Reconquête républicaine a fait le constat que la France est entrée dans une période révolutionnaire depuis le printemps dernier. Nous assistons à une convergence de toute une nation contre un régime illégitime et honni.

L'exaspération des Français à l'encontre de l'euro et de la construction européenne (UE) ne cesse de croître, perçus de plus en plus et à raison comme le carcan responsable de leurs souffrances.

Le libéralisme financier (anglo-saxon) qui nous gouverne, est compris en France, majoritairement, comme la théorisation de rapports sociaux défavorables au peuple et à la souveraineté populaire telle que décrite par l’abbé Sieyès.

L’islam, messianisme politique guerrier (cf Père Édouard-Marie Gallez), et qui depuis quelques temps fait office de glaive réorganisateur de la mondialisation libérale, est perçu par 75% de nos compatriotes comme incompatible avec la République et par conséquent avec la France qui s’y incarne.

L’Etat est central dans notre vision sociale et culturelle, le rétablir dans toutes ses prérogatives et dans son contrôle par le corps social est pour nombre de Français la clef du problème politique.

La coagulation des colères n’est pas exempte d’ambiguïtés. Certaines sont contradictoires, voire opposées. D’où les manœuvres du pouvoir (affaire Dieudonné par exemple) afin de discréditer, de déstabiliser et enfin de réprimer le peuple. Il s’agit de faire avorter un mouvement révolutionnaire en le transformant en jacquerie, par définition sans lendemain, ou en guerre de tous contre tous en soufflant sur la braise du communautarisme.

Reconquête républicaine a la conviction que Jour de colère est mû par l’amour de la France et des Français. C’est pourquoi nous le soutenons, les yeux ouverts, malgré les réserves énoncées. L’amour de la France aura, tôt ou tard, raison des manigances du pouvoir.

Mais il faudra pour y parvenir que la colère se mue en programme politique, en un programme de salut public. Voici quelques orientations :

- Sortie de l’euro qui creuse les écarts de compétitivité, détruit notre industrie et plombe notre économie (voir l’étude commandée par la fondation Res Publica à Jacques Sapir et Philippe Murer, Les scenarii de dissolution de l'euro).

- Sortie de l’UE, construction a-démocratique inspirée par Jean Monnet, agent des Américains, pour aliéner les nations, cadres naturels dans lesquels s’expriment la démocratie et la solidarité.

- Sortie de l’Otan et alliance stratégique avec la Russie qui combat l’offensive islamique et a renoué avec sa traditionnelle politique de protection des chrétiens d’Orient.

- Budget de la Défense au moins égal à 3% du PIB, seuil en dessous duquel une nation ne peut être souveraine. Le budget militaire aujourd’hui réduit à moins de 1,5% du PIB fait craindre un renoncement à notre force de dissuasion nucléaire. Rocard et Juppé ont réclamé sa disparition. Le PS et EELV ont signé un contrat de gouvernement prévoyant le renoncement à notre force de frappe et à notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.

- Arrêt de l’immigration de peuplement et mise en place d’une re-migration pour les colons qui ne veulent pas s’assimiler.

- Abolition des privilèges des «maîtres» qatariens, séoudiens, koweïtiens etc... Dénonciation par la France des conventions fiscales qui favorisent une captation des biens immobiliers au détriment de nos concitoyens.

- Interdiction de l’islam qui n’est ni un culte ni une Eglise au sens où nous l’entendons et qui par conséquent ne peut prétendre bénéficier des largesses «concordataires» de la Loi de 1905. Ce qui n’empêche pas la liberté de croyance et certaines pratiques dans la sphère privée, celles qui ne tombent pas sous le coup de la loi.

- Abrogation de la Loi Taubira (mariage homo) symbole de l’aliénation «sociétale» et des principales lois dites «mémorielles».

A suivre...

Pascal Olivier pour le Directoire de Reconquête républicaine.