La journée de la jupe (canal historique) née en réaction à la pression mahométane semblait marquer le pas. Qu’à cela ne tienne, il suffira de «réfléchir sur les différences filles/garçons» comme le propose le Lycée Georges Clemenceau de Nantes, de faire porter une jupe aux garçons ainsi que du rouge à lèvres comme le proposent 27 lycées de l’académie de Nantes ! Certains doivent ricaner, leur victoire est totale.

Marine Le Pen qui n’a pas cherché à couper les cheveux en quatre a fait une réponse simple et salutaire à Roland Sicard : «Ecoutez je crois qu’on a touché le fond, très objectivement en matière de défense des valeurs de notre civilisation, de notre culture, on a touché le fond. Que le ministère de l’Education propose aux garçons de mettre une jupe à l’école pour lutter contre la discrimination, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.Tout ça parce qu’on est incapable en réalité de s’attaquer au vrai problème. Le vrai problème c’est une immigration massive, un fondamentalisme islamique qui monte en puissance et qui crée un certain nombre de difficultés dans des quartiers. C’est sûr que c’est plus facile de forcer les garçons à mettre une jupe, que de permettre aux jeunes filles de pouvoir en porter une en luttant contre ceux qui voudraient les en empêcher».

Renaud Camus n’a pas mâché ses mots non plus : «Peut-on rêver symbole plus parlant de la castration à l’œuvre dans le Grand Remplacement que cette affaire de jupe et de rouge à lèvres ? Je ne vois guère d’aussi fort, dans le genre, que l’interdiction faite aux garçons, en Suède, de pisser debout. Il s’agit toujours, pour nos maîtres, de dire aux peuples dont ils ne veulent plus : mourrez, mourrez, disparaissez, faites-vous oublier, oubliez-vous vous-mêmes, mais avant cela buvez jusqu’à la lie la coupe du ridicule et de l’humiliation».

Les alter-résistants ne sont pas en reste. La Manif Pour Tous appelle le ministre de l’Education nationale à retirer son soutien à cette invitation déplacée. L’Avenir pour Tous de Frigide Barjot par la voix de son secrétaire général Xavier Bongibault demande un rendez-vous au recteur de l’académie de Nantes dans ces termes : «A l’heure où la loi Taubira a ouvert le principe de la non-différenciation sexuelle face à la procréation et où l’idéologie dominante voudrait remplacer l’altérité sexuelle par une identité de genre, ce happening semble être, aux yeux de nombreux français, une nouvelle action tendant à prôner l’effacement de l’altérité sexuelle sous couvert d’une lutte, indispensable, contre les discriminations en raison du sexe».
C’est beau comme du Sylviane Agacinski.

Pascal Olivier