Il y a quelques semaines naissait Reconquête républicaine. Elle faisait le constat que la France était entrée dans une période révolutionnaire depuis le printemps dernier et proposait en filigrane une action tournée vers une approche globale des agressions dont la France fait l’objet, sachant que l'islam en est une létale. En effet, comment combattre le glaive islamique sans combattre le prescripteur spirituel, le goupillon terranoviste, qui œuvre à nous soumettre à ce glaive tout en nous inoculant le peste «sociétale» ?

Parmi les dix fondateurs de Reconquête républicaine il y avait six directeurs ou ex-directeurs de Résistance républicaine ainsi que des responsables locaux. Aujourd’hui nous nous scindons en deux, non pas en raison d’un désaccord sur le fond mais en raison d’une approche différente des moyens à mettre en œuvre au service de notre cause. Il y aura d’un côté ceux qui garderont le nom de Reconquête républicaine et de l’autre ceux qui ont choisi de s’appeler Reconquête tout court. Nous espérons qu’ils ajouteront un qualificatif à ce titre, ne serait-ce que pour éviter de sérieux risques de confusion.

Reconquête républicaine est donc aujourd’hui dirigée par une pentarchie dont les deux co-fondateurs de Résistance républicaine que sont Gérard Couvert et Pascal Olivier. Deux directeurs sont par ailleurs membres de DLR. Pascal Olivier a été huit ans membre du MRC, de 2004 à 2012. Gérard Couvert a fait partie du Pôle républicain jusqu’au congrès de Saint-Pol-sur-Mer en 2003 avant de rejoindre DLR avec les signataires de la motion Morvan. Les autres membres du Directoire sont Josyane Solari ex-responsable locale de Résistance républicaine, Marie-Françoise elle aussi ex-responsable locale de RR et Franck ex-directeur de RR.

Notre nation est aujourd’hui confrontée à une crise existentielle majeure provoquée par ceux-là même qui nous gouvernent. L’euro, mark bis, en creusant les écarts de compétitivité est en train de transformer la France et le Sud de l’Europe en un vaste mezzogiorno. La pression de l’immigration est parvenue à un seuil insupportable pour le corps social, amplifiée par celle exercée par l’islam sur la société française.

L’instrumentalisation de ces phénomènes par les forces politiques et économiques, la présentation fallacieuse de la réalité par les autorités nous conduisent à un point de rupture civilisationnelle. Peu à peu il devient certain que l’aboutissement recherché est une désintégration du fait national français, écueil prépondérant sur la voie de la création d’un espace dépolitisé et déréglementé en Europe de l’Ouest.

Depuis une petite dizaine d’années, dans le domaine de la critique ou de l'alerte contre l'islamisation de notre société et contre l'islam en général, des structures, sites ou associations, se sont formés et agissent :

- ré-information, information, documentation

- canalisation de l’ire, de la rancœur, de la peur

- organisation d’une mobilisation des citoyens (inefficace tant qu’il n'y pas pas de base théorique pour donner un cap) 

- actions publiques telles que tractages, réunions, manifestations, activisme informatique.

Alors que 75% de nos concitoyens pensent comme nous que l’islam est incompatible avec la République, comment se fait-il que nos ennemis accumulent victoires sur victoires pendant que nous subissons défaites sur défaites ? Ne pas avoir voulu faire le lien avec les autres agressions dont est l’objet notre nation, avoir utilisé un ton outrancier en substitution d’une carence théorique nous ont coûté très cher. Nous ne pouvons plus nous permettre des approximations sémantiques, historiques, intellectuelles.

Par ailleurs comment se fait-il qu’au cœur de notre mouvement, dans ce qui devrait être le Saint des Saints de la République, l’idée même de République soit remise en cause et subisse une contestation soutenue (cf différents débats dans Riposte laïque) ? On ne peut pas dire que les questions «sociétales» ne nous regardent pas et se prétendre républicain. On ne peut pas écrire que la laïcité est la séparation du sacré et du profane, ce qui reviendrait à dénier à la République toute dimension sacrée et transcendante et se prétendre républicain. Prétendre l'être dans ces conditions est une contrefaçon qui ne peut que porter préjudice à l'idée de République.

Reconquête républicaine a la conviction qu’il ne peut pas y avoir de maniement du glaive et à fortiori de victoires sans onction spirituelle. D'où la nécessité urgente pour la Résistance d'établir un corpus doctrinal d'où naîtra le monde de demain, la néo-République de demain. Il nous manque une patrologie en quelque sorte.

C'est ce travail de positionnement et de création d'un corpus argumentaire complet, voire global, que nous souhaitons initier dans notre association. Le travail de terrain est ingrat, chronophage, épuisant et peu efficace ; Reconquête républicaine ambitionne un autre champ de bataille, il est nécessaire d'agir différemment, de déployer un ensemble idéologique aujourd'hui inexistant ou épars.

C’est à cette tâche que Reconquête républicaine va s’atteler : définir un projet global, démonter les mécanismes destructeurs de notre culture , retrouver le fil de notre évolution naturelle.

Pascal Olivier et Gérard Couvert pour le Directoire.