Interprétation du verset coranique 113/9:29 relatif au tribut (jizya) à travers les siècles, 2016, 204 pages :  Amazon

Cet ouvrage est complété par notre ouvrage:

Le jihad dans l’islam: Interprétation des versets coraniques relatifs au jihad à travers les siècles, 2016, 254 pages :  Amazon

Dans ces deux ouvrages, nous avons produit et traduit sommairement ou à la lettre les textes arabes de 68 exégèses anciens et modernes, précédés d’une longue présentation en français du contenu de ces exégèse et des textes arabes modernes. Il en ressort, sans contestation possible, que l’islam doit mener une guerre totale contre tous afin de dominer le monde, dès qu’il en a les moyens. Mais en situation de faiblesse, les musulmans doivent recourir à la dissimulation (taqiyya) en feignant l’amitié avec les mécréants, comme le dit le verset: «Que les croyants ne prennent pas les mécréants pour alliés hors des croyants. Quiconque fait cela n’a rien de Dieu, à moins que vous ne les craigniez» (H-89/3:28).

La guerre contre les non-musulmans ne peut cesser contre les gens du livre (surtout les juifs et les chrétiens) que s’ils acceptent de se convertir à l’islam ou de payer le tribut en état d’humiliation, devant ainsi des dhimmis. S’ils refusent ces deux choix, les musulmans doivent les tuer, les asservir, distribuer leurs femmes comme captives de guerre aux combattants musulmans, et s’emparer de leurs biens, comme le fait aujourd’hui l’État islamique en Irak et en Syrie, et comme l’enseignent les écoles et les facultés de l’Azhar.

Quant aux autres groupes dont les musulmans n’acceptent pas le tribut (jizya), ils n’ont le choix qu’entre la conversion à l’islam ou la guerre. S’ils refusent de se convertir à l’islam, les musulmans doivent les tuer, les asservir, distribuer leurs femmes comme captives de guerre aux combattants musulmans, et s’emparer de leurs biens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les musulmans ont massacré environ 80 millions d’hindous qui ne font pas partie du groupes des gens du livre. Ce qui constitue le plus grand génocide de l’histoire. Et c’est la raison pour laquelle les Yézidis en Irak ont été massacrés et leurs femmes vendues au marché comme du bétail… versets coraniques et récits de Mahomet à l’appui.

Ceux intéressés par la dissimulation dans l’islam, nous les renvoyons à notre ouvrage:

Alliance, désaveu et dissimulation : Interprétation des versets coraniques 3:28-29 à travers les siècles, 2015, 245 pages: Amazon

Conclusion: le mensonge n’a pas de pieds

On peut comprendre que le Conseil Français du Culte Musulman cherche à nous enfumer après les attentats meurtriers commis par des musulmans en France et ailleurs, notamment l’égorgement du Père Jacques Hamel qui avait accordé à la communauté musulmane un terrain pour construire une mosquée (devenue niche d’intégristes). Ces attentats ont été revendiqués et dûment justifiés par Daesh sur la base du Coran et des récits de Mahomet.

Mais, comme le dit le proverbe égyptien, le mensonge n’a pas de pieds. Ce qui signifie qu’avec le mensonge on ne va pas très loin. Si vraiment le CFCM est sincère et honnête, il doit faire un examen de conscience et confesser publiquement devant tous les Français, et avant tout les musulmans, que ce qui se passe aujourd’hui a pour origine le Coran et les récits de Mahomet, et que la seule manière d’y mettre fin est de remettre en question de façon radicale et sans état d’âme les enseignements de leur religion basés sur le Coran et les récits de Mahomet. Pour commencer, le CFCM doit éditer le Coran par ordre chronologique et rejeter la partie toxique du Coran révélée à Médine pour ne garder que le Coran mecquois, comme l’avait proposé le regretté Mahmoud Muhammad Taha, le penseur soudanais pendu sur instigation de l’Azhar en 1985.

Parions que le CFCM n’osera jamais mettre en question le Coran et les récits de Mahomet … et préparons-nous, donc, à de nouveaux attentats… et à de nouveaux mensonges et enfumages de la part du CFCM et des dirigeants français qui manquent de courage et de sérieux.

Il est minuit moins cinq… Bonne nuit… Dors bien douce France.

Dr Sami Aldeeb 
Directeur du Centre de droit arabe et musulman www.sami-aldeeb.com 
Auteur d’une édition arabe et d’une traduction française du Coran par ordre chronologique http://goo.gl/v1Qpnb

dimanche 31 juillet 2016

Le texte qu'aurait dû faire signer Jean-Pierre Chevènement aux représentants des principaux courants de l’islam en France

  Voici un texte que n'a hélas pas fait signer le 28 janvier 2000 Jean-Pierre Chevènement aux représentants des principaux courants de l’islam en France. Seule la signature d'un texte de la même veine aurait été de nature à permettre à l'islam de bénéficier des largesses de la loi de 1905 :

« Nous, responsables unanimes du Culte Musulman en France,

Horrifiés par les assassinats, massacres et persécutions de chrétiens perpétrés de par le monde par des organisations de fanatiques mais aussi par des États islamiques ;

Regrettant aussi les situations d’apartheid toujours imposées aux non-musulmans dans les 57 pays adhérents de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) ;

Considérant en particulier l’archaïsme du principe de dhimmitude toujours invoqué dans l’ensemble de l’islam, sunnite comme chiite, à l’égard des gens du Livre, chrétiens, juifs et zoroastriens ;

Déclarant que la lecture des textes fondamentaux de l’islam, du Coran et des Hadîths ne saurait être menée sans esprit de discernement, de jugement critique et d’exclusion des sourates et versets montrant en exemple des actions de massacres ou les châtiments inhumains attribués au prophète Mahomet – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – lors de leurs rédactions apocryphes entre les deuxième et quatrième siècles après l’Hégire ;

Proposons une nécessaire nouvelle édition universelle du Coran, mentionnant explicitement comme non canoniques, et avec une mise en page différente, les sourates et versets de la période dite médinoise du prophète, rédigés à des fins de domination religieuse et politique sur l’ordre des califes et d’abord d’Uthmân, le troisième ;

Rappellons la vérité trop longtemps bâillonnée de ce que le Coran est un texte « inspiré » et non « dicté » par Allah lui-même, donc n’excluant pas la légitimité d’une libre lecture critique ;

Exigeons donc d’en finir avec l’enseignement dans les écoles coraniques et mosquées d’une lecture anachronique du coran comme des Hadîths et donc de la Sira du prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui ;

Énonçons solennellement que ce dernier ne saurait être pratiquement idolâtré comme cela est souvent le cas dans une déviation totale de son enseignement primordial ;

Rappellons que ce ne sont pas les aspects trop humains de Mahomet – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – homme pécheur qu’il faut admirer mais ses élans mystiques vers Dieu ; qu’en particulier les récits contant ses massacres, ses distributions de femmes et enfants à ses guerriers, et en particulier à lui-même, ne doivent pas être érigés anachroniquement en modèles ; notamment les multiples récits des Hadîths tels, pour n’en prendre qu’un, celui du Sabih d’El-Bukhâri où Anas ben Malik raconte comment, après avoir fait égorger son mari, le prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – consomme presque aussitôt non loin de là le mariage avec la jeune femme juive Safiya ben Huyay ben Akhtab.

Pareil récit, comme plusieurs centaines de Hadîths, ne doit être interprété que comme le rappel de ce que le prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – n’était qu’un homme pécheur, avec des mœurs cruelles qu’il est abominable d’ériger en exemples à suivre comme le fait l’État islamique et comme on le prône encore hélas dans presque tout l’ensemble de l’oumma.

En conclusion solennelle, nous, responsables de l’oumma en France appellons tous nos frères, tant sunnites que chiites, de l’oumma universelle à accomplir selon la volonté d’Allah la révolution religieuse nécessaire de considération critique des textes de l’islam si bellement prônée à l’université Al-Azhar au Caire par le chef de l’État, le Maréchal Abd-el-Fatah Al-Sissi en cette Égypte où fut élaborée la contestable version du Coran imposée depuis aux croyants.

Nous tenons en particulier en ces jours de deuil pour les chrétiens à professer que les plus de deux cents versets du Coran et des Hadîths prévoyant pour les chrétiens « associateurs » une éternité de tourments annoncée par Allah, n’appartiennent qu’à un travestissement polémique et blasphématoire de la vérité d’un Dieu ramené à de l’exécration humaine par un travail de détournement textuel.

Ils prient pour qu’Allah reçoive en son paradis tous les justes parmi l’islam et toutes les nations. »

jeudi 7 juillet 2016

Michel Rocard, mort d’un ennemi de la Nation ami des patrons

  « L’urgence est qu’il va falloir finir par tomber d’accord pour dire : les souverainetés nationales ont dépassé leur stade d’efficacité, elles entrent dans la période de la nuisance ». Ce cri du cœur a été prononcé par Michel Rocard, le 2 septembre 2010 à l’université d’été du Medef en conclusion d’un discours qui attribuait au patronat le monopole de la connaissance du monde extérieur susceptible d’inspirer les nouvelles autorités : « Le seul milieu qui connaisse quelque chose au monde extérieur, ce n'est pas vraiment les journalistes ; ce n'est pas les hommes politiques, ils ne sont référés qu'à leurs seules traditions ; ce n'est pas le monde salarial et ses syndicats ; ce n'est pas beaucoup les intellectuels, trop sensibilisés à leur langue et à leur culture ; c'est vous les patrons. Vous n'avez pas de substituts. Vous êtes la seule expertise en connaissance du monde extérieur par rapport à ce qui s'y passe. Dites vos peurs, faites pression, il est grand temps mais laissez pas passez... » 

http://www.dailymotion.com/video/xepq6z_rocard-a-l-universite-du-medef_news?start=0%23from=embed

Ce laïus a été prononcé par Michel Rocard en plénière, en début d’après-midi, les joues rosies (in vino veritas !) assis à la tribune à côté de de Pascal Lamy, lui-même assis à côté de Dominique Reynié un tantinet gêné par autant de franchise. Pascal Lamy un proche de François Hollande qui avait plaidé pour des « petits boulots » payés en dessous du Smic. « Pascal Lamy à l’OMC et DSK au FMI, les socialistes français sont à la tête du capitalisme mondial » avait naguère fait remarquer Jean-Pierre Chevènement.

C’est là qu’on mesure l’abîme qui sépare la première gauche incarnée par Jean-Pierre Chevènement et la deuxième gauche incarnée par Michel Rocard. Entre Le CERES et le PSU le fossé s’est creusé après la contre-révolution de 1968.

Mais Michel Rocard était un homme sincère qui croyait à la force des idées écrit Jean-Pierre Chevènement. Florian Philippot ajoute qu’il avait une certaine élégance. Il était accusé de dérive droitière par des « camarades » beaucoup moins sincères que lui qui faisaient exactement la même politique que lui. Par exemple, Pierre Mauroy, un homme classé à gauche était sur la même ligne que Rocard. Lire «Pierre Mauroy, contre-panégyrique pour une crapule de droite ».

Michel Rocard avait en commun avec Pierre Mendes France son mentor et avec Jean-Pierre Chevènement d’avoir manqué son rendez-vous avec l’histoire en n’accédant pas à la magistrature suprême. Trop honnête, trop sincère, pas assez retors et menteur, pas un « tueur » comme disent les acculturés. Le Florentin, François Mitterrand, avait transformé les trois ans de Rocard à Matignon en une sorte de cohabitation. En 1994 pour les élections européennes il s’était arrangé pour que Bernard Tapie soit tête de liste du MRG afin de réduire le score de la liste du PS emmené par Michel Rocard à une peau de chagrin. Berlusconi et Tapie étaient devenus les hérauts de la fausse gauche.

Un autre trait de caractère de Michel Rocard était son goût pour le compromis. Il ne voulait fâcher personne ce qui lui valait d’être apprécié par les médias mais ne suffit pas à faire une politique digne de ce nom. Le compromis obtenu en Nouvelle-Calédonie est une bombe à retardement qui va bientôt nous exploser à la figure.

Michel Rocard n’était pas un républicain. En 1989 en poste à Matignon lors de l’affaire du voile de Creil, le Munich de l’école républicaine, il n’a rien fait pour s’opposer à Lionel Jospin qui s’était lâchement défaussé sur le Conseil d’Etat. Un avis juridique ne peut remplacer une politique !

Michel Rocard n’était pas un patriote. Il avait pris fait et cause pour l’amputation des départements algériens. Il n’était ni Guy Mollet, ni François Mitterrand ni Jacques Soustelle.

Il était favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE, aux alentours de 2023. Il avait écrit un livre avec Ariane Bonzon : « Oui à la Turquie ». Il y développait que l’Europe ayant renoncé à la puissance politique, elle n’était plus qu’une vaste zone de libre-échange, et que dans ce cas, l’adhésion de la Turquie ne posait pas de problème. Mais La Turquie, le pire ennemi de l’Europe et de la chrétienté, n’a quant à elle renoncé ni à la puissance politique ni à sa puissance impériale. Elle n’entrera en Europe qu’en position dominante, pour en prendre possession quand le rapport de force lui sera favorable. Croire qu’elle consentira à des délégations de compétences, à des transferts de souveraineté ou qu’elle se soumettra à l’acquis communautaire est faire preuve de méconnaissance, d’irénisme ou de mauvaise foi. Dans le cas de Michel Rocard j’ai la faiblesse de penser qu’il s’agit d’irénisme. 

Dans le même registre du renoncement à la puissance politique et à la puissance tout court, il était partisan de l’abandon de notre Force de dissuasion nucléaire. Il en était resté à l’obsolète fin de l’histoire de Francis Fukuyama, fin des guerres idéologiques et consensus sur la démocratie libérale. Pour mémoire c’était Jean-Pierre Chevènement qui avait naguère pesé de tout son poids pour convaincre la gauche de conserver notre force de frappe. Michel Rocard s’apprêtait à soutenir la candidature à la présidentielle d’Alain Juppé lequel lui aussi s’était prononcé pour l’abandon de notre force de Frappe. 

Michel Rocard était un ennemi de la Nation ami des patrons, sincèrement à droite il se pensait sincèrement de gauche.


Pascal Olivier


vendredi 24 juin 2016

Brexit : Welcome to All the Pleasures

                Welcome to All the Pleasures

dimanche 19 juin 2016

Vieilles voitures interdites : Hidalgo et les écolos font la chasse aux pauvres

  Cassez-vous de Paris, salauds de pauvres et autres Sans-dents ! On vous a depuis belle lurette interdit le logement à Paris (à moins d’appartenir à la « diversitude »), désormais vous ne pourrez plus venir y circuler avec votre vieille guimbarde !

A partir du 1er juillet prochain les voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997 n’auront plus droit de cité à Paris. Cette interdiction de circuler s’appliquera aux voitures essence comme diesel de 8 à 20 heures du lundi au vendredi. Il y a fort à parier que cette tolérance résiduelle pour la circulation la nuit, les samedis et dimanches disparaîtra dans quelques temps comme elle a disparu au bout d’un an pour les cars et les poids lourds immatriculés avant le 1er octobre 2001 qui avaient été interdits de circulation à partir du 1er juillet 2015. Il est en outre prévu qu’en 2020 seront interdites à la circulation dans Paris toutes les voitures immatriculées avant 2011 !

Parmi ces voitures interdites de circulation il y a des véhicules à injection essence et pot catalytique qui avaient naguère bénéficié de la pastille verte. Ces voitures ont un taux d’émission de monoxyde de carbone égal ou proche de zéro !

Il est vrai en revanche que les moteurs diesel émettent des particules fines polluantes. Certains pays n’ont jamais autorisé le diesel pour les véhicules particuliers. Un moteur diesel est justifié pour un bateau ou un camion, beaucoup moins pour une voiture. Or la commercialisation des voitures à moteur diesel (y compris pour des citadines) a été encouragée en France, entre autres pour favoriser PSA. 

Se pose aussi la question des véhicules de collection. Que vont devenir les charmantes deudeuches ? Et comment maintenir un parc de voitures de collection si l’on ne peut plus circuler avec des voitures d’âge intermédiaire dont certaines sont vouées à devenir des voitures de collection ? Il ne faut pas restreindre la circulation des voitures à essence quel que soit leur âge.

Une association, 40 millions d'automobilistes, demande à Anne Hidalgo le remboursement des voitures concernées. Voici le lien pour signer la pétition : Rembourse ma bagnole.

En définitive assez peu de véhicules seront concernés le 1er juillet prochain. L’effet de cette mesure sur l’environnement sera insignifiant. La décision est principalement politique. Ces mesures comme la taxe carbone et autres gabelles écolos sont avant tout des mesures antisociales qui ne disent pas leur nom. L’écologie, la chose la plus droitière et la plus obscurantiste après l’islam.


Pascal Olivier

mardi 14 juin 2016

Quoi ! des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers !

  Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !


(Dédié à nos deux concitoyens tombés à Magnanville)

jeudi 9 juin 2016

Quand les Veilleurs étaient assimilés à des mahométans par des traîtres à notre cause

  Les Veilleurs savent qu'il ne peut y avoir de République digne de ce nom sans démocratie délibérative, sans  échange d’arguments raisonnés. Ce n'est semble-t-il pas le cas de Nuit-debout et de ses diverses milices satellites qui après avoir chassé Alain Finkielkraut de la place de la République ont hier chassé les Veilleurs avec violence aux cris de « dehors les nazis » « fachos » « bâtard de catholique » « bâtard de juif ». La place de la République n'a jamais plus mal porté son nom.

Pour mémoire, il y a presque trois ans, des traîtres à notre cause, issus de nos rangs, s'en étaient pris aux Veilleurs :

http://ripostelaique.com/quand-resistance-republicaine-assimile-laction-des-veilleurs-aux-prieres-de-rue-mahometane.html

lundi 6 juin 2016

Verdun, nos morts et notre sacré piétinés

  Tam-tam, footing et « diversitude » à la Jean-Paul Goude pour piétiner notre sacré. Sacrilège pour le bicentenaire de 1789 comme pour le centenaire de Verdun, pour Les Poilus comme pour les soldats de l'an II.

La Nation c'est le peuple (les vivants) mais également les morts et les pas encore nés (abbé Sieyès).

Et comme nous avons une représentation nationale qui ne représente pas la Nation, et même pas le peuple, nous ne pourrons pas compter sur le parlement pour appliquer l'article 68 de la constitution afin de destituer le Président de la République, François Hollande, qui par cette profanation s'est rendu coupable d'un manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat.

Notre amie Caroline Alamachère a porté plainte contre Hollande pour violation de sépultures. Bravo et merci à elle.

http://ripostelaique.com/verdun-viens-de-porter-plainte-contre-hollande-violation-de-sepultures.html

http://ripostelaique.com/verdun-nos-morts-pietines-il-faut-reagir-et-faire-payer-hollande.html

mercredi 17 février 2016

Le Camp des Saints, la reconnaissance du génocide des Arméniens et la submersion migratoire

  Il y a quinze ans, le 17 février 2001, s’échouait sur une plage du Var, à Saint-Raphaël, un vieux vraquier rouillé battant pavillon cambodgien, l’East Sea, avec à son bord 908 « réfugiés » kurdes. 

Ce phénomène de boat people était plutôt réservé à l’Italie ou à la Grèce. Jamais auparavant un tel événement ne s’était produit en France et il ne s’est pas reproduit par la suite. C’est que pour arriver en France il faut un long périple supplémentaire en passant par le détroit de Messine, autrement dit entre Charybde et Scylla.

Cette plage où s’est échoué le navire n’est autre que la plage de Boulouris, l’endroit même où en 1972, Jean Raspail avait écrit Le Camp des Saints, dans une villa prêtée pour l’occasion par des amis.

Invité de l'émission Ce soir ou jamais sur France 3, le 3 février 2011, Jean Raspail fit part de son sentiment d'étonnement à propos de l'échouage du navire à l'endroit même où il avait écrit Le Camp des Saints.

L’équipage qui a pris la fuite après avoir volontairement fait échouer le bateau sur cette plage, plage qui avait su si bien inspirer Jean Raspail, était composé d’hommes en cagoule parlant turc. 

Pour prétendre plus facilement au droit d’asile, les passagers kurdes avaient délibérément menti aux autorités en affirmant qu’ils venaient d’Irak et qu’ils fuyaient les persécutions de Saddam Hussein. En vérité ils étaient de nationalité syrienne, chose qu’ils ont fini par devoir avouer deux mois plus tard. La plupart d’entre eux ne sont pas restés en France, ils ont assez vite mis le cap vers d’autres cieux, l’Allemagne principalement.

Pourquoi ce périple bien inutile du vraquier rouillé vers la France alors qu’il aurait été beaucoup plus aisé et moins dangereux pour les passeurs turcs de le faire échouer en Grèce ou en Italie ?

Quelques jours plus tôt, le 29 janvier 2001, le Président de la République, Jacques Chirac, promulguait une proposition de loi adoptée par le Sénat et l’Assemblée nationale qui comporte cet unique article : « La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915. »

Cette reconnaissance a le défaut de comporter un non-dit en ne mentionnant pas le responsable turco-ottoman. Cela n’a semble-t-il pas empêché la diplomatie néo-ottomane de la « moderne » Turquie de nous menacer tout en montrant qu’elle savait manier les symboles. 

Le 11 août dernier, Bernard Antony posait de pertinentes questions sur les bateaux chargés de « réfugiés » et sur la responsabilité de la Turquie : « D’où viennent ces cargos ? Les réfugiés syriens ou iraniens n’ont pas de ports d’embarquement possibles sur la Méditerranée autres que ceux de Turquie. L’évidence, c’est que la Turquie, État particulièrement policier, laisse donc faire cela (...) La dernière [question] qui se pose donc est celle de savoir si l’immense migration des « boat-people » arabo-africains vers l’Europe n’est pas voulue, encouragée et même cyniquement planifiée (...) ? Ne s’agit-il pas d’une forme de submersion démographique très organisée ? »

La réponse nous est en partie donnée par le Président turc en personne, Recep Tayyip Erdoğan, qui non content d’avoir en novembre dernier obtenu contre menace la liberté de circulation sans visa dans l’UE pour les presque 80 millions de ressortissants turcs, la réactivation du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE et quelques milliards d’euros, a réitéré, cette fois-ci publiquement, il y a quelques jours, ses menaces d’une encore plus grande submersion migratoire. En novembre dernier il avait asséné à Jean-Claude Juncker et à Donald Tusk : « Nous pouvons à tout moment ouvrir nos portes vers la Grèce et la Bulgarie et mettre les réfugiés dans des cars (…) Que ferez-vous alors de ces réfugiés s’il n’y a pas d’accord ? Vous allez les tuer ? ».

Pascal Olivier

vendredi 5 février 2016

Paca : « Républicains » et socialistes copains comme cochons…

  Au Conseil Municipal d’Aix du 1er février 2016, la subvention à la fameuse association ASTI (Association de solidarité avec les travailleurs immigrés) a été votée comme un seul homme par la gauche et la droite (le Maire l’ayant remise à l’ordre du jour). Je rappelle que cette association est un nid de gauchistes immigrationnistes anti-France car lorsque l’on parcourt le site de la fédération de toutes les ASTI de France, on est édifié sur leurs projets !

Petits florilèges de leurs campagnes, actions pro-immigration, communiqués etc :

  • c’est la politique européenne qui tue les migrants pas les passeurs ;

  • défenses des droits des étrangers face à l’application des lois discriminatoires sur l’entrée et le séjour des étrangers et asile ;

  • la régularisation de toutes les personnes sans papier ;

  • la liberté de circulation et d’installation pour tous (chez les autres pas chez eux et avec nos sous!) ;

  • annulation de l’agence Frontex avec la fameuse affiche FONTEXIT : «l’Europe est en guerre contre un ennemi qu’elle s’invente (on l’a vu en 2015 chez nous) ;

  • manifeste pour un titre de séjour unique, valable 10 ans, délivré de plein droit ;

  • bulletin mensuel d’information « Ouvrons les frontières » ;

  • matériel militant : T-Shirt, autocollants, badges « ouvrons les frontières » etc… ;

  • non à l’état d’urgence (il faut laisser faire et se faire tuer en toute passivité je suppose!) ;

  • Attaque du 7 janvier 2015 . Communiqué : «nous restons vigilants et nous nous opposons avec force à tous ceux qui voudront récupérer ce tragique événement pour alimenter la haine, le racisme et l’islamophobie (rien que ça!). Ce sont des musulmans qui nous tuent mais c’est nous qui sommes islamophobes, allez comprendre ! ;

  • projet de loi immigration: à quand une loi respectueuse des droit des étrangers (à quand les devoirs?) ;

  • campagne RSA ;

  • la question de l’enfermement des personnes migrantes : contre les centres de rétention administratifs (CRA) ;

Je reviens au conseil municipal. Les arguments suite à mon intervention ont été curieux : cette association existe depuis très longtemps, elle est subventionnée par les conseils Régional et Départemental, elle n’a pas de liens juridiques avec Paris, elle œuvre depuis toujours pour l’alphabétisation, c’est une association anti-raciste.

Ce n’est pas parce que l’ASTI existe depuis longtemps et qu’elle est subventionnée par toutes les institutions qu’elle est honorable.

Pas de liens juridiques avec Paris ? Pourquoi est-elle répertoriée sur le site de la maison «mère» à Paris en l’occurrence la fédération des Asti ? C’est comme si on me disait Mme Solari, vous êtes élue à Aix mais vous n’adhérez pas au programme du FN n’est ce pas ? De qui se moque t’on ?

Une élue UDI de la majorité municipale m’a même demandé d’aller rendre visite aux «gauchistes» pour voir leur travail sur place. Après le Conseil, je suis allée la voir pour lui signifier mon refus de cautionner une association anti-française.

Les UMPS sont tous partis contents d’avoir joué un sale tour à l’élue FN.

Cela me fait penser au 2e tour des élections régionales. Tous contents d’avoir échappé au pire. Quand le journal la Provence m’a demandé mon avis j’ai répondu :je suis déçue et en colère. Les Républicains n’ont pas à pavoiser. Cette victoire est un déni de démocratie… l’UMPS a pris toute sa signification…

Exemple, Gaëlle Lenfant (alors toujours vice-présidente du Conseil Régional PS) a dit : « si Estrosi a été élu c’est grâce au peuple de gauche. S’il met en place un conseil de territoire, je souhaite y participer ».

Christian Kert (député LR de la 11ème circonscription) a dit : « La gauche est venue au secours de notre équipe, il ne faut pas l’oublier non plus. Je suis favorable au conseil de territoire ».

Voilà c’est fait : Le président Christian Estrosi offre une tribune à ses adversaires non élus au cours de la Deuxième assemblée plénière au Conseil régional Paca vendredi 29 janvier 2016 avec la création, inédite en France d’une «Conférence régionale consultative». Cette assemblée comprendra 150 membres. Elle sera codirigée par l’actuel président de Paca et ses trois prédécesseurs, MM. Gaudin, Pezet et Vauzelle. Tous les courants et partis ayant pris part en décembre à la compétition électorale pourront y désigner leurs représentants, de même que les cultes, les acteurs culturels, économiques et universitaires.  Cette instance inédite siégera chaque trimestre dans l’hémicycle à Marseille au grand dam des élus FN, qui ne voient là que «gadget» et «mascarade» et ils ont raison. Combien cela va t-il coûter au contribuable ?

J’espère qu’en 2017, les Français s’en souviendront.

Josyane Solari


samedi 30 janvier 2016

En assimilant antisémitisme et « islamophobie » le préfet Bouillon porte atteinte à la mémoire de la Shoah

  Le mercredi 27 janvier 2016, j’ai assisté à la cérémonie officielle régionale organisée au Wagon du Souvenir des Milles dans le cadre de la «Journée Internationale de commémoration en mémoire des victimes de la Shoah» décidée par l’Assemblée Générale de l’ONU. Cette cérémonie revêtait un caractère particulier cette année suite aux attentats de janvier et novembre 2015 en France.

Tout un aréopage de personnalités était présent : le préfet de région, M. Stéphane Bouillon, le sous-préfet, le maire d’Aix-en-Provence, les vice-présidents des Conseils Régional et départemental, les conseillers municipaux, les associations de déportés, l’association française des Justes des Nations etc…

La cérémonie commence par la liste des noms des enfants déportés à Auschwitz en août et septembre 1942. Moment très émouvant car on s’aperçoit que des familles entières ont été décimées.

Puis les discours des uns et des autres s’égrainent parlant de la barbarie d’alors et actuelle sans parler ouvertement des barbares musulmans sunnites de l’État islamique qui assassinent, décapitent, égorgent, crucifient à tour de bras. Ils ont parlé de l’antisémitisme en France sans dire que c’est essentiellement du fait des musulmans. Bref tout le monde a parlé des barbares actuels sans les nommer ! Comme s’ils étaient une vue de l’esprit de gens mal intentionnés.

Une seule personne représentante de la communauté juive a parlé dans son discours des églises saccagées en France. Je suis allée à la fin de la cérémonie le féliciter de l’avoir mentionné. Il m’a répondu qu’il fallait dire les choses, les nommer. Le seul courageux des intervenants en quelques sorte !

Venons-en au discours du Préfet Bouillon, venons-en au bât qui blesse. Il a osé parler d’islamophobie ! On commémore la mémoire du génocide des Juifs, et il utilise un mot instrumentalisé par les islamistes, qui rêvent d’éradiquer les juifs de la planète ! En renvoyant dos-à-dos l’islamophobie, qui est le droit de de ne pas aimer un dogme politico-religieux, et l’antisémitisme, qui est un racisme, ce préfet banalise l’horreur de la Shoah. C’est une faute professionnelle.

D’autre part, il a parlé d’antisémitisme et d’islamophobie mais pas de christianophobie. Rien du génocide des chrétiens d’Orient. Par contre, le discours étant bien rodé et certainement insufflé par le gouvernement, il nous a servi le message habituel : «d’ailleurs les premières victimes sont les musulmans».

Après la cérémonie, je suis allée le voir pour lui demander : «Vous avez oublié la christianophobie, c’est un oubli ou c’est délibéré ? Parce que vous n’ignorez pas les dégradations faites aux cimetières chrétiens et aux églises en France » Sa réponse : «ce n’est pas pareil». J’étais tellement sidérée que je ne lui ai pas demandé pour quelle raison ce n’était pas pareil.

Cette réponse est indigne d’un représentant de l’État. Donc pour M. Bouillon les Chrétiens sont des citoyens français de seconde zone. Ce n’est pas pareil, donc cela veut dire que dorénavant, on pourra se faire égorger, assassiner (par des déséquilibrés je suppose !) ce n’est pas la même chose que si se sont des musulmans ou des juifs. En France, l’indignation est à géométrie variable.

On a commencé par oublier les chrétiens d’Orient, on continue avec les chrétiens français jusqu’à leur disparition totale. Triste avenir pour nos enfants et pour la brillante civilisation que nos ancêtres ont forgée à force de sacrifices.

Face au Mal, il est possible de se lever mais face à l’endoctrinement dans les écoles, les médias, les français auront-ils le sursaut nécessaire ? Nos gouvernants sont allés trop loin dans la compromission, les accommodements irraisonnables, les reculs.

Josyane Solari

Note de Pascal Olivier :
« Le chantage à l'islamophobie est insupportable » a déclaré Régis Debray dans le Marianne du 29 janvier au 4 février. Il y est interrogé à propos d'un petit livre qu'il vient d'écrire avec le préfet Didier Leschi, « La laïcité au quotidien ». 


mardi 29 décembre 2015

Corse : les brigands indépendantistes solidaires des colons mahométans et de leur sacré islamique

   Les Corses sont des hommes, qui plus est des hommes libres, ils viennent une nouvelle fois d’en faire la démonstration en refusant l’installation à Ajaccio de ce que les collabos appellent des zones de non-droit, territoires perdus de la République qui sont en réalité, de facto, des zones de droit islamique.

Il y a déjà dix ans la France subissait une guerre de défédération. Ce soulèvement confessionnel islamique de l’automne 2005 qui se solda par trois semaines de pogromes anti-républicains fut épargné à la Corse. Des boucheries halal de l’île ont été attaquées à cette occasion. Etait-ce uniquement pour stopper net les premières tentatives de razzia en Corse ou également par solidarité avec le continent martyrisé ? Probablement les deux, identité et République ne sont pas antinomiques contrairement à ce que les collabos et les brigands indépendantistes aimeraient faire croire. Le 6 juillet 2003 ce sont les Corses qui rejetaient la tentative de transformation de l’île en une sorte de territoire d’outre-mer et le démantèlement de la République.

Les brigands indépendantistes qui ne se privent pas de fustiger ce qu’ils appellent le « colonialisme français », expriment leur solidarité avec les colons mahométans. Ils entretiennent avec eux de fraternelles relations selon leurs propres dires et accusent de racisme les Résistants corses. A l’unisson avec Manuel Valls ils ont parlé de profanation concernant les dégradations subies par un lieu de réunion mahométan qui serait un lieu de culte non déclaré. Or il n’y a en France de délit de profanation que pour les seules sépultures comme l’a rappelé la chambre des appels correctionnels de Mayotte qui avait à se prononcer sur le dépôt d’une tête de cochon devant une mosquée. Sauf à considérer comme le fait Manuel Valls que l’islam est notre sacré, notre religion d’Etat.

Une Corse indépendante serait une sorte de Kossovo, intérieurement soumise à des brigands et extérieurement à l’Oncle Sam comme l’a rappelé récemment Gérard Couvert. Et c’est là que la boucle est bouclée, américanisation et islamisation étant l’avers et le revers d’une même médaille. Voilà qui aide mieux à comprendre la fraternité que ressentent les brigands indépendantistes envers les colons mahométans et leur sympathie pour le sacré islamique.

Pascal Olivier


samedi 19 décembre 2015

Corse, une machine de guerre contre l’unité nationale

   Le statut de la Corse, pustule démago-légale inventée pour complaire à une minorité activiste et trouble, est une saloperie contre la nation française au sein de laquelle les Corses expriment librement leurs spécificités. Sous couvert de modernité, de pragmatisme, voire d’exotisme ethnique les promoteurs ont un but inavoué,  le même qu’en Nouvelle-Calédonie ; souvenons-nous aussi des tentatives récurrentes en Martinique, à la Guadeloupe et à la Réunion.

Par d’autres voies, l’euro-district Alsace-Freiburg exprime la même volonté : détruire la France, cet état empêcheur du IVeme Reich. L’Allemagne – donc l’U.E. – a une vision ethnique du monde, depuis toujours elle soutient tout ce qui peut défaire l’alliance citoyenne, le fait national culturel de la France ; Bismarck, les nazis hier, aujourd’hui le Forum Carolus ou The green europeans free alliance.

Sommes-nous loin d’Ajaccio ; pas tant que cela. Perfusée pour l’occasion de fonds germano-européens la « région Corse » va utiliser la force de la puissance publique pour affaiblir l’unicité nationale et créer artificiellement une différence entre citoyens français. Préférence communautaire, vexations contre les récalcitrants, distribution ciblée de postes, de subventions, corsification abusive, entraves à la liberté économique, tout sera toléré ; l’intimidation physique sera le lot de ceux qui résisteront.

Comme n’a pas eu honte de le dire un reportage sur Fr3, il s’agit d’un pas vers l’indépendance ! Ces régionales biaisées sont instrumentalisées par ceux pour qui la France doit être supprimée du paysage politique mondial ; au milieu d’un débat inexistant au fond, jouant de détails frivoles, ils avancent, favorisant ici des illuminés, ailleurs des passéistes, de l’extrême-gauche aux libéraux, une seule chose compte : détruire l’ordre ancien rebelle aux marchés.

Bientôt des listes électorales trafiquées, racistes comme dans le Pacifique, haineuses comme à Barcelone ; puis viendront les départs contraints, et enfin un référendum sous haute préparation médiatique mondialiste.

Une Corse indépendante, serait intérieurement soumise à des clans parfois violents, et extérieurement aux intérêts anglo-saxons ; elle se transformerait en un immense porte-casino, un De Wallen monstrueux, un Ibiza puissance quatre, avec une économie aux mains de mafias bien peu locales et nettement moins folkloriques que celles à l’œuvre aujourd’hui.

Le Cuba de Batista en quelque sorte, big brother en plus.

Monsieur Talamoni est un petit rien, même pas un fétu dans le marigot, ses envolées sont ringardes, d’un autre âge, pitoyables ses mots sont des vieillards sans force ; ce médiocre baveux ne comprend pas que le 13 Décembre ne fut pas la victoire d’Aléria, mais celle d’Alesia pour le pouvoir supranational qui s’installe sur le monde. La France a protégé les particularités corses, Berlin fera de la Corse une réserve d’indigènes.

Concitoyens, Français habitants de l’île, ne vous engagez pas dans cette impasse mortelle d’une Corse sans France, mais cherchez plutôt à mettre plus de fierté et d’honneur Corse en France.

Gérard Couvert


vendredi 18 décembre 2015

Estrosi va-t-il retrouver un petit boulot pour la socialiste Gaëlle Lenfant ?

   Trois jours après les attentats parisiens du 13 novembre 2015 a eu lieu un Conseil Municipal à Aix-en-Provence, c’est-à-dire le 16 novembre 2015.

Après une minute se silence pour les victimes du massacre perpétré par les fous d’Allah, le Conseil a repris son cours. Bien avant les attentats, j’avais envoyé une question orale à laquelle le Maire a fait répondre par l’adjointe responsable lors de ce Conseil. C’est une procédure habituelle, voici le texte  de ma question:

« Madame le Maire,

Après le scandale de l’abattoir d’Alès où la Chambre Régionale des Comptes estimait en 2009 que cet abattoir pratiquait l’abattage rituel hallal à 70 % (je vous laisse deviner 6 ans après où en est le pourcentage).

Les images horribles montrent que cet abattoir au mépris de toutes les règles élémentaires d’hygiène et de souffrance animale a appliqué à toutes les bêtes cet abattage barbare sans aucun étourdissement des animaux comme la loi le prévoit (on se rend compte de la carence évidente des services de la Direction Départementale de la Protection des populations : ses agents sont présents au quotidien dans les abattoirs).

Cet abattage rituel est interdit par Bruxelles mais en France il y a deux dérogations qui le permettent. Vous luttez contre la souffrance animale donc vous comprenez mon engagement contre cet abattage d’un autre temps.

En conséquence, je vous demande de bien vouloir me signaler par quels abattoirs la cantine centrale d’Aix est fournie en viande car vous savez qu’il y a un code qui le détermine. FR (pour France) puis par exemple 13 (pour le département) puis d’autres chiffres qui sont la carte d’identité de l’abattoir.

Il se peut que la cantine soit fournie par des ateliers de préparation ou de découpes, il faut alors leur demander quel est l’abattoir qui les fournit en viande.

Comme vous le savez Mme le Maire, l’étiquetage de la viande d’animaux sacrifiés rituellement a été refusé autant par la droite que par la gauche puisque quand vous étiez députée vous avez demandé avec d’autres l’étiquetage de cette viande qui arrive dans le circuit de distribution sans que cela soit mentionné sur l’emballage bien évidemment pour des questions de clientélisme électoral.

Il en va de la santé de nos enfants de savoir si la viande donnée provient d’un abattoir traditionnel ou d’un abattoir qui pratique l’égorgement à vif.

Je tiens à la disposition des membres du Conseil Municipal de la documentation à ce sujet.

Je vous remercie, Mme le Maire, des précisions que vous voudrez bien me fournir. »

Ma question n’ayant pas plu à Mme Gaëlle Lenfant (encore) vice-présidente PS du Conseil Régional, mais qui grâce à M. Estrosi se verra certainement attribuer un poste au Conseil Territorial créé pour remercier les socialistes de l’avoir fait élire dimanche dernier, s’est cru obligée de vomir sa sémantique habituelle sur moi. J’ai eu droit à une des descentes en règle habituelle de ces gens-là quand ils n’ont pas d’argument. Voici les propos officiels :

« il y a des sous-entendus dans les propos de Mme Solari qui ont un renvoi en ce jour où nous sommes en deuil national, où des musulmans se sont fait tabasser parce qu’ils ont une foi qui est la foi musulmane, il y a des amalgames dans notre pays extrêmement inquiétants ; je ne peux pas laisser passer de tels propos sans dire que ces sous-entendus sont immondes…la souffrance animale certes, il faut faire attention aussi au type d’œufs qu’on achète….tout cela est un problème à prendre globalement qui mérite une réflexion mais je ne laisserai pas passer ces mots en temps que citoyenne, en tant qu’élue, les sous-entendus aussi immondesque ceux que Mme Solari voudrait faire entendre à cette assemblée et à nos concitoyens »

Ma réponse : « je veux simplement dire, vous l’avez noté (à Mme le Maire) que ça fait des années que je me bats. Lorsque vous étiez députée j’étais venue vous voir, vous vous souvenez Madame le Maire ; je ne comprends pas cette attitude ; effectivement je trouve indécent ce que vient de dire Mme Lenfant »

Inutile de vous dire que le lendemain, la presse gauchos bobo de la Provence s’est fait un plaisir de me démolir. Surtout que la journaliste en question qui n’était pas restée jusqu’à la fin du Conseil a raté la «perle» de mes interventions et n’a pas relaté un fait qui pour moi est essentiel pour expliquer les dérives dues à la largesse des municipalités qui ne sont pas assez vigilantes quant à la distribution des subventions qu’elles accordent à tort et à travers.

Mon intervention à propos d’une association qui s’appelle ASTI (association de solidarité avec les travailleurs immigrés) et que la Mairie s’apprêtait à subventionner :

« Je ne rejette pas l’ensemble des subventions versées mais celles données aux associations qui sortent de leur neutralité et émettent un avis politique, ce qui est le cas de ASTI.

Je suis allée sur Internet parce que je ne connaissais pas l’association, à ma stupéfaction qu’est-ce-que je lis, par exemple : défendre les droits des étrangers face à l’application des lois discriminatoires sur l’entrée et le séjour des étrangers, ils veulent la régularisation de toutes les personnes sans papier et l’installation pour tous. Ils ont fait une campagne sur le thème de l’Europe est en guerre contre un ennemi qu’elle s’invente..

Le 13 novembre, je ne sais pas si c’est un ennemi qu’on s’est inventé !

Quand je lis ça , je suis stupéfaite »

Réponse du Maire : moi aussi …..

Mme Lenfant  PS: « c’est un association très connue qui travaille souvent dans les maisons de la Justice et du Droit. Il faut arrêter de croire des choses. C’est une association qui sur l’ensemble du territoire national existe depuis longtemps. On la connaît bien. On la finance régulièrement dans le cadre de la Région . Elle fait un très bon boulot »

Le Maire : «je vais vérifier ce que dit Josyane, c’est normal que l’on vérifie parce que si les propos qu’a tenus cette association sont réels …je ne propose pas la subvention ou alors chacun prendra ses responsabilités. Je ne voterai pas pour si nous avons des personnes de ce type-là qui s’occupent d’intégration, c’est dangereux. »….

Je vous fais grâce des interventions des élus faisant partie de la majorité du Maire qui ont défendu l’association. Elle a tenu bon.

Ce qui est affligeant c’est de constater que la Région socialiste PACA a subventionné et subventionnera sous l’équipe Estrosi LRPS cette association. A vérifier.

Je demande d’ailleurs à tous les élus FN de vérifier que cette association ne reçoive pas de subsides de leurs municipalités, des Conseils Départementaux et Régionaux. J’ai bien évidemment fait des captures d’écran sur le site de l’association au cas où certaines informations disparaîtraient.

Affaire à suivre car au Conseil Municipal du 15 décembre 2015, Mme Lenfant est revenue à la charge ! Un autre article suivra.

Nous devons tous être vigilants et les personnes qui ne sont pas élues doivent nous aider dans notre travail, c’est ce que fait Riposte Laïque à travers ses contributeurs qui nous donnent des informations et que je remercie car sans eux rien ne serait possible.

Josyane Solari

lundi 14 décembre 2015

La semaine passée, la gauche a assassiné la démocratie en France

  La semaine passée, la gauche a assassiné la démocratie en France, un article de Gérard Couvert à lire sur Boulevard Voltaire.

samedi 12 décembre 2015

Le front républicain c’est le Front National, sus aux néo-Versaillais UMPS !

  Depuis la percée électorale historique du camp patriote-républicain le 6 décembre dernier (32% de moyenne nationale pour le FN et DLF), les fossoyeurs de la République, de la démocratie et de la nation nous rebattent les oreilles avec le prétendu danger que serait pour la République et la démocratie cette salutaire expression du peuple. Manuel Valls a été jusqu’à parler de guerre civile et de la nécessité de protéger l’islam.

Il y a pourtant belle lurette que nous ne sommes plus en République et même plus en démocratie depuis un certain 4 février 2008 à Versailles. « 1789 sacralisé pour mieux imposer la revanche d’une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Burke », écrit l’ami Eric Zemmour dans l’introduction de son Suicide français. Cette contre-révolution libérale soixante-huitarde rime avec sociétal et anti-social.

« Cette heureuse libération sociétale [mai 68] eut pour pendant et contrepartie un effondrement symbolique, avec la mise en marche d’une privatisation tous azimuts, bien au-delà des services, des pouvoirs publics eux-mêmes. Big Brother vaincu, Big Mother monta sur le pavois ; et l’autorité paternelle mise à bas, l’individu compassionnel, soulagé de son ancien surmoi, fut livré tout cru à la tyrannie de l’argent, de l’opinion et de l’instant. Avec cette revanche en sursaut du refoulé, on passa d’un trop d’État à un pas assez. Les révolutions authentiques sont toutes puritaines. L’exaltation unilatérale et rien de moins que freudienne de la libido par l’« esprit de Mai » aurait pu mettre la puce à l’oreille des historiens de l’immédiat. Ce que l’individu gagnait en liberté, le citoyen n’allait-il pas bientôt le perdre en fraternité ? Et les citadins, en égalité ? Derrière une Love Parade ouverte à tous les exclus, des free parties sans interdits, se faufilaient, sans mot dire, le trader, l’insatiable show-biz et le tout-à-l’ego.» (Régis Debray, extrait de la préface de Mai 68, une contre-révolution réussie).

« Le vagin de la reine qui prend le pouvoir » œuvre d’Anish Kappor exposée dans les jardins du château de Versailles jusqu’au 1er novembre dernier est une belle illustration de  l’intercession de Big Mother et de « la libération des mœurs » dans le processus contre-révolutionnaire qui nous accable. Une autre contre-révolution, la nazie, était à la pointe de « la libération des mœurs » en Europe.

Nos ennemis, les victorieux soixante-huitards, sont les serviteurs d’une mutation du capitalisme. Ils combattent le travail, la famille et la patrie devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions « modernes » de production et de distribution. Le Front National et Debout la France répondent bien sur ces trois fronts, sur la question de la famille ils commencent à récolter les fruits de La Manif pour tous. On comprend mieux la panique que l’expression du peuple du 6 décembre dernier a provoquée  chez nos ennemis.

Et c’est encore au nom de l’antifascime que l’on combat le peuple. George Orwell était à Barcelone pendant les Journées de mai 1937, il a vu la « gauche » PS-PC noyer dans le sang le peuple ouvrier. Il a ensuite entendu à Londres la cléricature « communiste » traiter de fasciste ce peuple courageux et révolutionnaire. Le « Novlangue » de 1984 doit beaucoup à cette expérience. George Orwell avait compris que c’est désormais au nom de l’antifascisme que l’on réprimerait les peuples.

Parmi ces ennemis de la nation qui nous font la morale et nous menacent, il y a une quantité d’anciens trotskistes (Cambadélis, Dray, Mélenchon, etc…). Ils n’ont pas changé sur le fond, ils ont toujours la même aversion pour la démocratie. « Tout le pouvoir aux soviets, à bas la dictature du parti bolchévique ! » était le mot d’ordre des marins de Kronstadt et des ouvriers de Pétrograd. En 1921 ils seront écrasés par l’Armée rouge dirigée par Trotsky.

« A droite, des voyous, à gauche, des médiocres » déclarait Régis Debray à l’antenne de France Culture le 29 mai 2014. Et de rajouter : « La droite a bazardé le gaullisme, avocats d’affaires qui font du business, la gauche elle, elle a bazardé et le socialisme et la République. Qu’est-ce que la gauche ? C’est l’union du populaire et du régalien, le régalien c’est la puissance publique, l’Etat. On sait bien qu’avec l’Europe telle qu’elle est, machine à déréguler, machine à privatiser, la puissance publique est à quia comme on dit. Quant au peuple, écoutez le peuple, en 2005 il vote contre un traité intereuropéen, trois mois après, la dite classe dirigeante considère que tout cela est nul et non avenu, donc c’est plus en bas que ça se passe». Plus loin : « A l’époque, la gauche était encore la gauche, elle n’était pas francophobe, elle ne craignait pas le peuple, elle avait un mode de vie, elle habitait un peu partout, elle fréquentait les ouvriers, les employés, ce n’était pas encore une fraction de la jetset. Donc effectivement, c’est au nom de ce passé là qu’il m’arrive de regretter cette sorte de trou noir dans laquelle la France se trouve, avec l’Europe d’ailleurs qui est un trou noir dans le monde, et la France est un peu l’homme malade de ce trou noir ».

 Même le Grand Orient, qui n’est plus que l’ombre de lui-même depuis qu’il est passé avec armes et bagages au Grand Occident, nous joue la partition qui sonne faux de la République en danger. Et pourtant c’est bien rue Cadet que fut longtemps exposé le tablier rituel du Grand Orateur, du Substitut des généraux, du Maître symbolique, le pape de la contre-révolution, Joseph de Maistre. Il n’a été retiré que récemment parce que le conservateur avait un doute sur son authenticité !

 Si la forfaiture du 4 février 2008 est de notoriété publique, avoir fait entrer par la lucarne parlementaire le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (maquignonné en Traité de Lisbonne), traité que le peuple avait  sorti par la grande porte du suffrage universel, très peu de gens savent qu’un autre référendum a été très récemment bafoué de la même manière, mais cette fois-ci en catimini. La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, celle qui a réformé les régions dont nous élirons dimanche prochain les représentants, cette loi a subrepticement introduit pour le 1er janvier 2018 la création d’une Collectivité de Corse en lieu et place de l’actuelle collectivité territoriale et des deux départements. Ce rabaissement de la Corse à un TOM, ce démantèlement de la République, les Corses l’avaient rejeté le 6 juillet 2003.

Hier, Manuel Valls a parlé de guerre civile si le FN l’emportait, autrement dit si le peuple recouvrait sa souveraineté. Il a ajouté qu’il faudrait protéger l’islam. Protéger l’islam, c’est une évidence tant l’islam obscurantiste, inégalitaire et totalitaire est l’instrument rêvé pour faire pièce au christianisme qui a donné à l’idée de l’égalité, cette force propulsive universelle et que la Révolution française a laïcisé. L’islam sied à une Europe post-démocratique et à une France post-républicaine. Quant à la guerre civile, une autre évidence dans la bouche de Manuel Valls, parce que « Guerre civile » appartient à la sémantique de propagande de l’ennemi qui a tout intérêt à faire croire à une guerre civile. Guerre civile renvoie trop commodément les belligérants dos à dos en estompant à la fois l’aspect invasion extérieure et la trahison des collabos. Le FLN parlait-il de guerre civile ou de guerre de libération ? Il arrive, hélas, que se superpose un aspect guerre civile comme entre Armagnacs et Bourguignons pendant la Guerre de Cent Ans et plus proche de nous la Commune de Paris ou en 1944 après la Libération. Mais qu’il y ait des collabos ne suffit pas à en faire une guerre civile à part entière. Ce n’est pas l’aspect principal qu’il faut retenir sauf à faire le jeu de l’ennemi. Guerre de libération contre les envahisseurs et les traîtres qui se sont rangés de leur côté, guerre d’émancipation, d’autodétermination, de décolonisation, de reconquête, voilà nos mots !

Quand l’élite compose avec l’ennemi et sacrifie le peuple, la libération ne peut venir que du peuple. Toute personne authentiquement républicaine ne pourra que voter FN, toute personne authentiquement de gauche ne pourra que voter FN, toute personne de droite attachée à la souveraineté nationale ne pourra que voter FN. Voter Front national dimanche prochain contribuera à une reconquête républicaine.

Salut et Fraternité.
Pascal Olivier


vendredi 11 décembre 2015

Dimanche dernier à Toulouse…

Dimanche dernier, j’étais le président d’un bureau de vote dont l’aménagement particulier m’a permis 12 heures durant d’observer la collecte des bulletins de vote par les citoyens venus voter.

Beaucoup ne prenaient que des listes « de gauche », souvent uniquement PS et rouges-verts, ceux-là avaient l’air satisfait et supérieur des choisis du camp du bien, la plupart lançaient un petit regard pour être certain d’avoir été vus accomplir leur acte inouï de résistance ; ce sont ces crétins que l’on voit dos tournés lors de dépôt de gerbes effectués par des élus du Front national.

J’ai même eu plaisir de contraindre celui qui, ostensiblement, avait plié son bulletin rose en public, à faire un passage par l’isoloir. Il y eut aussi ceux, en uniforme de vélocipédistes échappés du Hedebygade, obéissants soldats du totalitarisme vert, qui en sortant de l’isoloir déchiraient bruyamment des listes de « droite », jetant à la poubelle, dans un geste grandiloquent, les ruines imagées de l’unique objet de leur ressentiment.

Volonté de neutralité publique, pratique du respect d’autrui, attachement au rituel républicain, je n’ai vu personne ne prendre que des listes de « droite » ; en revanche beaucoup, mais avec une discrétion pudique ou inquiète ne prenaient que les bulletins du FN et de DLF.

Toulouse, c’est boboland, rien n’y manque : une néo-aristocratie aisée anti-nationale, anti-État, anti-peuple ; une extrême-gauche forte dans la rue – encouragée et protégée par le PS – mais faible dans les urnes ; des écolos politisés jusqu’à la caricature ; des centristes mous et fuyants à souhait, une droite libérale, moderne, ouverte, bref compatible « terra nova ».

Voilà pour le bord qui n’assume plus la Patrie.

Et le PS me direz-vous, celui qui résiste, celui qui demeure, la vieille garde qui ne meurt pas… il n’existe pas ; c’est une sorte de grosse boule qui ressemble à la collecte des résidus de pâte à modeler devenus durs et que l’on agglomère en malaxant un peu. C’est massif, roule bien, c’est aussi très joli, avec des effleurements de toutes les teintes ; ici une volute de vert, un gros pâté rouge ; comme un string affriolant des liens de rose et puis toutes les couleurs de l’arc-en-ciel s’emboîtant l’une dans l’autre. Un peu de bourgeois bleu de Marie en mal d’œcuménisme jouxtant le vert sombre qui regarde vers l’Est ; ah, j’oubliais un effilement orange-brun occitan, n’est-ce pas à Toulouse que le Maréchal Pétain fit l’un de ses plus beaux bains de foule ?

L’ineffable Reynié se croit aussi démonstratif que le courageux Masseret : il se maintient ; des fois que des électeurs, tentés par l’aventure, fassent de l’ombre à Madame Delga, laquelle n’a guère eu de mal à reformer son attrape-tout avec Monsieur Onesta, le pourfendeur légendaire de la bête brune.

Cependant des vignes du Languedoc, des coteaux du Lauragais, des montagnes d’Ariège, de forts bataillons populaires cernent les villes ; Louis Aliot connaît les maux du Sud, il trouve des mots nouveaux, habille l’avenir d’espoir, c’est ainsi. Comme un écho léger et essentiel, Damien Lempereur à été la lanterne qui balise le chemin du patriotisme de demain.

Demain, encore demain, dis Danton, sommes-nous encore loin ?

Gérard Couvert

dimanche 6 décembre 2015

Le Fn aura-t-il seul les ressources pour faire face ?

  Le Fn aura-t-il seul les ressources pour faire face ?

Un article de Gérard Couvert à lire sur Boulevard Voltaire.

dimanche 29 novembre 2015

Si les dirigeants français avaient un peu de culture historique

  Si les dirigeants français avaient un peu de culture historique, un article de Gérard Couvert à lire sur Boulevard Voltaire.

La terrible comparaison entre Poutine et le sous-préfet Hollande

  Jadis, le ridicule prétentieux et simpliste avait un nom : la psychologie de comptoir, aujourd’hui les propagandistes subventionnés de Libé et de l’Obs, qui n’ont plus rien de nouveau à nous offrir, se font les chantres (avec un t ou un c) de l’acte citoyen le plus exemplaire : la résistance de comptoir. Tous en terrasse.

Ceci permet à un fils de famille helvète de réparer un oubli ancien, aller se biturer, sans doute pour calmer sa peur au ventre, pauvre chéri, titou a bobo au ventrou, déjà qu’il est premier ministre du successeur de Boulanger. A propos d’ailleurs, belle époque ou les gens mêmes les plus déplacés avaient un sens de l’honneur, ce qui fit dire à Clemenceau « il est mort comme il a vécu en sous-lieutenant », de notre président, qui bien sûr n’a ni suffisamment de courage pour se suicider ni de classe pour démissionner, nous pourrons dire en 2017: « il est parti comme il est venu, en sous-préfet ».

L’icone de Moscou, hiératique et bienveillante, comme il sied à la grandeur, a reçu notre petit ventripotent, omnipotent attentiste et potentat atlantiste. Poutine est courageux, voire témoigne d’abnégation puisqu’ils se reverront bientôt à Paris. Et que voyons-nous sur les images officielles: un Fabius souriant béatement, Hollande benoîtement, avec un air de groupie demandant un selfie, Le Drian est sombre et semble atterré, Poutine émanant parait le seul conscient des enjeux.

Cependant, le pape s’en vient au pays des safaris et parle de dialogue des religions, de spiritualité partagée, c’est décidément bien loin l’Argentine ! Rabat aussi, l’effarante manière d’être de l’invraisemblable ministre du chômage, légèreté insipide, façade irresponsable comme sa sœur la Najat, intrigantes immatures ; il y a des femmes voilées de l’intérieur.

D’autres sont enfumées pour toujours comme cette députée du Bundestag, sur les traces de Aubry, exultant au remplacement de population en cours, et, pour finir cette galerie de portraits inquiétants un dernier venant du moule de la social-démocratie, celle qui nous détruit comme le libéralisme nous broie, une vice premier-ministre suédoise en pleurs, sur l’effondrement de son mythe du bon migrant.

Tristes normalitudes.

Gérard Couvert

vendredi 27 novembre 2015

Hollande est complice d’Erdogan, et responsable de son arrogance

  L’avion russe abattu en Syrie n’est pas un exemple du double jeu turc, non, c’est une manifestation de la duplicité islamique. La Turquie n’est pas contre le rétablissement du califat mais le juge prématuré. Elle pense qu’il retrouvera son lustre à Istanbul et non pas à Bagdad. Ce n’est pas qu’un problème de fierté nationale, c’est aussi le résultat d’une analyse théologique et d’une vision géopolitique.

Hollande acceptant le pacha Ahmet Davutoglu au défilé de Paris le 11 janvier, tolérant la venue et les propos du sultan Erdogan à Strasbourg – capitale européenne comme chacun sait – est en partie responsable de l’arrogance turque, même si aujourd’hui c’est « sa coalition » qui en est la victime.

Le jour est choisi avec cynisme ; le président français était en visite, implorant une aide pour accentuer sa remontée dans les sondages. Dans la relation antique patron/client qui est celle qui lie les deux présidents, l’intérêt est toujours ascendant et Hussein Obama est bien peu pressé d’augmenter l’efficacité militaire contre l’EI. Notre globe-trotter était ce jeudi à Moscou qui fait les yeux doux à la France.

Mercredi, il recevait à Paris la Merkel, meilleure alliée des Turcs. L’Histoire ne bégaye pas mais elle permet de voir des lignes directrices, ainsi Turcs et Allemands partagent le goût pour les coups diplomatiques tordus,  pour le lebensraum et le concept de race, pour les génocides. Sait-on que des officiers du Kaiser étaient présents lors du massacres des Syriaques ? Nostalgie de la Namibie sans doute.

Souvenons-nous des efforts faits pour faire entrer l’Allemagne à la SDN, par qui et pour quels résultats. Qui ? Cette part de l’intelligentsia que l’on retrouvera dans les ministères de Pétain et qui se recycleront dans un pan-européisme germano-centré. Le résultat : le désarmement moral de la France.

Souvenons-nous de Victor Hugo empêchant l’extradition d’un terroriste russe et des deux bombes successives qui tuèrent Alexandre II, le réformateur. Souvenons-nous des mots de haine de la gauche et du centre contre le Shah d’Iran, moderne et aussi laïque qu’il pouvait l’être.

Une immense recomposition mondiale devient possible et va avoir lieu. Dans chaque région de la terre, les mondialistes, islamistes, libertaires ou libéraux, voire leur alliance, s’opposeront aux souverainistes nationaux ; cultures différenciées et ancrées contre mercantilisme anglo-saxon et magouille spirituelle coranique. Dans la sphère moyenne-orientale des retournements incroyables sont envisageables, particulièrement en ce qui concerne Israël.

Après avoir loupé la décolonisation, trop précoce, disait Senghor, lequel est d’ailleurs considéré comme un traître par la gauche, après être passé à côté de la fin du bloc soviétique et avoir encouragé le nouvel Anschluß, grâce à Mitterrand qui justement faisait partie de l’administration Vichyste, après le refus des opportunités historiques de 1999 et de 2005, la France va-t-elle se dissoudre faute d’avoir choisi des patriotes ?

La destruction de cet avion aura peu de répercussions militaires. Ceux qui attendent des frappes contre la Turquie ne comprennent pas ce qui est en jeu. Poutine à trop de sang-froid pour tomber dans un piège aussi grossier. Les Russes ont depuis ce matin intensifié les frappes aériennes dans les monts turkmènes, sans doute que leurs fusiliers marins vont se battre aux côtés de l’armée de Bachar Al Assad, accélérant la reprise de la frontière nord désertée par les forces spéciales turques qui ne se font aucune illusion sur leur sort si des Russes les rencontrent. Les Kurdes du PKK vont recevoir sous peu des missiles air-sol performants mais pas trop. Erdogan est assez mégalo pour tenter autre chose contre les Russes, la réaction sera alors rapide, brutale,  mesurée et si possible indirecte.

Au contraire les répercussions sociologiques et politiques de cet acte en feront sans doute le point de départ d’une nouvelle période dans l’histoire du monde qui pourrait bien prendre le visage d’une dé-mondialisation économique sur fond de contraintes écologiques.

Gérard Couvert

jeudi 19 novembre 2015

Nous sommes juste en guerre… de civilisation

  Non, ce n’est pas la guerre. Depuis quelques semaines, j’avais l’idée d’écrire un article qui se serait intitulé « heureusement, ils sont cons », mon intention était de montrer comment des terroristes pouvaient mettre la France à genoux avec des actions assez simples à monter.

A l’entrée des grandes villes, des pylônes haute-tension se trouvent le long d’autoroutes, pour ceux qui disposent d’une alarme, le temps d’intervention est supérieur à celui qu’il faut pour mettre en place quelques centaines de gramme d’explosifs qui feront s’abattre le pylône et les câbles sur l’autoroute. Si simultanément 5, 8, 10, 15 attentats ont lieu les conséquences sont : privation d’électricité sur des centaines de milliers de points de distribution, effondrement en cascade (19h. un vendredi de fin Janvier ) de tout le réseau électrique national (*), blocage de sortie de villes avec répercussion globale sur toute la circulation urbaine, accidents à répétition, difficulté de déplacement des secours, interruption des communications, noir dans les rues, panique générale assurée décuplant les effets.

Il est facile de produire et de transporter des substances hautement toxiques, les dizaines de milliers de captages ou autres éléments de la chaîne de distribution d’eau potable ne sont pas protégeables, là encore une action multiple concertée pourrait entraîner des morts et une psychose considérable.

Plus complexe, mais nécessitant peu d’intervenants, serait la création d’une brèche au point de rupture de l’un des barrages hydro-électriques datant d’avant-guerre, en période de remplissage maximum cette action aboutirait à la destruction de l’ouvrage puis par répercussion entraînerait la ruine des autres barrages situés en aval, le tout dans des vallées étroites, habitées, souvent industrielles et débouchant dans des villes qui seraient ravagées par la vague.

Des milliers de kilomètres de lignes ferroviaires sont des cibles de moindre importance mais sans aucune possibilité réelle de surveillance, particulièrement dans le cas d’une attaque-suicide.

Nos gouvernants ont de la chance – et nous ? – en venant, d’une façon discutable, sur les lieux des attentats, à Charlie Hebdo puis, c’était prévisible, au Bataclan, ils prennent un risque considérable : observez les images, il y a à chaque fois dans leur proximité des véhicules garés, il suffirait que l’un d’entre ait été mis là bourré d’explosifs. Commandée à distance, l’explosion aurait des conséquences considérables, inouïes, d’autant plus que par soucis de communication et de leur destin personnel, les ministres les plus emblématiques se pressent outrageusement dans le champ des caméras. Concernant la présence conjointe du président de la République et du Premier ministre, il s’agit d’une démonstration supplémentaire de leur amateurisme et de leur manque d’implication réelle.

Ces horreurs seraient des actes de guerre contre la France, l’obligeant à des mesures extrême de limitation des libertés publiques, et à des actions militaro-policières libérées des contraintes du droit ordinaire ; c’est d’ailleurs le sens des propositions du président devant le congrès. Cent cinquante djihadistes suffiraient à exécuter successivement ces actions ; avec un ordonnancement calibré, les activités économiques, culturelles, politiques du pays seraient suspendues durablement ; au moins 10% du PIB serait dilapidé en quelques semaines, le traumatisme social modifierait à jamais les segmentations politiques, la forme même du gouvernement serait remise en cause.
Ceci serait la guerre asymétrique redoutée, et, l’avertissement de Manuel Vals le confirme, nous n’avons aucun moyen de l’empêcher.

Heureusement qu’ils sont cons ! Ou bien est-ce autre chose ?
L’islam a le temps et manipule des symboles au-delà des faits. Ces attentats s’inscrivent dans cette pratique. Le but ultime des musulmans est celui assigné par le coran : faire du monde entier la maison d’Allah, les moyens importent peu, les échecs intermédiaires sont sans importance, la durée n’est pas prise en compte.

Les tueries de vendredi ne sont ni une action de guerre, ni même un avertissement, nous ne sommes en fait pas concernés, ce sont les musulmans vivant en Europe qui sont les destinataires du message.

« Nous pouvons frapper où nous voulons, nous nous rapprochons de vous, ne soyez pas tentés par la mécréance ; vous êtes encore trop liés aux non-musulmans, trop proches d’eux, mais voyez comme ils ont peur de vous et ne vous désignent pas, au contraire ; vous n’avez pas encore assez marqué vos territoires conquis par l’islam, pour leur paix, les mécréants sont prêts à concéder davantage. Ne cessez pas de nous envoyer vos fils car vous savez comme ils sont forts et proches d’Allah. Voilez vos filles qui sont trop impudiques, car les lieux maudits seront frappés, tournez-vous vers l’islam car là est votre sécurité. »

La suite est connue, bientôt des imams considérés, à raison ou le plus souvent à tort, comme « modérés » seront la cible d’assassinats, surtout avec la fermeture officielle des mosquées dites salafistes, distinguo commode permettant de ne pas viser l’Arabie Saoudite.

L’invasion migratoire suscitée par Erdogan sera relancée dés que l’U.E. aura montré son absence de volonté d’en inverser le sens.

Quelques déséquilibrés et autres loups solitaires continueront de maintenir le débat hors du champ de la réflexion ontologique de l’être musulman.

La nationalité française accordée sans réciproque intime continuera d’installer deux peuples sur le même territoire en interdisant au premier, le seul légitime, la défense de son mode de vie : les pouvoirs publics ne pourraient pas gérer un mouvement dont 2005 ne serait que la gentille répétition ; l’Etat islamique le sait.

L’angélisme, autre nom de la pleutre complicité, et la faiblesse organisée de notre parole civile, ont permis que se forme une chaîne, sorte de cordon Bickford, dans toute la communauté musulmane en France (et en Europe), le fond idéologique est connu, Daesh vient de le rappeler ; peu importe que les soi-disant extrémistes ne soient que 10, 15 ou 20 %. Au milieu d’essence, l’eau aide la combustion. Un extrémiste comme son nom l’indique se trouve au bout de quelque chose auquel il est indissociablement lié ; et cette chose, ce terreau, n’est pas combattu.

La revendication par le califat doit être lue dans l’esprit de ceux qui l’ont écrit ; la sourate 63 – les hypocrites – n’est pas un choix innocent, surtout précédé du rappel précédant sa citation. Chacun doit lire et considérer la répercussion des versets 3 à 5 remis dans le contexte d’un islam de France, vaguement en voie de sécularisation.

Non ce n’est pas la guerre que l’on vous décrit d’un monde civilisé et pacifique, auquel appartiendrait un islam occidentalisé, contre un monde dominé par une pensée moyenâgeuse ; il s’agit de la poursuite intemporelle d’une folie globalisante d’un système de pensée incapable d’accepter l’Autre comme légitimement différent. Nous leur proposons d’êtres nous, et le coran leur rappelle sans cesse que nous devons devenir eux ; de gré ou de force.

Ce qu’ils veulent, c’est la guerre intérieure, que je ne nomme pas civile, ce sont les banlieues se barricadant, l’appel obligé à l’armée, les tours des cités bombardées ; voilà leurs rêves, croyez-vous que les habitants de ces lieux résisteront longtemps à la terreur religieuse puis physique ? Bien sûr que nous reprendrons le contrôle, pour cette fois, eux s’en moquent, l’islam a le temps, mais ensuite ?

L’Italie, pourtant bon élève du prêchi-prêcha différentialiste, pourrait être le prochain pays visé, avec la même intention ; la Grande Bretagne à t-elle fait assez en matière financière pour espérer être épargnée ; l’Espagne a déjà subi cette violence, mais Al-Andaluz refuse encore trop de mosquées ; l’Allemagne a donné ses gages en appelant la foule migrante.

Chez nous, le déclenchement se fera par la destruction d’un monument emblématique, le feu à Chambord, l’explosion du cénotaphe de Glanum, le soufflage des vitraux de Chartres, des milliers de cibles potentielles et aucun moyen de les préserver. Palmyre n’a pas servi de leçon à des dirigeants incultes, insipides, assensuels et incapables donc de percevoir le sens de cette destruction : l’islam manipule des symboles.

Nous sommes désarmés, fragiles parce que nous ne voulons pas admettre que le combat est culturel, en ce sens c’est une guerre de civilisation.

Gérard Couvert


lundi 16 novembre 2015

Traîtres, collabos, nous allons vous balayer

  Honte, honte, honte à vous.

Traîtres, vous rejoignez la lie des pires, honte à vous, soyez flétris à jamais, gouvernants félons, informants dévoyés. Parce que vous saviez.

Non je ne pense pas aux victimes, non je n’attends pas avec effroi des informations, non je n’ai pas le cœur serré, j’explose de colère, vous êtes les coupables, vous serez comptables de nos morts. Coupable toute la classe politique, coupables tous les journalistes, tous responsables, tous volontairement complices de ces assassinats. Parce que vous saviez.

Oui je déborde de haine contre ces musulmans assassins, et je sais que ce sont de bons musulmans.

Ils sont des barbares, victimes consentantes de leur inhumanité, forcenés prisonniers d’une idéologie mortifère, qui partout, de tout temps en toutes circonstances apporte la mort, la désolation, la violence, la régression. Et vous le savez.

Mais c’est vous, traîtres, parce que vous savez ce que recèle l’islam, qui par lâcheté, par conformisme, par intérêt, par stupidité, par détestation de la France avez laissé ce poison envahir notre pays, et qui, encore ces jours-ci nous contraignez à accepter les frères des assassins de nos enfants. Vous saviez.

Vous savez ce qui se dit dans les mosquées, la même chose à Raqqah ou à Paris.

L’islam se nourrit de violence et de symboles, ces corps rue de Charronne – est-ce un hasard – sont le résultat des mensonges, des tromperies, des manipulations, du refus de la France, propagés par une intelligentsia parisienne décatie, médiocre, malsaine, vautrée dans la facilité, méprisant la patrie, seule garante de notre civilisation.

Nous allons vous balayer.

Gérard Couvert

samedi 14 novembre 2015

Quoi ! des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers !

  Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !

jeudi 12 novembre 2015

11 novembre : qu’avez-vous fait de notre France, de notre sang ?

  J’étais ce matin 11 Novembre à une cérémonie devant un monument aux morts ; c’est toujours, pour moi, l’occasion d’une rêverie introspective, d’une immersion dans le passé : je suis là, mais je me désintéresse du détail de la commémoration, au fil des prestations de personnages jouant leur rôle, de la musique militaire jouant sa partition, du public jouant avec ses photographies, je me laisse glisser dans un état d’âme onirique.

Ainsi suis-je transporté en moi-même dans un passé ; mais lequel ? Celui de ces soldats tenaces – pour la plupart – à qui nous peinerions à trouver des successeurs s’il le fallait? Non . Un passé plus récent qui s’effile sans que jamais il ne soit évoqué, un avant auquel semble désormais appartenir ce rituel républicain : une époque d’une France en accord avec ses élites lesquelles provenaient directement de son Peuple, à qui elle donnait son sein.

Mère patrie, mère pays des pères. N’est-ce pas une réponse éclatante, essentielle.

Ces gens, là font semblant.  Aucun n’est investi de ce qu’il fait, aucun ne prolonge le sens des mots, sacrifices, héros, nation, agression, résistance, barbarie, invasion, qu’ils prononcent jusqu’à l’écœurement. Théâtre indigne où l’on tue une seconde fois les honorables et où l’on ressuscite ceux qui ont failli.

Dans cinq ans, lorsque le gouvernement Juppé-Bayrou-Valls-Macron annoncera la lumière infinie, le Graal atteint, la non-vie paisible,  avec la mise en place, à Lübeck des services du grand ministère européen de l’économie, il n’y aura chez eux aucune tristesse, aucun regret, juste une question : qu’est-ce qu’on fait maintenant, que reste-t-il à détruire, où surnage l’âme meurtrie des Peuples qui furent libres ?

N’ayant plus qu’à appliquer des instructions-recommandations qui ne seront même plus traduites en français, puisque les ex-citoyens n’en seront pas informés, il faudra qu’ils trouvent des occupations pour maintenir le plus longtemps possible l’illusion démocratique.

Par exemple ils pourront convertir les monuments aux morts – lesquels seront bien dérangeants pour le Schultheiß européen nommé à la place de nos préfets –  chaque passant s’y sentant accusé, interpellé: « qu’avez-vous fait de notre gloire, de notre France, de notre sang ? ». D’ores et déjà  je suggère d’en faire des stèles à la gloire d’un cocu ambigu et d’y inscrire en lettres d’or: « A Panurge la dictature européenne reconnaissante ».

Gérard Couvert

mardi 22 septembre 2015

Tous les patriotes à la manifestation du Siel contre le populicide qui vient

  Tous les patriotes à la manifestation du Siel contre le populicide qui vient, Reconquête républicaine appelle les patriotes à participer à la manifestation du Siel contre l’invasion migratoire, le 24 septembre prochain.

Un vent de révolte et de libération avait commencé à souffler en Europe en 2009-2010. Ayant pris la mesure de la résistance des peuples européens le président turc Abdullah Gül avait exigé en 2011 à Iaroslavl plus d’émigration vers l’Europe pendant que son premier ministre Recep Tayyip Erdoğan sillonnait la même Europe en martelant que l’assimilation est un crime contre l’humanité. Aujourd’hui la Turquie qui soutient l’Etat islamique organise à partir de son territoire l’invasion de l’Europe.

« Dans les républiques, au contraire, il existe un principe de vie bien plus actif, une haine bien plus profonde, un désir de vengeance bien plus ardent, qui ne laisse ni ne peut laisser un moment en repos le souvenir de l’antique liberté : il ne reste alors au conquérant d’autre parti que de détruire ces États ou de venir les habiter. » (Extrait du chapitre 5 du Prince de Nicolas Machiavel)

Le Siel a raison de préciser que François Hollande n’a pas été mandaté par le peuple pour conclure avec Merkel et Junker des accords pour accueillir cette invasion. Comme le dit Marie-France Garaud les velléités étatiques de l’Allemagne se sont le plus souvent soldées par des catastrophes. 

La proclamation du Deuxième Reich le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles provoque deux mois plus tard, le 18 mars 1871, le début de la Commune de Paris, quand le peuple et la Garde nationale reprennent possession de leurs canons. Le peuple ne s’accommode pas des défaites parce qu’il sait pertinemment qu’il paiera le plus lourd tribut aux armistices et redditions comme c’est le cas aujourd’hui dans les territoires perdus de la République. Les monarchistes des provinces, majoritaires à l’Assemblée nationale, étaient favorables à l’armistice comme notre oligarchie est aujourd’hui favorable à l’islam.

L’immense Charles Péguy, à qui par deux fois le Siel a rendu hommage, avait écrit à propos de la Commune de Paris : « Le 18 mars fut une journée républicaine, une restauration républicaine en un certain sens, et non pas seulement un mouvement de température, un coup de fièvre obsidionale, mais une deuxième révolte, une deuxième explosion de la mystique républicaine et nationaliste ensemble, républicaine et ensemble, inséparablement patriotique ».  Le salopard Adolphe Thiers avait obtenu du Deuxième Reich la libération des soldats français emprisonnés pour massacrer le peuple de Paris. Il y a une certaine filiation, sinon une filiation certaine entre Thiers et les nouveaux Versaillais UMPS. 

Comme le dit Francis Cousin le Grand Remplacement n’est pas anti-blanc, il est anti-révolutionnaire, anti-communard. Au Japon il n’y a pas de Grand Remplacement parce que la soumission y est culturelle. L’Europe (et particulièrement la France, nation politique par excellence) est un continent de peuples révolutionnaires aux antipodes du despotisme oriental. Spécificité révolutionnaire de l’Europe et non pas de «l’Occident », l’Amérique du Nord n’a pas cette caractéristique.

Avec le Grand Remplacement et l’islam plus besoin de police, de gendarme, on n’envoie plus la troupe contre le peuple, et pour cause. Le peuple est terrorisé, mis en coupe réglée, pillé, assassiné. Jamais la répression n’a été aussi efficace.

Nous subissons une offensive sur trois fronts. Les victorieux soixante-huitards (68, une révolution orange avant l’heure, autrement-dit une contre-révolution) sont les serviteurs d’une mutation du capitalisme. Ils combattent le travail, la famille et la patrie devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions « modernes » de production et de distribution. On ne peut pas contrer de façon parcellaire cette triple offensive, ce serait la défaite assurée. Le Front National, le Rassemblement Bleu Marine et Debout la France répondent bien sur les trois fronts, sur la question de la famille ils commencent à récolter les fruits de la Manif pour tous. 

Tous à la manifestation du Siel contre la déferlante migratoire !

Pascal Olivier


samedi 12 septembre 2015

Reconnaissance du génocide des Arméniens, honte à l’Etat d’Israël

  Reconnaissance du génocide des Arméniens, honte à l’Etat d’Israël un article de Pascal Olivier à lire sur Boulevard Voltaire.

Un article qui évoque l'un des très rares actes de résistance des Arméniens au génocide. 

L'épilogue heureux de cette épopée a cent ans ce jour.

Le célèbre roman de Franz Werfel Les Quarante Jours du Musa Dagh qui en est inspiré circulait sous le manteau dans le ghetto de Varsovie.

La deuxième partie de l'article aborde l'incompréhensible non reconnaissance du génocide par l'Etat d'Israël.

lundi 24 août 2015

Comment on doit gouverner les États ou principautés qui, avant la conquête, vivaient sous leurs propres lois

  Quand les États conquis sont, comme je l’ai dit, accoutumés à vivre libres sous leurs propres lois, le conquérant peut s’y prendre de trois manières pour s’y maintenir : la première est de les détruire ; la seconde, d’aller y résider en personne ; la troisième, de leur laisser leurs lois, se bornant à exiger un tribut, et à y établir un gouvernement peu nombreux qui les contiendra dans l’obéissance et la fidélité : ce qu’un tel gouvernement fera sans doute ; car, tenant toute son existence du conquérant, il sait qu’il ne peut la conserver sans son appui et sans sa protection ; d’ailleurs, un État accoutumé à la liberté est plus aisément gouverné par ses propres citoyens que par d’autres.

Les Spartiates et les Romains peuvent ici nous servir d’exemple.

Les Spartiates se maintinrent dans Athènes et dans Thèbes, en n’y confiant le pouvoir qu’à un petit nombre de personnes ; néanmoins ils les perdirent par la suite. Les Romains, pour rester maîtres de Capoue, de Carthage et de Numance, les détruisirent et ne les perdirent point. Ils voulurent en user dans la Grèce, comme les Spartiates ils lui rendirent la liberté, et lui laissèrent ses propres lois mais cela ne leur réussit point. Il fallut, pour conserver cette contrée, qu’ils y détruisissent un grand nombre de cités ; ce qui était le seul moyen sûr de posséder. Et, au fait, quiconque ayant conquis un État accoutumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébellion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le souvenir des anciennes institutions, que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la longueur du temps ni les bienfaits d’un nouveau maître. Quelque précaution que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dissout point l’État, si l’on n’en disperse les habitants, on les verra, à la première occasion, rappeler, invoquer leur liberté, leurs institutions perdues, et s’efforcer de les ressaisir. C’est ainsi qu’après plus de cent années d’esclavage Pise brisa le joug des Florentins.

Mais il en est bien autrement pour les pays accoutumés à vivre sous un prince. Si la race de ce prince est une fois éteinte, les habitants, déjà façonnés à l’obéissance, ne pouvant s’accorder dans le choix d’un nouveau maître, et ne sachant point vivre libres, sont peu empressés de prendre les armes ; en sorte que le conquérant peut sans difficulté ou les gagner ou s’assurer d’eux.

Dans les républiques, au contraire, il existe un principe de vie bien plus actif, une haine bien plus profonde, un désir de vengeance bien plus ardent, qui ne laisse ni ne peut laisser un moment en repos le souvenir de l’antique liberté : il ne reste alors au conquérant d’autre parti que de détruire ces États ou de venir les habiter.

Chapitre 5 du Prince de Nicolas Machiavel

dimanche 9 août 2015

Aix-en-Provence : le « socialiste » Castronovo refuse d’honorer la mémoire d’Hervé Cornara

  Lors du dernier Conseil municipal d’Aix-en-Provence le 23 juillet 2015, j’ai demandé une minute de silence par une question orale en hommage à Hervé Cornara le premier décapité sur notre sol.

« Madame le Maire,

Suite à la sauvage décapitation de notre compatriote Hervé Cornara par Yassin Salhi le 26 juin 2015, j’avais demandé une minute de silence lors du CM du 29 juin. Vous aviez refusé arguant que c’était peut-être une vengeance personnelle. J’avais répondu que couper la tête de quelqu’un et accrocher sa tête sur un grillage encadrée de deux drapeaux de l’Etat islamique cela ne faisait aucun doute quant à un acte terroriste islamiste.

Le gouvernement et les médias dominants ont tout fait pour relativiser la gravité de la décapitation islamique sur le sol français osant même expliquer que cet abominable crime pouvait être la conséquence d’un simple conflit de travail malgré les évidences d’où votre réticence à faire cette minute de silence. L’enfumage a réussi. Je suis effarée par l’inaction de nos concitoyens car Hervé Cornara est le premier mais ne sera malheureusement pas le dernier décapité en France par un barbare.

Aucun rassemblement n’a été programmé par les autorités comme cela avait été fait pour Charlie Hebdo pour rendre hommage à la victime. Pourtant la gravité de l’acte sordide aurait mérité de grands rassemblements à travers tout le pays. Il est vrai qu’ Hervé Cornara n’était pas journaliste ! C’était juste un gentil patron ne faisant pas partie de la caste médiatique des biens-pensants professionnels qui nous dictent ce que l’on doit penser et dire au risque d’être frappé d’ostracisme si l’on ne pense pas comme eux.

Yassin Salhi a été mis en examen pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste par le parquet de Paris.

Je pense que plus rien ne s’oppose à ce que nous fassions une minute de silence à sa mémoire. »

Ne doutant de rien, le Conseil de l’Europe à travers son « Alliance Parlementaire contre la Haine » n’a pas trouvé mieux que de dire le 23 juin 2015 (donc quelques jours avant l’assassinat de Hervé Cornara): « De nos jours, des pays comme la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont affaire à une nouvelle génération de jeunes dont les idées se radicalisent et qui rejoignent les combattants en Syrie ou dans d’autres théâtres de guerre de la région. Ce phénomène est de plus en plus intimement lié à l’islamophobie »

En d’autres termes ce qui arrive c’est de notre faute à cause de notre islamophobie ! Je vous laisse juge !

Pour paraphraser De Gaulle à propos de l’ONU vous comprendrez mieux pourquoi je suis contre « ce machin » le Conseil de l’Europe.

Je vous demande Madame Le Maire de faire cette minute de silence et vous en remercie. »

A la stupéfaction générale, un conseiller du groupe PS « Démocratie pour Aix » Lucien-Alexandre Castronovo est sorti de la salle en disant qu’il refusait de faire cette minute de silence. Les 11 autres élus PS ont fait la minute de silence et leur tête de liste n’a pas compris son attitude. Plusieurs personnes ont twittté pour informer de cet acte abject et inqualifiable. Je suppose que M. Castronovo (ancien professeur) approuve ce qu’ont fait certains élèves en 2012 lors des « exploits » de Mérah et bien sûr en janvier 2015 après les assassinats dans les locaux de Charlie Hebdo et du supermarché Casher : refuser d’observer la minute de silence.

Comment la « gauche » bien-pensante si apte à nous donner des leçons peut-elle se comporter de la sorte ? Doit-elle toujours exonérer les actes terroristes alors qu’ils sont faits par des musulmans pour ne pas « stigmatiser, amalgamer » ces personnes qui ne font qu’appliquer les textes du Coran? Ces bouffeurs de curés qui fustigent l’Eglise catholique et les catholiques traditionalistes qu’ils traitent d’extrémistes feraient bien de s’intéresser au Coran. Que je sache les « extrémistes catholiques » ne posent pas de bombes, ils disent une partie de la messe en latin. Oh ! Crime suprême ! Ayez peur des catholiques, braves Français !

L’aveuglement idéologique de M. Castronovo reflète les idées de la « gauche » et d’une certaine droite, ils refusent l’évidence et banalisent la barbarie.

Lors du Conseil, je lui ai fait part de mon indignation et lui ai dit que je n’avais pas de leçon à recevoir de lui.

Il est évident que je refuserai dorénavant de saluer ce monsieur.

Josyane Solari
Conseillère Municipale RBM
Membre du Directoire de Reconquête républicaine


lundi 22 juin 2015

Pourquoi végétarien je défends et soutiens la chasse et la corrida

logo Verbatim du discours prononcé par Pascal Olivier, président de Reconquête républicaine, lors de la conférence, Les problématiques de l'abattage rituel, le 22 avril 2015 à Aix-en-Provence. Conférence à l’initiative et organisée par Josyane Solari, conseiller municipal Bleu Marine d’Aix-en-Provence et membre de Reconquête républicaine. Invité : Alain de Peretti, conférencier et président de Vigilance halal (vidéo à venir).

En complément de lʼexcellente conférence que vient de nous donner Alain de Peretti jʼaimerais vous faire part en, vrac, de quelques réflexions dʼordre général qui entrent en résonance avec des pratiques personnelles.

Je suis en quelque sorte doublement opposé à lʼabattage rituel, une première fois au titre de mon engagement associatif et politique dans Reconquête républicaine, et une deuxième fois au titre dʼune éthique personnelle, je suis depuis une vingtaine dʼannées végétarien, végétarien par compassion envers les bêtes, pas par sensiblerie, et pas spécialement par amour, nʼest pas Brigitte Bardot qui veut. Dʼailleurs, il nʼest pas forcément nécessaire d'aimer les animaux pour se conduire humainement avec eux, avec philanthropie. Plutarque concevait une philanthrôpia étendue aux animaux.

Certains penseurs considèrent que cʼest avec lʼélevage et lʼabattage industriel que nous sommes sortis du néolithique, (néolithique au sens de la révolution néolithique). La philosophe Catherine Larrère pense qu’il y a rupture du contrat « domestique » initié par nos ancêtres au néolithique. Rupture du contrat que nos ancêtres avaient passé avec les animaux qu'ils domestiquaient, une sorte dʼéchange respectueux que lʼon voit encore aujourd'hui dans certaines fermes artisanales.

Faut-il manger les bêtes ou pas ? Cette question taraude lʼhomme depuis longtemps. Si nous étions carnivores nous ne pourrions pas vraiment nous poser la question. Par chance nous sommes omnivores, nous avons la dentition et le système digestif de granivores- frugivores, si on avait pas inventé le feu ou le hachoir nous aurions bien du mal à déchiqueter la viande. Nous avons un intestin moyennement long, sept mètres environ, ce nʼest donc pas pas lʼintestin court des carnivores qui fait environ trois mètres ni lʼintestin long des herbivores qui atteint quinze mètres. Dʼaprès des études récentes nous nous situons dans la chaîne alimentaire au niveau du cochon et de lʼanchois. Nous voilà en bonne compagnie !

Faut-il ou pas manger les animaux ? La réponse dans la Grèce antique était partagée selon lʼécole philosophique à laquelle on appartenait. L'autorisation de manger de la viande est relativement tardive dans l'histoire des Hébreux, puisqu’elle date dʼaprès le Déluge, quand Dieu a compris que les hommes nʼétaient pas bons et qu'on ne pouvait pas leur interdire de tuer pour manger. Mais cette autorisation sʼaccompagne de prescriptions alimentaires. Les Hébreux pensaient que le sang était le support de l'âme. Considérant qu’il est déjà terrible de voler sa vie à un animal, ils ne voulaient pas, de plus, lui prendre son âme. Il fallait donc lʼégorger, et faire couler entièrement son sang avant qu'il ne meure. La philosophe Elisabeth de Fontenay pense que le temps des sacrifices a été un âge dʼor pour les bêtes, qu’elles y jouissaient dʼun statut dʼêtre animé, digne de considération. Le christianisme a aboli le sacrifice animal puisque Dieu sʼest offert en sacrifice tel un agneau. Les chrétiens nʼont du coup guère dʼinterdits alimentaires sinon justement celui de ne pas consommer de la viande sacrifiée à un dieu, Dieu sʼétant lui-même donné en sacrifice.

Mais les contraintes de lʼindustrialisation, ajoutées aux obligations rituelles engendrent lʼhorreur au centuple. La dérogation à lʼétourdissement des bêtes pour lʼabattage rituel est une monstruosité comme Alain de Peretti lʼa brillamment démontré. Le fait que plus de 60 % de la viande abattue soit halal pose un problème politique rarement abordé.

Si lʼon a coutume de déplorer une fiscalité islamique assortie dʼun monopole discriminatoire à lʼembauche, les tueurs-sacrificateurs ne pouvant par définition être des « mécréants », on parle beaucoup moins dʼune sorte de monopole de la violence légitime conférée à lʼislam. Le monopole de la violence légitime est une expression inventée par le sociologue Max Weber pour définir la caractéristique essentielle de l'État en tant que groupement politique, le seul à bénéficier du droit de mettre en œuvre, lui-même ou par délégation, la violence physique sur son territoire. On pense évidement principalement à la police et à lʼarmée. Jʼose par analogie étendre cette notion de monopole de la violence légitime au droit de tuer les animaux par délégation. Or à quoi assiste-t-on ?

Avec d'un côté le halal généralisé et de l'autre côté les campagnes anti-chasse et anti- corrida il n'y aura bientôt plus que les mahométans qui auront le droit de tuer.

A l'exception notable de la fondation de Brigitte Bardot et de quelques rares autres organismes comme Vigilance halal, la plupart des associations de défense des animaux sʼoccupe principalement à faire interdire la corrida et la chasse ; un peu comme naguère de prétendues féministes, Les Chiennes de garde, sʼactivaient contres les propos mâles et rustiques de syndicalistes de France culture à lʼencontre de leur directrice Laure Adler surnommée «la Pompadour», pendant que dans les territoires perdus de la République les mêmes prétendues féministes laissaient les jeunes filles se débattre entre viol et voile.

Dans ces conditions le végétarien que je suis se voit dans lʼobligation de passer outre ses choix éthiques personnels et de défendre et soutenir la chasse et la corrida, par loyauté envers la Nation. Ne pas le faire reviendrait à la trahir.

Dans le même ordre dʼidée je ne suis pas favorable aux menus de substitution végétarien dans les cantines et ailleurs tant que la dérogation à lʼétourdissement des bêtes pour lʼabattage rituel subsistera. Le plus souvent il sʼagit de menus halal déguisés, de menus sans viande mais avec poisson appelés abusivement végétarien. Depuis quand les poissons appartiennent au règne végétal ou minéral ? Et même sʼil sʼagissait dʼun véritable menu végétarien on sent bien qu’il sʼagit dʼun pis-aller pour temporiser, dʼun marchepied, en attendant le halal généralisé dans les cantines.

En revanche lorsque lʼabattage rituel aura disparu, il me semble que le menu de substitution végétarien pourra avantageusement remplacer, les menus sans porc, les menus sans viande, etc... Un menu de substitution laïque en quelque sorte, qui placerait le sacré républicain au-dessus des particularismes et qui tout en mettant fin aux chicanes, réclamations et surenchères communautaristes ferait droit à la question philosophique posée à lʼhomme depuis la nuit des temps et rendrait un peu ridicules ces misérables interdits et obligations eu égard à la gravité de la question.

Je finis avec une citation dʼElisabeth de Fontenay tiré de son livre Sans offenser le genre humain : « Il faut que la question animale redevienne une question sociale, comme elle lʼétait pour Michelet, pour Hugo qui, hommes de progrès, requéraient qu’on élargît la cité afin dʼy accueillir les bêtes (...) Ce que nous faisons à tous les vivants doués de sensibilité et porteurs de mondes, il faut en effet savoir que cʼest à nous-mêmes qu’en fin de compte nous le faisons. »

Merci de votre attention.

Pascal Olivier

jeudi 21 mai 2015

Belkacem aux portes de Palmyre

  Ali rapporte: «Le Messager de Dieu a dit: « Les anges n’entrent pas une maison dans laquelle il y une image, une femme ayant ses règles ou un chien ».»

Al-Bukhârî , celui qui écrit « l’authentique », recueil de stupidités islamiques, le redit « Les anges n’entreront pas dans une maison où il y a un chien, ni dans celle où il y a des images. » Inutile donc de requérir Al-Nawawi, Abu-Hayyan, et tous les savants barbus, la cause est entendue : les images c’est l’horreur absolue ; au niveau des chiens et des femmes impures, pire que les Juifs, c’est dire !

Donc ce n’est pas bien de vouloir imiter Dieu ; tu es né crasseux et inculte dans un désert aride, tu le restes ! bon tu peux améliorer l’ordinaire avec quelques razzous chez les chrétiens qui bossent mais sinon tu ne joues pas avec l’Art : l’abus de liberté est dangereux !

D’ailleurs n’est-il pas ajouté « Ceux qui seront punis avec le plus de sévérité au jour du jugement dernier sont : le meurtrier d’un prophète, […]et celui qui façonne des images et des statues. » macarelle, voilà le peintre du dimanche aussi pécheur que Ponce Pilate.

Imparable, c’est hallal de casser des statues, c’est même nettement recommandé. Certains diront que c’est une violence moindre que d’égorger son voisin ; en est-on bien certain ? L’Art est à la fois mémoire et matrice, il contient en fines strates les interrogations, la métaphysique, l’ontologie des âmes humaines qui firent une civilisation, il nourrit l’imaginaire des fils des fils, il forme les formes, il enseigne le sens. Son foisonnement est celui de la nation qui le produit, sa prodigalité entraîne l’homme industrieux aussi, sophistiqué, complexe, irradiant , l’Art créateur, sert de calque à la réalité intellectuelle et matérielle de la société qui l’abrite … entravé il anémie la cité.

L’artiste véritable, libre, ne psalmodie aucun crédo, l’islam est soumission et le coran récitation, tout le tragique monstrueux du dogme mahométan réside là.

« Notre souche est chrétienne. […] renier cette ascendance est toujours possible ; la dénier serait frivole. […] D’où vient notre peinture, et toutes nos passions optiques sinon du Concile de Nicée II […] ? D’où vient la place, voire la prééminence du féminin dans notre imaginaire […], sinon du culte marial ? » écrit Régis Debray qui dans le même texte rappelle l’opinion de Kant « la religion dans les limites de la simple raison » ; il faut croire que le partage de la raison ne fut guère équitable, pas sympa avec les siens le Allah !

Mais cette vieillerie d’allemand, même pas cosmopolite, et le pseudo-intellectuel même pas homo, que sont-ils face à notre seyante omnipotente ci-devant ministre de l’éducation ?

L’éducation, mère de tout.

La belle a tapé de son petit poing nerveux sur la table de l’helvétique catalan « je veux ma réforme, je veux casser ! » et lui trop heureux de cette grenade dégoupillée dans les pieds de Hollande en rajoute ; sinister pecori nous dit Virgile.

Le Grec et le Latin, inutiles, la découverte du siècle des Lumières, inutile, la classification hiérarchique du savoir, inutile, les repères historiques singuliers, inutiles, la langue de la République, inutile, la langue de ses voisins, inutile, la sublime relation maître-élève, inutile ; tous ces moyens que l’occident inventa pour son progrès et qui firent défaut à l’islam, inutiles.

Les Belles Lettres sont étrangères à la pipelette à la foi orientale, à défaut d’enseigner l’humanisme, Sciences Pô inculque la méthode d’usage des rouages ; dans ces choses déclarées inutiles sont les ferments de notre prospérité et de notre existence souveraine, la clef de voûte de notre construction nationale. A Palmyre et à Paris, même haine, même fondement, mêmes dégâts.

A quoi donc faut-il préparer nos enfants pour que soit nécessaire une réforme qui est un bouleversement touchant ainsi à des fondements anthropologiques de notre population autochtone ?

« Si on ne comprend pas l’utilité de l’inutile, l’inutilité de l’utile, on ne comprend pas l’art ; et un pays où on ne comprend pas l’art est un pays d’esclave ou de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne sourient pas, un pays sans esprit » (Ionesco) ; mon pauvre Eugène l’avenir est tué dans l’œuf.

Ce faisant, dans leur absurdie mortifère les libéraux-libertaires s’esbaudissent : la nation, seul bien des pauvres, cette force vive qui bloque le consumérisme servile vacille sur son socle de ciment culturel.

Gérard Couvert

mardi 19 mai 2015

Taubira-Belkacem : Celle qui ne s’aimait pas et celle qui s’aimait trop

  Madame Taubira en veut à la terre entière d’être ce qu’elle est ; ceci montre qu’en plus d’être désagréable à tous elle est ingrate, en effet que serait-elle sans l’appel incessant à sa couleur de peau, fait biologique quelconque qu’elle n’ose revendiquer en négritude magnifiée , rien ; retour récursif incessant à sa pesante pensée, inhumanité haineuse maquillée, radicalisme de pacotille, noir à Paris, blanc à Cayenne.

Comme ministre atypique de l’éducation la droite était allé chercher René Monory, l’ouvrier, l’autodidacte, le besogneux populaire qui su transmuter la sueur en vision politique et la culture de la mécanique en mécanique de la culture ; peut être pas un grand, mais un homme véritable, qui jusqu’à son dernier souffle se tint debout, exemplaire ; « oui l’homme peut s’élever, par l’humble travail », voilà ce que disait ce ministre par sa propre vie.

Najat c’est tout autre chose, sorte de Nabila en plus intelligente, à défaut de vécu authentique, elle a le savoir normé et borné de Sciences Po, cependant la Rifaine est parfois pétillante ; pourtant insensiblement cette grâce s’estompe depuis une quinzaine, comme chez les jeunes filles devenues femmes, l’expérience est trop étroite, la posture ne suffit plus, le mammouth est un amant exigeant. Minauder et duper, quel programme ! Mais l’entourloupe à une fin qui se nomme réalité, cette chose hideuse portée par des pseudo-intellectuels, la donzelle trépigne, le petit doigt mouillé, son tour de passe-passe ne fonctionne plus, le virtuel dans les ors reste sans vie, alors pour cacher les incisives le sourire se crispe, n’est pas la Belle Otero qui veut.

Planqué en son palais Hollande agite les fils ; on a les icônes que l’on mérite et l’on porte les combats que son âme abrite : qu’opposer à la rectitude formidable, au souffle humaniste, à la lutte épique de Robert Badinter dénouant le nœud gordien de la peine capitale ? … La hargne acrimonieuse d’une politique sur le retour ivre de son pouvoir, petit chef sans nerfs, habitée de la détestation de la France dissimulée sous de creuses incantations au progrès. Le mariage pour tous, la belle affaire, la fausse gauche contre le reste de la nation, qu’importe la nation est mauvaise, seulement voilà qu’aujourd’hui les petits marquis du Marais, sentant les choses mieux que d’autres, se transforment en incoyables et entourent le consul du Mal, restent quelques drôles de province encore persuadés d’être à la pointe du combat valeureux, pauvres ringards dans leurs vêtements mignons ! la pride n’est plus gaie et sent le réchauffé, la modernité se dérobe. Cependant la Garde des « sots » louvoie, s’accroche, gagne du temps, il faut finir l’ouvrage : le règne de Vychinski n’est pas assuré à Paris.

Le coup médiatique, le mauvais coup joué aux honnis, français-citoyens assommés par les régressions sans fin sous couvert de progrès, c’est la seule pratique politique des ces gens-là, dont l’unique horizon est d’éradiquer ce qu’ils ne comprennent pas, ce qu’ils ne peuvent atteindre, petits, petits, petits, qu’ils sont, minuscules fourmis tâcheronnes de l’américanisation mercantile du monde ; serviteurs dociles du bourreau de la prodigalité diverse de l’Europe.

Tout ce qui peut faire croire à une opposition droite-gauche, à une retrouvaille de la gauche avec son magistère moral, sorte de droit divin accordé, tout ce qui peut cliver, tout ce qui peu faire oublier les échecs et surtout la prévarication, le népotisme, les gaspillages, les combines, les côtoiements indécents, les réseaux fric/média/PS, tout est bon, distordre, mentir, salir, abîmer, ne rien prévoir d’autre que le résultat manipulateur, à court terme. Alors quoi de mieux pour la besogne, que le joli minois intouchable, langue pendue qui fleure bon le kif,  « Young Leaders » dont on ne sait si elle sert davantage l’oncle Sam ou le Chérif de Rabat.

La droite, mais pas seulement, se dresse contre elle, contre son outrance, son hypocrisie, sa volonté barbare, sa provocation mielleuse, le monde de la raison s’exaspère, elle jubile et l’autre, le Philippe II au rabais,  se réjouit ; ça marche , j’ai trouvé la faille nouvelle pour diviser les français et donner au bon peuple de gauche sa pitance :  cette fois ça y est, c’est la bonne, la gauche est là, de retour… pitoyable, mais effarant.

La France, sa jeunesse, son futur, qu’elle importance, tout ceci ne s’élève pas au dessus des contingences minables de deux irresponsables trop gâtées, qui, comme des dandys gavés, polluent ; et,  perdues dans leur égocentrisme malsain, tout ce qui leur reste pour avoir l’impression d’exister, c’est de détruire ce qui nous fait.

Gérard Couvert

lundi 20 avril 2015

Les problématiques de l'abattage rituel, conférence à Aix-en-Provence

samedi 14 février 2015

Le Yalta américano-salafiste a 70 ans

  La mondialisation sous égide américaine commence en 1945. Le 14 février, il y a tout juste 70 ans, est scellé sur le Quincy un Yalta américano-salafiste entre le roi Ibn Séoud et le président Franklin Roosevelt de retour de la conférence de Yalta. 

La stabilité et le leadership régional de l’Arabie séoudite deviennent « intérêt vital » des Etats-Unis. L’Oncle Sam vient de sacrifier les chrétiens d’Orient sur l’autel de ses intérêts et réserve aux Européens un sort similaire. Le retour du califat n’est plus de l’ordre de la fiction. En 2005 le pacte est prolongé de soixante ans par George W. Bush.

Les Etats-Unis prennent ainsi le relais de l’hégémon de la première mondialisation, le Royaume-Uni, qui avait la fâcheuse habitude de jouer l’islam (ou des variantes comme les Druzes) contre la France et la Russie protectrices des chrétiens d’Orient. 

Alors que nous avions définitivement gagné contre l’islam grâce à l’exportation de l’idée de nation (fin du califat en 1924), il a fallu que l’Oncle Sam fasse le coup de Jurassic Park avec les salafistes.

Il semblerait que le pacte ait pris un peu de plomb dans l’aile depuis qu’Obama a renoncé à attaquer la Syrie et depuis des efforts en vue d’un rapprochement irano-américain. 

Aussi, les langues commencent à se délier aux Etats-Unis et certains commencent à demander des comptes à l’Arabie séoudite eu égard au 11 septembre. Chasser les alliés américains d’Arabie était le but de guerre du 11 septembre. Perpétré principalement par des Séoudiens, l’attentat intervient dix ans après l’installation des Américains en Arabie séoudite (toute entière assimilée à une grande mosquée). Dix ans est le maximum que la charia autorise pour une trêve avec des « mécréants », trêve qui peut être rompue à tout moment comme Mahomet l’a pratiqué. Traités de paix et traités d’amitié sont eux prohibés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Sénat afghan a demandé le retrait du mot amitié du traité de coopération avec la France. Les buts de guerre du 11 septembre ont été atteints. Le gros des troupes américaines s’est retiré d’Arabie séoudite en 2003 (pour aller s’installer en Irak).

Pascal Olivier

mardi 10 février 2015

Islam : ne rien abandonner à la politique de l’apaisement

  Islam : ne rien abandonner à la politique de l’apaisement, un article de Pascal Olivier à lire sur Boulevard Voltaire.

dimanche 11 janvier 2015

Il faudra bien qu’ils partent

  L’islam a le temps, en reflux, il se concentre, son fond essentiel demeure, lorsqu’il s’expanse, cette matière conservée intacte se dissout et ensemence, produisant des effets inchangés et multipliés. Il en est de même de toutes les idéologies globalisantes, totalitaires, simplistes ; en sommeil mais jamais mortes. L’islam s’est réveillé. Grâce à l’imposture de son habillage religieux il à la particularité d’une mitose parfaite ; un chrétien du 7e siècle aurait sans doute du mal à se reconnaître dans le pape François au contraire d’un musulman de la même époque pour qui le comportement des musulmans serait reconnu, notamment celui des frères guerriers.

La réponse que l’Occident doit apporter emprunte aussi à la biologie :  sans état d’âme ni relâche il faut combattre la métastase ; perdre ses globules blancs c’est disparaître…

Quoiqu’en dise une caste trop heureuse de se ressouder devant des cercueils photogéniques et lacrymogènes, les activistes de Charlie Hebdo n’étaient pas des humanistes. Ils étaient mes adversaires politiques, pas plus respectés que d’autres, mais d’aucune façon haïs. Jamais ils ne me faisaient rire, non à cause de leur vulgarité mais en raison de leur inconséquence, les barbus ont considéré qu’ils en avait trop fait, moi pas assez ; je me souviens de Cavanna en 1986, les dessinateurs morts hier ont-ils eu le temps de comprendre l’impasse libertaire ?

La réaction organisée de la société française telle qu’elle est complaisamment montrée, incitée et amplifiée par les média est démonstrative de la volonté des élites de masquer la réalité de la confrontation en cours, et reflète la puissance castratrice de la social-démocratie.

les modérateurs lexicaux constamment et systématiquement utilisés, par tous, journalistes, politiques, sportifs et, en ricochet, dans les radio-trottoirs, indiquent à quel point la liberté de penser est atteinte, celle d’expression, si Charlie Hebdo est le modèle, l’est depuis longtemps !

Telle petite pisseuse présentée comme grand reporter qui parle « DU » prophète, pour ajouter ensuite que ces actes ne sont pas musulmans … mais alors il faut retrancher de l’islam 14 siècles de tueries et d’exactions, à commencer par celles commises par Mahomet lui-même.

Tel adipeux bavant sa suffisance débite son habituel couplet différentialiste pour imputer aux chrétiens des crimes pires encore, puisque que eux (sic) n’étaient pas des victimes.

Sur toutes les chaînes concours de reportages bidonnés dans des établissements musulmans, où,  le cœur sur les lèvres des gamines envoilées ânonnent le crédo d’amour et de paix !  Miel et fiel, l’Orient à domicile.

Course inique à l’audience « venez ici, c’est moi qui ait l’imam  aux propos les plus consensuels » ; à vomir.

Nul ne parle des cris de joie partout où l’islam est libre d’agir, comme à Bab-el-oued, rien n’évoque ce ministre tunisien qui écrit que le massacre montre qu’il ne faut pas toucher au sacré ! Quelle définition légale a le sacré dans une République laïque ?

Déjà les imprimantes débitent les photos des héros qui orneront les cafés maures et les medersas, à coté de Merah et de sourates appelant à l'assassinat des impies et des infidèles.

Même Chevènement n’arrive plus à avoir le courage de penser et s’abîme en évoquant « l’immense majorité qui réprouve », l’antienne des néo-beaufs ; sommes-nous certains que l’immense majorité des populations des régimes totalitaires réprouvent leurs dirigeants ? sans doute, mais elle les suit, parfois aveuglement, ou bien reste dans l’expectative ; en Islam, toujours l’allégorie du cheval fort.

L’imbécillité gentille des milliers de personnes qui étaient devant le Capitole à Toulouse mercredi soir –et dans tant d’autres lieux– est consternante. Des libéraux apeurés, des centristes édulcorés, des bobos émasculés jouxtant de gros bataillons de la gauche incendiaire venant jouer les pleureuses, une bougie ou un portable à la main, ridicules communiants d’une émotivité relative à eux-mêmes, participant à un média-événement célébration collective sans âme véritable, incapables de haine et encore moins de révolte !  Soumission, déjà, à la peur, recherchée par les sabres de l’islam.

Grotesques et affligeants ces gens semblent indignes de ce que ces morts de Paris soient plus symboliques et plus universellement pleurés que les milliers de chrétiens assassinés pour leur foi et les milliers de musulmans exécutés pour leur tiédeur. La mort de ces Français est une tragédie qui dépasse largement la liberté de la presse et des victimes, connues ou pas, ce n’est pas une tragédie française, mais il n’est pas innocent que ce soit la France qui en soit le lieu.

Minable est dans son ensemble la classe politique avec une unité nationale amputée d’un tiers des citoyens, organisée par des sectaires disqualifiés dont certains ne font pas mystère de leur haine de notre nation. Chacun a joué son rôle médiocre et aucun ne fut à la hauteur de ce que nous disent ces événements, les foules dont je parlais semblent indignes, elle sont surtout orphelines de guides élevés.

Loups solitaires, paumés, déséquilibrés, « jeunes » en rupture sociale, voire en déshérence matérielle, admettons, mais tous s’abreuvent à une même source ! Cependant, nous affirment les savants commentateurs soporifiques «  ils ne l’ont pas compris » ; c’est étrange comme depuis l’hégire ils sont nombreux à ne pas la comprendre !

Cependant, la muraille d’hypocrisie se fissure, majoritaires sont les Français qui désormais savent ce que pensent la plupart des imams de France : « tout se passe bien, ces cons vont tout faire foirer » … l’Islam a le temps. Mais quelle perversion taraude tant de journalistes, de politiques, d’où vient cette frénésie irrationnelle de nier l’évidence que l’on sait explosive, de défendre une situation artificielle et instable ? Quelle peur, celle de capitaux puant le pétrole fuyant la France, celle de subir les banlieues-médinas en flammes ou celle d’être balayé par le Peuple retrouvant sa foi dans l’avenir de la nation française.

A-t-on une chance d’assister à une sécularisation massive des musulmans installés sur notre sol, non, si cette opportunité a paru un temps possible elle ne l’est plus depuis que nous abandonnons nos spécificités, cédant aux vertiges mondialistes et au poison suicidaire du dénigrement abusif.

A-t-on une chance de vivre des conversions au christianisme et des baptêmes à la chaîne dans des piscines d’eau-bénite, non, d’ailleurs est-ce souhaitable ?

A-t-on une chance de ressusciter l’école exigeante de la République et d’y couler dans le moule ceux qui ne désirent pas la France ? il faudrait pour cela recouvrer nos souverainetés.

A-t-on une chance de voir l’islam s’amender, expurger le Coran, c’est-à-dire renoncer à la pureté idéologique qui est sa seule force interne ? Pasqua et Chevènement ont eu tort de le croire, mais Levis-Strauss savait que non, un demi-siècle auparavant.

Alors que faire, comment dénouer ce nœud coulant de la haine qui monte ?

Ils sont là à vouloir rester « eux », refusant le « nous » offert ; que devons-nous faire, attendre la création de régions musulmanes autonomes par décret de Bruxelles, construire des réduits nationaux dans le Vercors, en Ariège, en Auvergne, se résigner à n’avoir plus de destin autonome et sombrer dans le consumérisme, l’évanescence, la dissolution.

Retrouver le sens de la lutte ! Reprendre le cours de notre histoire singulière, rattacher les fils défaits nous reliant à notre passé ; croire en la France.

Un million, trois, cinq, tous ceux qui ne feront pas allégeance à notre République, à nos lois, à notre civilisation seront un jour appelés à quitter notre sol.

Ce n’est ni une pensée raciste, ni une élucubration irresponsable, ni une preuve d’égoïsme, ni un témoignage d’amoralité, c’est une proposition politique qui devrait être librement débattue, et qui, adoptée démocratiquement, devrait être mise en œuvre avec humanité, générosité et calme ; sans haine ni violence.

Ainsi à la fin il faudra qu’ils partent ; si nous ne le voyons pas, c’est que nous aurons disparu.

Gérard Couvert

jeudi 8 janvier 2015

Débat de Nancy reporté

  Demain 9 janvier devait se tenir à Nancy une réunion co-organisée par le Siel et Reconquête républicaine. Elle est reportée à une date ultérieure.

mardi 6 janvier 2015

Bouter l’islamiste hors de toute France.

   Reconquête républicaine apporte son soutien au rassemblement du 18 janvier prochain et à Riposte laïque pour bouter l’islamiste hors de toute France. 

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !

Pascal Olivier pour le Directoire de Reconquête républicaine.

mercredi 10 décembre 2014

L’offensive contre les crèches : une guerre contre la France au service de l’islam

  La guerre des crèches est un nouvel épisode de l’offensive menée contre notre peuple, l’un de ces mécanismes à l’œuvre destructeurs de notre culture. Il réussit la prouesse au nom d’une prétendue laïcité qui n’en est pas une de s’attaquer à deux socles fondateurs de notre nation, le christianisme et la laïcité qui lui est en partie consubstantielle.

Si la France a rendu à César la totalité de son dû c’est bien parce qu’elle est la fille ainée de l’Eglise. « L’incarnation rédemptrice : année zéro du militant laïque, A.D.N. de notre génétique morale » écrit Régis Debray et (cité de mémoire) : « Notre loi de 1905 trouve son origine entre 325 et 451, quelque part entre le concile de Nicée et celui de Chalcédoine ».

Les pères de la laïcité le savaient bien, Gambetta l’auteur du célèbre « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! » est aussi l’auteur de « L’anticléricalisme n’est pas un article d’exportation ! » en réponse aux esprits obtus qui s’opposaient au financement des établissements des jésuites au Liban.

Robespierre qui tolérait l’athéisme mais qui le trouvait immoral était par dessus tout imprégné du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau, il savait à l’évidence qu’il n’y a pas de contrat social sans religion, au moins civile. Il mit fin à la déchristianisation au grand dam des salopards hébertistes qui tenaient le Comité de sûreté générale.

Ziya Gökalp l’inspirateur de la politique de laïcisation auprès d’Atatürk avait probablement lu Jean-Jacques Rousseau, il savait lui aussi qu’il n’y a pas de contrat social sans religion, au moins civile. Il est l’auteur de ces vers célèbres faussement attribués à Erdogan qui n’en fut que le récitateur : « Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats ».

Atatürk avait bien retenu la leçon si l’on en juge par sa déclaration qui succède à la destruction des chrétiens d’Asie mineure : « Dieu merci nous sommes tous musulmans donc nous pouvons être laïques ». Il avait en outre compris malgré son aversion pour l’islam que la question culturelle prime, il ne peut y avoir de laïcité sans homogénéité, sans une religion dominante, au moins culturellement. Il y eut en Turquie au XIXe siècle les Tanzimat, l’équivalent de la Nahda dans la zone arabe. C’est paradoxalement ce vent d’égalité qui provoqua en Turquie le ressentiment des mahométans qui ne supportaient pas de voir les chrétiens accéder aux mêmes droits qu’eux et qui fut à l’origine des célèbres massacres hamidiens de 1895-1896, préfiguration du génocide de 1915. Charles de Foucauld, dont le procès en béatification a été suspendu des décennies durant pour ne pas froisser les mahométans, avait vécu dans sa chair les massacres hamidiens. Il avait subi en compagnie de villageois arméniens un siège de la part des Turcs et des Kurdes, il avait compris la dimension religieuse et culturelle et avec plus de quarante ans d’avance avait prédit dans sa célèbre lettre à René Bazin datée du 29 juillet 1916 ce qui adviendrait en Algérie sans conversion des mahométans au christianisme.

Michel Aflak, syrien de confession grecque-orthodoxe, le père du panarabisme laïque, avait lui aussi compris qu’il n’y a pas de salut sans homogénéité culturelle, il préconisait l’islam comme culture y compris pour les chrétiens d’Orient.

Je soutiens ce paradoxe, la loi de 1905 a été rendue possible grâce à la révocation de l’édit de Nantes qui a permis l’homogénéisation de la France. La loi de 1905 a été émancipatrice pour les très minoritaires protestants et juifs parce que le catholicisme dominait largement. Quand il y a des confessions d’importance comparables c’est à nouveau la guerre. Pasqua, Joxe, Chevènement et Sarkozy ont commis la faute de contribuer à étendre les largesses concordataires de la loi de 1905 à l’islam qui est entré dans la place sans combattre et s’est empressé de damer le pion à la laïcité.

La « Libre Pensée » qui a déclenché cette guerre des crèches avait défendu le voile islamique à l’école et le droit de porter la burqa dans la rue. Elle avait déclaré dans son journal : « La loi sur le voile intégral est raciste et xénophobe ». Il faut savoir qui se cache derrière cette « Libre Pensée » qui n’est ni libre ni une pensée. A l’origine des anarchisants sortis tout droit de la tradition ouvrière du XIXe siècle, certes anachroniques et décalés mais pas bien méchants. En 1995 la « Libre Pensée » a fait l’objet d’un putsch selon la technique bien rodée d’infiltration des trotskistes. Des trotskistes s’emparent de la fédération, de l’émission de radio dominicale à France culture, des locaux de la rue des Fossés-Saint-Jacques à Paris, de l’organe, de l’histoire en partie prestigieuse (il y a une autre partie de l’histoire beaucoup moins prestigieuse pour ne pas dire scabreuse, honteuse), etc…

Ces trotskistes sont les tristement célèbres lambertistes chez qui d’illustres ennemis de la nation ont fait leurs classes : Cambadélis, Jospin, Mélenchon pour les plus connus.

Mélenchon a tombé le masque dans une émission de Répliques d’Alain Finkielkraut sur France Culture en regrettant la victoire de Charles Martel : « … Si on avait pu s’épargner les siècles d’obscurantisme que nous a valu la mainmise de l’Eglise sur l’Occident chrétien, si on avait pu nous gagner l’apport des civilisations arabes, arabo-andalouses...»

Lionel Jospin a été l’artisan de l’affaire du voile de Creil en 1989 alors qu’il était ministre de l’Education nationale, affaire qui fut le Munich de l’école républicaine. Premier ministre lors du jihad aérien otanesque contre nos amis serbes en 1999, Lionel Jospin enfila avec Jacques Chirac les habits de janissaire.

Pour mémoire, dans le cadre du traité de Lausanne (1923), afin de prévenir les conflits, les diplomates exigent pour la Grèce et la Turquie une homogénéité confessionnelle par un échange des populations pas encore déplacées par la guerre. La séparation se fait sur une base confessionnelle et non pas ethnique. C’est ainsi que 500 000 mahométans quittent la Grèce pour la Turquie principalement des Grecs convertis à l’islam, et que 1 500 000 orthodoxes, grecs et turcs quittent l’Asie mineure pour la Grèce.

Quand Jean-Pierre Chevènement affirme : « Il aurait fallu distinguer le sort de la France et de l’Algérie, parce que, je le pense, ces deux peuples n’étaient pas miscibles.» il se trompe. Le peuple français n’est pas miscible avec l’islam, il n’est pas miscible non plus avec les « français de souche » convertis à l’islam, allés pour certains faire le jihad en Syrie, mais il est miscible avec des kabyles qui ont renoué avec leur passé chrétien et romain, celui d’avant la catastrophe de l’invasion islamique. Les combattants de la liberté mêmes sous le joug islamique depuis quatorze siècles sont nos sœurs et nos frères. Entre un paysan sous son olivier en Provence, en Calabre, dans le Péloponnèse ou en Kabylie, il n'y a guère de différence sinon que pour ce dernier on peut déplorer qu'il vive sous un joug politico-religieux, l'islam, qui est une insulte à sa civilisation, celle de l'olivier.

Pascal Olivier

dimanche 14 septembre 2014

Soutien aux chrétiens d’Orient : manifestations le 14 et le 21 septembre

  Après la légitimation par le pape de l’usage de la force contre l’Etat islamique, les patriarches et les catholicos orientaux réunis le 27 août dernier au patriarcat maronite de Bkerké au Liban nous somment de procéder à l’éradication de l’Etat islamique. Il y avait réuni les représentants des cinq Eglises d’Antioche (deux de rite byzantin dont l’une orthodoxe et l’autre catholique, trois de rite syriaque dont deux catholiques et une pré-chalcédonienne), les représentants de deux Eglises arméniennes, le catholicos de la Grande Maison de Cilicie (Eglise pré-chalcédonienne) et le catholicos arménien-catholique, le représentant de l’Église chaldéenne de l'Orient (catholique). Au Levant et en Mésopotamie les catholiques sont majoritaires, nous ne sommes pas en Egypte, ce qui explique la prédominance des Eglises catholiques, cinq sans compter la latine.

L’heure est grave. Que des patriarches et catholicos riches d’une longue expérience de prudence humaine, de trésors de diplomatie et parfois même de duplicité, expérience qui leur a souvent permis durant quatorze siècles de plier tel le roseau sans se briser, en soient unanimement à appeler à la guerre et à l’éradication du califat naissant est un événement majeur sans précédent dans l’histoire.

L’objectif de ces manifestations est notre entrée en guerre pour briser l’Etat islamique. La France doit comme sa sœur russe renouer avec sa tradition de protection des chrétiens d’Orient. Il incombe à la Russie et à la France de réparer les « quatrièmes croisades » réitérées à l’envi par l’Oncle Sam, Oncle Sam dont la vilenie n’a d’égal que celle de la Venise de 1204. Le problème de ces manifestations est le risque d’irénisme, l’une d’elles ayant pour mot d’ordre : « Non au choc des civilisations ! ». Comme si l'Histoire n'avait pas infligé à Francis Fukuyama un cinglant démenti à sa théorie de fin de l’Histoire et pas montré que la thèse d'Huntington était plus opératoire !

Malgré tout l’important est d’y être et de contribuer à ne pas dédouaner l’islam de la catastrophe. Dalil Boubakeur s’est livré à un exercice d’équilibriste dans son Appel de Paris en faveur des chrétiens d’Orient, appel qui n’a néanmoins pas été signé par l'UMF et l'UOIF. Il arrive cependant à Dalil Boubakeur, entre deux pirouettes, de faire preuve d’une sincérité fulgurante quand par exemple il affirme que l’islam est une religion d’agression.

D’autres voudraient qu’on s’allie avec les complices de l’Etat islamique. C’est ainsi que le sénateur Nathalie Goulet très inquiète des risques d’attentat en Europe propose rien de moins qu’une sorte de Patriot act qui réduirait nos libertés publiques. Qui plus est un Patriot act à l’échelle européenne en incluant la Turquie !!!! Turquie qui vient de refuser de faire partie d’une coalition contre son protégé, l’Etat islamique. Dans un commentaire d’une brève de Nouvelles de France, Nathalie Goulet se prétendait ouverte à la discussion. Elle n’a jamais répondu à ce que je lui ai écrit :

« Madame le Sénateur,

Je n’ai pas très bien compris ce que vous vouliez dire en écrivant : « Au niveau européen, en incluant la Turquie…». Vous voulez associer la Turquie néo-ottomane et jihadiste (elle aide les islamistes égorgeurs de chrétiens en Syrie et les milices de Mistrata en Libye à prendre le dessus sur les berbères de Zenten ) à l’Europe !

Comme je sais que vous avez des amitiés pour la Turquie génocidaire (persister dans le négationnisme c’est perpétrer le crime de génocide), je suis inquiet. La négation et l’impunité du génocide des Arméniens, des Syriaques, des Assyriens et des Grecs pontiques, c’est-à-dire la destruction des chrétiens d’Asie mineure est ce qui autorise aujourd’hui la destruction des chrétiens de la zone arabe de l’ex Empire ottoman et favorisera le carnage que vous semblez redouter en Europe.

A vous lire. »

Bref, encore une fois c’est Eric Zemmour qui a mis les pieds dans le plat. Quand les chrétiens d’Orient auront été chassés du monde arabe comme l’ont été naguère les juifs, que l’Europe sera devenue à son tour la cible des jihadistes, se posera alors la question de la présence des musulmans en Europe. C’est ce que j’écrivais à Florian Philippot il y a presque deux ans, je citais Régis Debray qui concluait un colloque (de 2007) en déclarant que la survie des chrétiens d’Orient était un enjeu de civilisation, que s’ils ne pouvaient pas en Orient être des citoyens à part entière, il n’y aurait pas d’avenir en Europe pour les musulmans. Eric Zemmour affirme que ces gesticulations de mahométans en faveur des chrétiens d’Orient (maintenant que le mal est fait) ne sont dictées que par la peur de voir leur présence en Europe compromise.

La manifestation d’aujourd’hui 14 septembre, soutenue entre autres par Virginie Tellenne (Frigide Barjot), aura lieu sur la place de la République de 14 à 16 heures.

La manifestation de dimanche prochain 21 septembre à l’appel de Civitas aura lieu à 14 heures place de l’Opéra.

Salut et fraternité, Pascal Olivier.

mardi 1 juillet 2014

Reconquête républicaine à Aix-en-Provence : le porc va faire son retour dans les crèches

  Le 26 avril dernier nous apprenions par un article de La Provence que l’entreprise Les Petits Chaperons Rouges en charge des crèches d’Aix-en-Provence excluait par principe le porc des menus destinés aux enfants.

Les conseillers municipaux du groupe Rassemblement Bleu Marine de la ville ont semble-t-il réussi à faire bouger les lignes. Ils ont posé une pertinente question orale lors de la séance du Conseil municipal du 26 mai dernier. Josyane Solari, par ailleurs membre du Directoire de Reconquête républicaine et du Comité directeur du Siel, avait écrit le 2 mai une lettre argumentée au maire.

La réponse du maire, Maryse Joissains-Massini, est plutôt positive. Elle va dans le sens de la réintroduction du porc dans les crèches de la ville. Les menus des crèches devraient être complétés de porc à la rentrée.

La présence d’élus patriotes, même d’opposition, dans les Conseils municipaux, contribue à la reconquête républicaine en cours. Par ailleurs, nous les engageons vivement dans toutes les villes dans lesquelles ils siègent à vérifier la provenance de la viande qui est servie aux enfants dans les cantines et à privilégier des viandes venant d’abattoirs conventionnels, c’est-à-dire qui ne produisent que pour la filière classique (ni halal ni caschère). Ainsi, en l’absence d’étiquetage indiquant le mode d’abattage, ils auront la certitude qu’il ne s’agit pas de viande issue de l’abattage rituel recyclée dans le circuit traditionnel. Les conseillers municipaux patriotes contribueront ainsi à ne pas encourager une cruauté injustifiable, une tromperie commerciale, une fiscalité islamique et un risque sanitaire auquel les enfants sont particulièrement exposés. Voici ce qu’en dit magistralement Alain de Peretti, vétérinaire. Reconquête républicaine programmera pour la rentrée une conférence sur ce thème à Aix-en-Provence.

vendredi 23 mai 2014

Reconquête républicaine appelle à un vote patriote le 25 mai prochain

  L’Union européenne, construction a-démocratique, despotisme doux et éclairé selon Jacques Delors, chausse-pied de la mondialisation libérale sous égide américaine et instrument d’asservissement des peuples européens sous protectorat, nous prive de nos prérogatives légitimes de peuple souverain. Le traité transatlantique négocié en catimini par l’UE, sans aucun contrôle démocratique, va finir d’anéantir ce qui nous reste d’industrie, d’agriculture, de culture et soumettre nos nations et nos Etats millénaires à la loi d’airain du marché et des multinationales.

L’euro, mark bis, en creusant les écarts de compétitivité transforme la France et le Sud de l’Europe en un vaste mezzogiorno. «La construction européenne est le temps qui permet à l’Allemagne de recouvrer sa souveraineté pendant que le France perd la sienne» (Marie-France Garaud). La promesse de l’euro a été l’expédient qui a permis à l’Allemagne de faire accepter sa réunification. Une décennie de politique du franc fort destinée à converger avec le mark en vue de l’euro nous a coûté la bagatelle d’un million d’emplois. Comble de l’ironie, nous avons ainsi avec cette politique désastreuse pour notre compétitivité indirectement contribué à financer la réunification allemande !

L’euro est une monnaie politique avec un vice de conception dénoncé dès l’origine en 1992 lors du débat autour du référendum de Maastricht par Chevènement, Séguin et Pasqua. Dix sept nations différentes par la culture, la langue, l’histoire, les structures économiques avec chacune une monnaie qui en est le corollaire ne peuvent avoir la même monnaie qu’à la condition de ne plus faire qu’un.

C’est évidement totalement utopique. Utopie confirmée par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui a jugé qu’il n’y a pas un peuple européen et donc pas de démocratie européenne et que par conséquent le dernier mot doit revenir au Bundestag. La nation est le lieu dans lequel s’exerce la démocratie mais aussi la solidarité. L’Allemagne n’est pas disposée pour le Péloponnèse, la Calabre, l’Algarve ou le Connemara à consentir les mêmes sacrifices que pour les länder de l’Est. Toute intégration monétaire a pour effet mécanique un enrichissement des zones les plus en pointe et un appauvrissement des zones les moins développées. L’Allemagne devrait transférer annuellement 10 à 12% de son PIB pour soutenir le reste de la zone euro, ce n’est pas envisageable, nos amis allemands ne saigneront pas leur pays pour cette utopie.

Reconquête républicaine appelle à un vote patriote le 25 mai prochain, vote massif qui devrait provoquer un choc salutaire. Envoyer des députés patriotes à Strasbourg contribuera en outre à enrayer le processus d’adhésion bien engagé de la Turquie, processus auquel l’UMP fait semblant de s’opposer tout en œuvrant à son avancement.

Seules les listes Bleu Marine-Front National et celles de Debout la France de Dupont-Aignan répondent aux critères patriotiques énoncés plus haut. Elles ont en prime, ce n'est pas négligeable et ce n'est pas un hasard non plus, l'immense avantage de refuser un Meilleur des Mondes  cher à la cléricature libéralo-anomiste, l'hubris de la loi Taubira qui abolit l'altérité des sexes dans la filiation. Le FN s'est clairement prononcé pour l'abrogation de la loi. Dupont-Aignan s'est prononcé pour une union civile, ses huit listes ont signé la charte de la Manif pour tous et de l'Avenir pour tous.

Pour le Directoire de Reconquête républicaine, Pascal Olivier

vendredi 16 mai 2014

Dévoiement de la Journée de la Jupe : salutaires réactions de Marine, Renaud et d’autres…

  La journée de la jupe (canal historique) née en réaction à la pression mahométane semblait marquer le pas. Qu’à cela ne tienne, il suffira de «réfléchir sur les différences filles/garçons» comme le propose le Lycée Georges Clemenceau de Nantes, de faire porter une jupe aux garçons ainsi que du rouge à lèvres comme le proposent 27 lycées de l’académie de Nantes ! Certains doivent ricaner, leur victoire est totale.

Marine Le Pen qui n’a pas cherché à couper les cheveux en quatre a fait une réponse simple et salutaire à Roland Sicard : «Ecoutez je crois qu’on a touché le fond, très objectivement en matière de défense des valeurs de notre civilisation, de notre culture, on a touché le fond. Que le ministère de l’Education propose aux garçons de mettre une jupe à l’école pour lutter contre la discrimination, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.Tout ça parce qu’on est incapable en réalité de s’attaquer au vrai problème. Le vrai problème c’est une immigration massive, un fondamentalisme islamique qui monte en puissance et qui crée un certain nombre de difficultés dans des quartiers. C’est sûr que c’est plus facile de forcer les garçons à mettre une jupe, que de permettre aux jeunes filles de pouvoir en porter une en luttant contre ceux qui voudraient les en empêcher».

Renaud Camus n’a pas mâché ses mots non plus : «Peut-on rêver symbole plus parlant de la castration à l’œuvre dans le Grand Remplacement que cette affaire de jupe et de rouge à lèvres ? Je ne vois guère d’aussi fort, dans le genre, que l’interdiction faite aux garçons, en Suède, de pisser debout. Il s’agit toujours, pour nos maîtres, de dire aux peuples dont ils ne veulent plus : mourrez, mourrez, disparaissez, faites-vous oublier, oubliez-vous vous-mêmes, mais avant cela buvez jusqu’à la lie la coupe du ridicule et de l’humiliation».

Les alter-résistants ne sont pas en reste. La Manif Pour Tous appelle le ministre de l’Education nationale à retirer son soutien à cette invitation déplacée. L’Avenir pour Tous de Frigide Barjot par la voix de son secrétaire général Xavier Bongibault demande un rendez-vous au recteur de l’académie de Nantes dans ces termes : «A l’heure où la loi Taubira a ouvert le principe de la non-différenciation sexuelle face à la procréation et où l’idéologie dominante voudrait remplacer l’altérité sexuelle par une identité de genre, ce happening semble être, aux yeux de nombreux français, une nouvelle action tendant à prôner l’effacement de l’altérité sexuelle sous couvert d’une lutte, indispensable, contre les discriminations en raison du sexe».
C’est beau comme du Sylviane Agacinski.

Pascal Olivier

mercredi 9 avril 2014

Voile islamique : le périple égyptien de Sarkozy à l’origine du crash du vol 604 ?

  Le 15 mars 2004, Jacques Chirac ratifiait la loi dite d’interdiction du voile islamique à l’école. Lucette Jeanpierre nous a rappelé dans un article que les mahométans n’ont jamais digéré cette loi votée il y a dix ans. Très belle victoire, obtenue de haute lutte par des laïques et des républicains parmi lesquels des rédacteurs de Riposte laïque, des amis de RL, les deux fondateurs de RL Pierre Cassen et la regrettée Brigitte Bayle. La contribution épistolaire de Régis Debray à la commission Stasi, Ce que nous voile le voile, la République et le sacré avait marqué les esprits.

Nicolas Sarkozy, dans un premier temps vent debout contre le projet, vira sa cuti quand Chirac trancha en faveur d’une loi. Pour ne pas être en reste et reprendre la main sur une question qui risquait de lui échapper, pour contenter à la fois les partisans de la loi et les mahométans, l’impétueux ministre de l’Intérieur se rendit au Caire pour obtenir une onction de la supposée plus haute autorité de l’islam sunnite, le grand imam de la mosquée al-Azhar, Mohammed Tantaoui. Qu’un ministre de l’Intérieur de la République aille à Canossa, à quelques milliers de kilomètres de la capitale, en s’abaissant à quémander un soutien à un imam nommé par le président égyptien, n’est pas l’aspect le moins infamant de cette affaire !

Sarkozy obtint de Mohammed Tantaoui un « blanc-seing » très diplomatique qui fut aussitôt contesté par des oulémas d’al-Azhar et par le mufti d'Egypte, Ali Gomaa, présent aux allocutions publiques de MM. Sarkozy et Tantaoui. Il mit en garde la France contre une telle loi.

La visite officielle de Sarkozy prit fin le 30 décembre 2003. Le 3 janvier 2004 le vol 604 de Flash Airlines transportant 134 français sur 135 passagers plongeait dans la mer Rouge peu après son décollage de Charm el-Cheikh.

J’ai toujours eu l’intime conviction que les deux évènements étaient liés, rien depuis dix ans n’est venu ébranler cette conviction, au contraire.

Le rapport factuel fait par la commission d’enquête égyptienne est contesté. Les conclusions du rapport final sont floues, elles se contentent de donner des pistes. La thèse de l’erreur humaine est privilégiée par le NTSB et le BEA. L’avocat des familles déplore que les autorités égyptiennes n’ont fourni que des transcriptions (incomplètes) des boites noires et refusé de fournir une copie des enregistrements sonores.

Dans les causes possibles, la fiche Wikipédia, bien documentée, concernant l’hypothèse d’un attentat dit ceci :

«Un attentat : dû à l’explosion d’une bombe, à un système de radioguidage ou à l’action du pilote. Le crash a eu lieu alors que Tony Blair, cible éventuelle, était à Charm el-Cheikh. Les soupçons ont été alimentés par l’empressement des autorités égyptiennes à affirmer que la thèse de l’attentat était exclue. De plus, un groupe terroriste nommé Ansar el Haq, inconnu par ailleurs, a revendiqué un attentat contre l’appareil et menacé d’en réaliser un autre contre un avion d’Air France si le voile islamique était interdit en France. La thèse terroriste est contredite par le fait que les restes des corps ne portent pas de traces de brûlure, et par le fait que la revendication a été jugée peu crédible par la DST. De plus, depuis le vote d’une loi sur les signes religieux en France, aucun avion d’Air France n’a été victime d’un attentat.»

Il n’y a pas de trace de bombe, mais il ressort des rapports que l’attitude du pilote et du co-pilote fut pour le moins inappropriée, voire étrange. Pour mémoire, il y a un précédent, le vol 990 d’EgyptAir qui s’est écrasé dans l’océan Atlantique le 31 octobre 1999. Les enquêteurs américains ont conclu que cet accident a été sciemment provoqué par le copilote. Certes aucun avion d’Air France par la suite n’a été victime d’un attentat mais nous avons eu la séquence de nos otages retenus en Irak libérables en échange d’un retrait de la loi sur les signes religieux à l’école. Je me souviens d’un François Fillon, ministre de l’Education, qui rétropédalait, envisageant de vider la loi de sa substance en autorisant le voile pour raison culturelle.

La question du voile est évoquée dans les hypothèses à cause de la revendication qui en a été faite auprès du bureau de l’AFP du Caire le 5 janvier 2004. Le périple égyptien de Sarkozy quatre jours avant le crash n’est en revanche pas évoqué. Et pourtant, on aurait voulu retirer au ministre des Cultes le bénéfice de ce que la plus haute autorité mondiale de l’islam sunnite ne pouvaient pas décemment lui refuser, diplomatie oblige, que l’on ne s’y serait pas pris autrement.

Pascal Olivier

vendredi 21 mars 2014

Crimée : une Russie puissante pour une Europe dans l’Histoire

  La Russie est de retour en Crimée, le peuple de Crimée est de retour à la maison. L’émotion est grande, semblable à celle qui inspira ces vers à Voltaire, lorsqu’à l’issue de la guerre russo-turque de 1768 les Russes mirent fin au khanat de Crimée :

Combattons, périssons, mais pour notre patrie.

Malheur aux vils mortels qui servent la furie

Et la cupidité des rois déprédateurs !

Conservons nos foyers ; citoyens sous les armes,

Ne portons les alarmes

Que chez nos oppresseurs.

Où sont ces conquérants que le Bosphore enfante ?

D'un monarque abruti la milice insolente

Fait avancer la Mort aux rives du Tyras ;

C'est là qu'il faut marcher, Roxelans invincibles ;

Lancez vos traits terribles,

Qu'ils ne connaissent pas.

Frappez, exterminez les cruels janissaires,

D'un tyran sans courage esclaves téméraires ;

Du malheur des mortels instruments malheureux,

Ils voudraient qu'à la fin, par le sort de la guerre,

Le reste de la terre

Fût esclave comme eux.

La Minerve du Nord vous enflamme et vous guide ;

Combattez, triomphez sous sa puissante égide.

Gallitzin vous commande, et Byzance en frémit :

Le Danube est ému, la Tauride est tremblante ;

Le sérail s’épouvante,

L’univers applaudit.

Ceux qui aujourd’hui poussent des cris d’orfraie à la suite du salutaire retour de la Crimée au sein de la mère patrie sont ceux-là mêmes qui, en 1999, dans le cadre d'une offensive de l'OTAN sans mandat onusien, ont applaudi aux bombardements de Belgrade par l'aviation turque. La Serbie à peine sortie de cinq siècles de nuit ottomane, et après avoir vaillamment combattu à nos cotés durant les deux guerres mondiales se retrouvait aux prises avec les successeurs des collabos et convertis de la Porte et sous les bombes de ses anciens bourreaux non repentis.

Mais aujourd’hui le temps de l'hyper-puissance américaine est révolu. Nous entrons désormais, avec le grand retour de la Chine (son PIB dépassera celui des Etats-Unis en 2020), dans un monde bipolaire. Monde lourd de menaces analogue à celui de 1914, prémices d’une guerre de trente ans qui dévasta l'Europe. Cette guerre fut l'épilogue de la première mondialisation, celle sous égide britannique, hégémonie que menaçait l’essor fulgurant de l’Allemagne impériale. Lire l’excellent livre de Jean-Pierre Chevènement, probablement le meilleur qu’il ait écrit : 1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire ? Ed. Fayard.

Afin d’éviter ce dangereux face à face sino-américain qui consacrerait notre sortie définitive de l’Histoire, l’Europe à travers ses puissances continentales (France, Allemagne et Russie) doit devenir un acteur stratégique indépendant, condition indispensable à un monde multipolaire. Monde multipolaire qui n’est pas en soi une garantie de paix mais qui pourrait contribuer à une paix, même relative. C’est cette indépendance que l’hegemon américain s’évertue à casser en cherchant à isoler et à affaiblir la Russie, entre autres en s’appuyant sur l’islam en Asie centrale, au Proche-Orient, dans le Caucase et dans les Balkans. La sempiternelle obsession des puissances maritimes anglo-saxonnes, jadis l'anglaise aujourd'hui l'américaine, est d'empêcher l’essor d'une puissance continentale comme la France, l'Allemagne ou la Russie. Afin que la France ne reprenne pas trop du poil de la bête, Lloyd George avait refusé en 1919 à Clemenceau la sujétion de la puissance allemande. Ceci allait coûter très cher vingt ans plus tard. Au sortir de la seconde guerre, cette fois-ci ce sont les Américains qui à travers leur agent Jean Monnet feront le nécessaire pour contenir la France. « La construction européenne est le temps qui permet à l’Allemagne de recouvrer sa souveraineté pendant que le France perd la sienne » (Marie-France Garaud).

Loin des vieilles lunes absconses, abracadabrantesques et obsédantes d’un improbable « complot judéo-maçonnique », le problème est américano-islamique et accessoirement allemand, le moins que l’on puisse dire est que l’Allemagne n’est pas très coopérative !

La Russie nous montre le chemin, son retour est la meilleure nouvelle de la décennie écoulée. La troisième Rome (Moscou) a semble-t-il abandonné durant la parenthèse soviétique le dessein de replacer la croix orthodoxe au sommet de la coupole de Sainte-Sophie, autrement dit de restituer la deuxième Rome (Constantinople) à l’Europe, mais il n’en demeure pas moins que l’accès aux mers chaudes est pour la Russie, hier comme aujourd’hui, un intérêt vital.

Pascal Olivier

mardi 4 mars 2014

Pour un référendum sur l’immigration

   Reconquête républicaine apporte son soutien à la manifestation du 9 mars prochain pour demander la tenue d’un référendum sur l’immigration. Jamais le souverain (le peuple) n’a été consulté sur cette question, probablement la plus cruciale de son histoire, le changement de peuple et l’islamisation de la France.

Notre nation est confrontée à une crise existentielle majeure. L’Union européenne construction a-démocratique (despotisme doux et éclairé selon Jacques Delors), chausse-pied de la mondialisation libérale sous égide américaine et instrument d’asservissement du protectorat ouest-européen, nous prive de nos prérogatives de peuple souverain. L’euro, mark bis, en creusant les écarts de compétitivité transforme la France et le Sud de l’Europe en un vaste mezzogiorno. La pression de l’immigration est parvenue à un seuil insupportable, amplifiée par celle exercée par l’islam. Le prescripteur spirituel, la cléricature libéralo-anomiste qui n’est pas à une contradiction près, œuvre à nous soumettre à ce glaive islamique tout en nous imposant un Meilleur des mondes avec la loi Taubira et ses dérivés sociétaux.

Cela nous conduit à un point de rupture civilisationnelle. L’aboutissement recherché est la désintégration du fait national français (la France, nation politique par excellence, Karl Marx), écueil prépondérant sur la voie de la création d’un espace dépolitisé et déréglementé en Europe de l’Ouest. Le christianisme qui a donné à l’idée de l’égalité cette force propulsive universelle doit être remplacé par l’inégalitaire, ségrégationniste et coercitif islam. L’islam sied à une Europe post-démocratique et à une France post-républicaine.

Reconquête républicaine se félicite de partager dans les grandes lignes ces constats avec Riposte laïque, co-organisateur de la manifestation du 9 mars prochain.

Pascal Olivier pour le Directoire de Reconquête républicaine

lundi 24 février 2014

Ce que disait vraiment la banderole en arabe de la Manif pour tous

  Il n’est pas inutile de revenir sur la question de la banderole en arabe placée quasiment en tête lors de la gigantesque manifestation de la Manif pour tous du 2 février dernier.

Si le fait que la banderole était écrite en arabe a fait couler de l’encre, il est étonnant que personne n’ait relevé que le sous-titrage en français dans une fonte plus petite et plus maigre (hiérarchie inversée oblige, l’arabe prime) ne correspondait pas au texte arabe qui le surplombait.

C’est ainsi qu’à propos de cette banderole Elisabeth Lalesart dans Boulevard Voltaire se disait indignée de la présence de «Français musulmans» à la Manif pour tous et que quelques jours plus tard Kamel Bechikh interrogé dans Boulevard Voltaire sur cette même banderole dans un entretien réalisé par Nicolas Gauthier trouvait naturel que les «Français musulmans» défendent la famille traditionnelle.

Or si l’on peut aisément dédouaner Elisabeth Lalesart et Nicolas Gauthier d’une quelconque mauvaise foi, ils ne sont pas à ma connaissance arabisants, que penser de l’attitude de Kamel Bechikh ? Il parle des «Français musulmans» tout en précisant que les «musulmans de France» sont Français. Habile, très habile, parce que justement le slogan écrit en arabe est extrêmement compromettant, il n’y est pas question de «Français musulmans», mais des «musulmans de France». La différence est de taille !

Le sous-titre en français est le suivant : «Les Français Musulmans Disent NON au mariage homosexuel». La traduction du slogan écrit en arabe est la suivante : «Les musulmans de France n’accepteront pas la législation du mariage homosexuel». Il y a dans la phrase une faute de grammaire et l’arabe utilisé n’est pas des plus soutenu.

La vérité est écrite en arabe. «Musulmans de France» c’est autant ceux qui sont français que ceux qui ne le sont pas. L’appartenance à la oumma prime sur l’appartenance à la France, hérétique nation de citoyens. Alors que le sous-titre en français se conjugue au présent (les Français musulmans disent non...), l’utilisation du futur dans la version arabe prend un tour inquiétant (Les musulmans de France n’accepteront pas...).

Au-delà du débat sur la loi Taubira et plus largement au-delà de la nécessité de sauvegarder la famille, dernière institution, dernier lieu de solidarité encore à l’abri de la destruction et de la marchandisation, il convient de s’interroger sur la signification d’une manifestation de près d’un demi million de personnes issues de la «France bien élevée» (Gabrielle Cluzel) emmenée par une poignée de mahométans visiblement pas très patriotes et pas très cultivés, la hiérarchie inversée étant le propre de la barbarie. Il convient de s’interroger sur l’interdiction qui avait été faite l’an dernier comme cette année aux manifestants catholiques d’afficher leur visibilité tout en mettant en avant la visibilité d’une poignée de mahométans. J’y reviendrai dans de prochains articles.

Pascal Olivier

mardi 4 février 2014

Jeûne de Béatrice et de Josyane : premières victoires de deux femmes admirables

  C’est au soir du Jour de Colère, le 26 janvier dernier place Vauban, lorsque Béatrice Bourges annonça son jeûne afin de provoquer la destitution de François Hollande en vertu de l’article 68 de la Constitution que notre amie Josyane Solari prit la décision d’accompagner Béatrice.

Les sœurs d’armes ont d’ores et déjà accompli une œuvre salutaire. Elles ont contribué à enrayer un infernal processus de répression. Elles ont par leur action pacifique mis à mal la désinformation, elles ont désarmé les effets des provocations policières de la place Vauban destinées à accomplir la politique du pire. Ce n’est pas un hasard si malgré l’envie d’en découdre affichée par Manuel Valls, hier 2 février, le demi-million de participants de La manif pour tous a pu défier le pouvoir sans qu’on ait à déplorer le moindre incident. La Manif pour tous peut dire merci à Béatrice et à Josyane ! Ce n’est donc pas un hasard si deux femmes fragilisées par leur action ont fait l’objet d’autant de persécutions et de voies de fait de la part des autorités durant leur jeûne public.

Il ne faut pas perdre de vue que nous avons à faire à un pouvoir qui ne dispose pas de marge de manœuvre. Il est acculé comme une bête blessée. Il est prêt à toutes les extrémités.

Le «hollandisme révolutionnaire», exercice divinatoire d’Emmanuel Todd, est resté à l’état de vœu pieux. Avec un inévitable effondrement de l’économie, François Hollande, le bébé Jospin-Delors, aurait été dans l’obligation de défaire l’euro et la construction européenne tels que nous les connaissons, de restituer la France à la France en quelque sorte. L’effondrement est bien là mais le reste de la prophétie n’est, hélas, pas près de s’accomplir.

Pire, la renégociation du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire, dit «pacte budgétaire», qui nous prive de notre souveraineté budgétaire, l’une des principales prérogatives du Parlement, était une promesse du candidat Hollande. Promesse non tenue, évidemment ! Ce traité n’est pas constitutionnel, il a été adopté par le Parlement grâce à un un tour de passe-passe du Conseil constitutionnel. «Les membres du Conseil ? On les dit serviles, mais ils ne sont qu’obéissants !» disait François Mitterrand. Lire ici le texte d’Anne-Marie Le Pourhiet et ici celui de Marie-France Garaud. Ce mépris de la Constitution est un manquement du Président de la République qui pourrait se révéler incompatible avec l’exercice de son mandat.

Par leur jeûne, Béatrice et Josyane ont éclairé une carence institutionnelle et vont probablement contribuer à la combler. L’article 68 de la Constitution qui permet la destitution du Président de la République par le Parlement constitué en Haute Cour en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ne peut s’appliquer en l’absence d’une loi organique. Ce jeûne est ainsi à l’origine d’une proposition de loi organique qui a été déposée aujourd’hui 3 février par Jacques Bompard. A suivre...

Auparavant, Jacques Bompard et Gilbert Collard avaient déposé le 22 avril 2013 une proposition de loi constitutionnelle organisant le référendum révocatoire du Président de la République. Il s’agit d’une autre piste très intéressante qui est le corollaire logique de la révision constitutionnelle du 6 novembre 1962 instituant l’élection du Chef de l’Etat au suffrage universel direct. Jean-Pierre Chevènement avait fait part d’une proposition similaire lors de sa remarquable et remarquée audition par la Commission de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République (commission Balladur) le 19 septembre 2007. Voir ici de 15.30 mn à 17.30 mn.

François Hollande a été élu par défaut. Les manœuvres de Nicolas Sarkozy, qui n’avait aucune chance d’être réélu, ont empêché Marine le Pen d’accéder au second tour, la privant d’une possible victoire. Il s’en est même vanté en déclarant que François Hollande avait été élu grâce à lui !

Un électorat important de François Hollande, la France catholique, principalement de l’Ouest, celle qui avec la démocratie chrétienne ou sa version gauchiste (CFDT et PSU) avait choisi le carcan européiste et son «despotisme doux et éclairé» (Jacques Delors), s’est levé pour défendre la dernière institution, le dernier lieu de solidarité encore à l’abri de la destruction et de la marchandisation, la famille.

Un autre électorat de François Hollande, l’agrégat de minorités diverses et variées, adoubé par Terra Nova en lieu et place d’une classe ouvrière qui vote à droite et à «l’extrême droite» vient de voler en éclats. Les mahométans (93% ont voté Hollande) qui ricanaient sous cape de voir les autochtones émasculés par les dogmes sociétaux de la cléricature libéralo-anomiste et islamophile, ne rient plus du tout et voient rouge maintenant qu’ils ont le soupçon que l’on cherche à émousser le machisme de leurs chères petites têtes brunes.

Le jeûne de Béatrice et de Josyane a permis de placer dans le cadre institutionnel l’indispensable départ de François Hollande. Reste aux parlementaires à prendre leurs responsabilités pour éviter à la France une épreuve de force avec le peuple, voire un chaos que personne ne souhaite. Il faudra suivre pas à pas l’évolution de chacun des parlementaires des deux chambres, en faire la publicité. Nous savons déjà que Jean-François Copé, Christian Jacob et Henri Guaino ont pris fait et cause pour François Hollande. Dont acte. Et merci à Béatrice et à Josyane !

Pascal Olivier

mardi 21 janvier 2014

Soutien, les yeux ouverts, de Reconquête républicaine à Jour de colère

  Reconquête républicaine a fait le constat que la France est entrée dans une période révolutionnaire depuis le printemps dernier. Nous assistons à une convergence de toute une nation contre un régime illégitime et honni.

L'exaspération des Français à l'encontre de l'euro et de la construction européenne (UE) ne cesse de croître, perçus de plus en plus et à raison comme le carcan responsable de leurs souffrances.

Le libéralisme financier (anglo-saxon) qui nous gouverne, est compris en France, majoritairement, comme la théorisation de rapports sociaux défavorables au peuple et à la souveraineté populaire telle que décrite par l’abbé Sieyès.

L’islam, messianisme politique guerrier (cf Père Édouard-Marie Gallez), et qui depuis quelques temps fait office de glaive réorganisateur de la mondialisation libérale, est perçu par 75% de nos compatriotes comme incompatible avec la République et par conséquent avec la France qui s’y incarne.

L’Etat est central dans notre vision sociale et culturelle, le rétablir dans toutes ses prérogatives et dans son contrôle par le corps social est pour nombre de Français la clef du problème politique.

La coagulation des colères n’est pas exempte d’ambiguïtés. Certaines sont contradictoires, voire opposées. D’où les manœuvres du pouvoir (affaire Dieudonné par exemple) afin de discréditer, de déstabiliser et enfin de réprimer le peuple. Il s’agit de faire avorter un mouvement révolutionnaire en le transformant en jacquerie, par définition sans lendemain, ou en guerre de tous contre tous en soufflant sur la braise du communautarisme.

Reconquête républicaine a la conviction que Jour de colère est mû par l’amour de la France et des Français. C’est pourquoi nous le soutenons, les yeux ouverts, malgré les réserves énoncées. L’amour de la France aura, tôt ou tard, raison des manigances du pouvoir.

Mais il faudra pour y parvenir que la colère se mue en programme politique, en un programme de salut public. Voici quelques orientations :

- Sortie de l’euro qui creuse les écarts de compétitivité, détruit notre industrie et plombe notre économie (voir l’étude commandée par la fondation Res Publica à Jacques Sapir et Philippe Murer, Les scenarii de dissolution de l'euro).

- Sortie de l’UE, construction a-démocratique inspirée par Jean Monnet, agent des Américains, pour aliéner les nations, cadres naturels dans lesquels s’expriment la démocratie et la solidarité.

- Sortie de l’Otan et alliance stratégique avec la Russie qui combat l’offensive islamique et a renoué avec sa traditionnelle politique de protection des chrétiens d’Orient.

- Budget de la Défense au moins égal à 3% du PIB, seuil en dessous duquel une nation ne peut être souveraine. Le budget militaire aujourd’hui réduit à moins de 1,5% du PIB fait craindre un renoncement à notre force de dissuasion nucléaire. Rocard et Juppé ont réclamé sa disparition. Le PS et EELV ont signé un contrat de gouvernement prévoyant le renoncement à notre force de frappe et à notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

- Arrêt de l’immigration de peuplement et mise en place d’une re-migration pour les colons qui ne veulent pas s’assimiler.

- Abolition des privilèges des «maîtres» qatariens, séoudiens, koweïtiens etc... Dénonciation par la France des conventions fiscales qui favorisent une captation des biens immobiliers au détriment de nos concitoyens.

- Interdiction de l’islam qui n’est ni un culte ni une Eglise au sens où nous l’entendons et qui par conséquent ne peut prétendre bénéficier des largesses «concordataires» de la Loi de 1905. Ce qui n’empêche pas la liberté de croyance et certaines pratiques dans la sphère privée, celles qui ne tombent pas sous le coup de la loi.

- Abrogation de la Loi Taubira (mariage homo) symbole de l’aliénation «sociétale» et des principales lois dites «mémorielles».

A suivre...

Pascal Olivier pour le Directoire de Reconquête républicaine.

jeudi 16 janvier 2014

Reconquête républicaine : révolution dans la révolution

  Il y a quelques semaines naissait Reconquête républicaine. Elle faisait le constat que la France était entrée dans une période révolutionnaire depuis le printemps dernier et proposait en filigrane une action tournée vers une approche globale des agressions dont la France fait l’objet, sachant que l'islam en est une létale. En effet, comment combattre le glaive islamique sans combattre le prescripteur spirituel, le goupillon terranoviste, qui œuvre à nous soumettre à ce glaive tout en nous inoculant le peste «sociétale» ?

Parmi les dix fondateurs de Reconquête républicaine il y avait six directeurs ou ex-directeurs de Résistance républicaine ainsi que des responsables locaux. Aujourd’hui nous nous scindons en deux, non pas en raison d’un désaccord sur le fond mais en raison d’une approche différente des moyens à mettre en œuvre au service de notre cause. Il y aura d’un côté ceux qui garderont le nom de Reconquête républicaine et de l’autre ceux qui ont choisi de s’appeler Reconquête tout court. Nous espérons qu’ils ajouteront un qualificatif à ce titre, ne serait-ce que pour éviter de sérieux risques de confusion.

Reconquête républicaine est donc aujourd’hui dirigée par une pentarchie dont les deux co-fondateurs de Résistance républicaine que sont Gérard Couvert et Pascal Olivier. Deux directeurs sont par ailleurs membres de DLR. Pascal Olivier a été huit ans membre du MRC, de 2004 à 2012. Gérard Couvert a fait partie du Pôle républicain jusqu’au congrès de Saint-Pol-sur-Mer en 2003 avant de rejoindre DLR avec les signataires de la motion Morvan. Les autres membres du Directoire sont Josyane Solari ex-responsable locale de Résistance républicaine, Marie-Françoise elle aussi ex-responsable locale de RR et Franck ex-directeur de RR.

Notre nation est aujourd’hui confrontée à une crise existentielle majeure provoquée par ceux-là même qui nous gouvernent. L’euro, mark bis, en creusant les écarts de compétitivité est en train de transformer la France et le Sud de l’Europe en un vaste mezzogiorno. La pression de l’immigration est parvenue à un seuil insupportable pour le corps social, amplifiée par celle exercée par l’islam sur la société française.

L’instrumentalisation de ces phénomènes par les forces politiques et économiques, la présentation fallacieuse de la réalité par les autorités nous conduisent à un point de rupture civilisationnelle. Peu à peu il devient certain que l’aboutissement recherché est une désintégration du fait national français, écueil prépondérant sur la voie de la création d’un espace dépolitisé et déréglementé en Europe de l’Ouest.

Depuis une petite dizaine d’années, dans le domaine de la critique ou de l'alerte contre l'islamisation de notre société et contre l'islam en général, des structures, sites ou associations, se sont formés et agissent :

- ré-information, information, documentation

- canalisation de l’ire, de la rancœur, de la peur

- organisation d’une mobilisation des citoyens (inefficace tant qu’il n'y pas pas de base théorique pour donner un cap) 

- actions publiques telles que tractages, réunions, manifestations, activisme informatique.

Alors que 75% de nos concitoyens pensent comme nous que l’islam est incompatible avec la République, comment se fait-il que nos ennemis accumulent victoires sur victoires pendant que nous subissons défaites sur défaites ? Ne pas avoir voulu faire le lien avec les autres agressions dont est l’objet notre nation, avoir utilisé un ton outrancier en substitution d’une carence théorique nous ont coûté très cher. Nous ne pouvons plus nous permettre des approximations sémantiques, historiques, intellectuelles.

Par ailleurs comment se fait-il qu’au cœur de notre mouvement, dans ce qui devrait être le Saint des Saints de la République, l’idée même de République soit remise en cause et subisse une contestation soutenue (cf différents débats dans Riposte laïque) ? On ne peut pas dire que les questions «sociétales» ne nous regardent pas et se prétendre républicain. On ne peut pas écrire que la laïcité est la séparation du sacré et du profane, ce qui reviendrait à dénier à la République toute dimension sacrée et transcendante et se prétendre républicain. Prétendre l'être dans ces conditions est une contrefaçon qui ne peut que porter préjudice à l'idée de République.

Reconquête républicaine a la conviction qu’il ne peut pas y avoir de maniement du glaive et à fortiori de victoires sans onction spirituelle. D'où la nécessité urgente pour la Résistance d'établir un corpus doctrinal d'où naîtra le monde de demain, la néo-République de demain. Il nous manque une patrologie en quelque sorte.

C'est ce travail de positionnement et de création d'un corpus argumentaire complet, voire global, que nous souhaitons initier dans notre association. Le travail de terrain est ingrat, chronophage, épuisant et peu efficace ; Reconquête républicaine ambitionne un autre champ de bataille, il est nécessaire d'agir différemment, de déployer un ensemble idéologique aujourd'hui inexistant ou épars.

C’est à cette tâche que Reconquête républicaine va s’atteler : définir un projet global, démonter les mécanismes destructeurs de notre culture , retrouver le fil de notre évolution naturelle.

Pascal Olivier et Gérard Couvert pour le Directoire.

lundi 2 décembre 2013

Naissance de Reconquête républicaine : la République notre Royaume de France

  Naissance ou renaissance ? Les fondateurs de Reconquête républicaine réunis il y quelques jours en Assemblée générale constitutive se sont donné pour objectif de promouvoir et de défendre l’héritage républicain français.

«Reconquête» parce que la République n’est plus. Il y a 45 ans (1968) une contre-révolution réussie déguisée en révolution nous en faisait sortir, en même temps qu’elle nous faisait sortir de l’Histoire et nous pressait de goûter aux délices de Capoue sociétaux venus d’outre-Atlantique. Exit Michelet et le roman national, bonjour Frisco et sa Gay Pride ! L'instruction civique est supprimée des programmes scolaires dès 1969 par Edgar Faure.

Sujets du Saint-Empire néo-libéral, il n’était plus guère utile de préparer les futurs citoyens à exercer leur pouvoir souverain. La démocratie sera suspendue un certain 4 février 2008 à Versailles. « Ce que l'individu gagnait en liberté, le citoyen n'allait-il pas bientôt le perdre en fraternité ? Et les citadins, en égalité ? Derrière une Love Parade ouverte à tous les exclus, des free parties sans interdits, se faufilaient, sans mot dire, le trader, l'insatiable show-biz et le tout-à-l'ego.» (Régis Debray). Les barricadiers allaient fournir le personnel de la cléricature gaucho-libéralo-anomiste, un goupillon sans dieu prescripteur spirituel de l’inversion des valeurs vertueuses.

Mais à tout goupillon son glaive. C’est l’islam qui en fera office. La mondialisation sous égide américaine commence en 1945. Le 14 février de la même année est scellé sur le Quincy un Yalta américano-salafiste. Le leadership régional de l’Arabie séoudite devient «intérêt vital» des Etats-Unis. L’Oncle Sam a sacrifié les chrétiens d’Orient sur l’autel de ses intérêts et réserve aux Européens un sort similaire. Le retour du califat n’est plus de l’ordre de la fiction.

Barack Obama dans son discours du Caire et par deux fois le département d’Etat nous ont fait des remontrances nous reprochant nos lois contre le voile islamique. Les Etats-Unis qui cherchent par tous les moyens à nous imposer la Turquie ont contribué à la création d’un Etat musulman au cœur de l’Europe, la Bosnie, plaque tournante du jihad et ont favorisé une influence islamique et turque jusque sur les rives de l’Adriatique. Il s’agit de recréer une séparation entre le protectorat ouest-européen et le monde orthodoxe slave pour empêcher le continent européen libéré du mur de Berlin de devenir un acteur stratégique indépendant.

«La République, notre Royaume de France» écrivait Charles Péguy, cette quatrième dynastie de France (qui se confond avec le peuple) a réussi ce qu’aucune autre avant elle n’avait réussi, même durant les croisades.

Avec le cri de Valmy, « Vive la nation ! » elle a éclairé le monde. Elle a indirectement mis fin au califat (632-1924) et contribué, beaucoup plus directement, à l’établissement d’Etats-nations, véritables hérésies au regard de l’islam. Auparavant seuls les Mongols, pas encore islamisés, avaient pu suspendre le califat durant deux petites années par la prise de Bagdad en 1258.

La magnifique bataille de Lépante (en Grèce, aux confins des golfes de Corinthe et de Patras), au cours de laquelle nous avons brillé par notre absence, occupés que nous étions à nous lier d’amitié avec la Porte et à nous entre-tuer en France dans d’interminables guerres de religion, n’a même pas permis la libération de la Grèce. On ne l’a même pas envisagée ou imaginée alors que la défaite ottomane permettait de pousser jusqu’en Orient et de délivrer Constantinople, Antioche, Jérusalem et Alexandrie !

Il a fallu attendre que le souffle de la Révolution nous donne la victoire au Pont d’Arcole et à Rivoli (Première République) et que les sept îles ioniennes, possession de Venise, deviennent trois départements français de Grèce pour donner le la à ce qui permit de mettre fin à cinq siècles de souillure ottomane en Grèce.

L'islam est un messianisme politique guerrier à prétention universelle (cf. E.M Gallez) qui ne ne peut être combattu que par un autre messianisme à vocation universelle. Seule l'idée de nation (à la mode française, donc républicaine et révolutionnaire) a pu en avoir raison. Le christianisme (qui nous est cher) ne joue pas dans la même cour avec «Mon royaume n'est pas de ce monde» ou «Il faut rendre à César....». Le Père Lelong n’avait-il pas déclaré à Jean-Pierre Péroncel-Hugoz : «Je préférerais voir les chrétiens du Liban morts plutôt que de savoir qu’ils on dû tuer leur prochain pour survivre» !

La laïcité (loi de 1905) n'est pas non plus très efficace parce qu’inadaptée à une «religion» plutôt séculière et sans grande spiritualité. En revanche l'islam est un danger mortel pour la laïcité. C’est ce qu’ont compris nos amis René Marchand et Pascal Hilout, «L’islam n’est pas un culte ou une Eglise au sens où nous l’entendons» (RM), «Face à la question islamique, la laïcité n’est d’aucun secours» (PH). Le mariage musulman par exemple n’est pas autre chose qu’un mariage civil concurrent.

Il convient ici de dénoncer les pseudo-républicains qui facilitent le travail de sape de l’islam en prétendant que la laïcité est la séparation du sacré et du profane alors qu’elle n’est que séparation des Eglises et de l’Etat. Ces scélérats dénient ainsi à la République toute dimension sacrée et transcendante, ce qui revient à la délester de toute valeur ordonnatrice et de communion.

«Si l'égalité des citoyens existait dans la cité grecque ou dans la République romaine, elle laissait de côté les métèques et les esclaves. C'est le christianisme qui a donné à l'idée de l'égalité cette force propulsive universelle qui existe aussi dans l'Islam, mais l'égalité des musulmans ne vaut que dans « l'Oumma » alors que c'est la Révolution française qui a laïcisé l'idée chrétienne en disposant que tous les Hommes, partout, naissent libres et égaux en droit.» (Jean-Pierre Chevènement).

Cette oumma a vocation à se confondre avec la terre entière. La souveraineté appartient à un dieu législateur et non pas au peuple. Voilà qui tranche singulièrement avec l’article III de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 : «Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.» Il n’est pas étonnant que par la Déclaration du Caire de 1990 l’OCI (ONU confessionnelle dans l’ONU composée de 57 Etats islamiques) ait au nom de la charia, répudié la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 constitutive de l’ONU.

Contre l’ordre impérial mondialisé américano-salafiste, il nous faut défendre la France et au delà l'ancien monde grec et romain avec son prolongement orthodoxe et catholique ainsi que les Lumières qui sont à la fois prolongement-dépassement du christianisme et retour aux sources antiques. On a accusé les auteurs des Lumières de semi-pélagisme comme on a jadis accusé les moines provençaux de la même hérésie, preuve s’il en fallait qu’il s’agit du même corpus civilisationnel. Car si l’Europe n’est pas un peuple et pas une nation, elle est une civilisation, merveilleuse alchimie de Rome, d’Athènes et du christianisme. Sous la soutane il y a la toge aime à rappeler l’ami Gérard Couvert. Lorsque Gramsci affirme que la France est plus l'héritière de Rome que l'Italie, il ne fait pas autre chose que de laïciser l’idée que la France est la fille ainée de l’Eglise. «Fille de sainte Geneviève et de Diderot» écrit Régis Debray. «Un peuple qui égale l’humanité et une nation à laquelle on peut s’attacher par l’esprit et par le cœur aussi fortement que par les racines» écrit Emmanuel Lévinas.

Au printemps dernier le magnifique peuple français a manifesté son intention d’entrer à nouveau dans l’histoire. Un anti-68, une contre-révolution a-t-on claironné sans percevoir qu’une contre-contre-révolution est une révolution. Par une ruse de l’histoire nous sommes entrés en période révolutionnaire par le truchement de l’opposition à une loi «sociétale» (passée en force), chère à la cléricature du Saint-Empire néo-libéral. Le peuple français révolutionnaire et anticlérical est de retour !

Ceux qui se parent des atours de la République pour mieux nous aliéner sont des «républicains de papier», usurpateurs et rentiers de la République. La mystique républicaine, disait Péguy, c’était quand on mourait pour la République. La politique républicaine, c’est quand on en vit.

Laissons un moment la parole à F. Furet et à M. Ozouf qui, bien que disant la Révolution finie, discréditée et vaincue, écrivaient : «Il arrive pourtant à nouveau qu'on use du mot République comme d'un mot-programme, d'un mot combat supposé réveiller et galvaniser les énergies. Se dire républicain, c'est alors bien plus que donner son assentiment au régime (…) C'est dans un monde hédoniste, individualiste, menacé d'engourdissement civique et de platitude, manifester son attachement à un modèle de participation politique et d'intégrité morale (...) C'est célébrer la communion sociale et poursuivre la critique du libéralisme si centrale dans la politique française».

La France est soumise, humiliée, martyrisée, sacrifiée, remplacée. Il faut la libérer, la décoloniser, reconquérir les places de sûreté islamiques, notre souveraineté culturelle, monétaire, budgétaire, la démocratie, bref la République. La reconquête est en marche, le peuple s’est levé et va bientôt annoncer au monde le retour de la France !

Pascal Olivier
pour les fondateurs de Reconquête républicaine.