L’Union européenne, construction a-démocratique, despotisme doux et éclairé selon Jacques Delors, chausse-pied de la mondialisation libérale sous égide américaine et instrument d’asservissement des peuples européens sous protectorat, nous prive de nos prérogatives légitimes de peuple souverain. Le traité transatlantique négocié en catimini par l’UE, sans aucun contrôle démocratique, va finir d’anéantir ce qui nous reste d’industrie, d’agriculture, de culture et soumettre nos nations et nos Etats millénaires à la loi d’airain du marché et des multinationales.

L’euro, mark bis, en creusant les écarts de compétitivité transforme la France et le Sud de l’Europe en un vaste mezzogiorno. «La construction européenne est le temps qui permet à l’Allemagne de recouvrer sa souveraineté pendant que le France perd la sienne» (Marie-France Garaud). La promesse de l’euro a été l’expédient qui a permis à l’Allemagne de faire accepter sa réunification. Une décennie de politique du franc fort destinée à converger avec le mark en vue de l’euro nous a coûté la bagatelle d’un million d’emplois. Comble de l’ironie, nous avons ainsi avec cette politique désastreuse pour notre compétitivité indirectement contribué à financer la réunification allemande !

L’euro est une monnaie politique avec un vice de conception dénoncé dès l’origine en 1992 lors du débat autour du référendum de Maastricht par Chevènement, Séguin et Pasqua. Dix sept nations différentes par la culture, la langue, l’histoire, les structures économiques avec chacune une monnaie qui en est le corollaire ne peuvent avoir la même monnaie qu’à la condition de ne plus faire qu’un.

C’est évidement totalement utopique. Utopie confirmée par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe qui a jugé qu’il n’y a pas un peuple européen et donc pas de démocratie européenne et que par conséquent le dernier mot doit revenir au Bundestag. La nation est le lieu dans lequel s’exerce la démocratie mais aussi la solidarité. L’Allemagne n’est pas disposée pour le Péloponnèse, la Calabre, l’Algarve ou le Connemara à consentir les mêmes sacrifices que pour les länder de l’Est. Toute intégration monétaire a pour effet mécanique un enrichissement des zones les plus en pointe et un appauvrissement des zones les moins développées. L’Allemagne devrait transférer annuellement 10 à 12% de son PIB pour soutenir le reste de la zone euro, ce n’est pas envisageable, nos amis allemands ne saigneront pas leur pays pour cette utopie.

Reconquête républicaine appelle à un vote patriote le 25 mai prochain, vote massif qui devrait provoquer un choc salutaire. Envoyer des députés patriotes à Strasbourg contribuera en outre à enrayer le processus d’adhésion bien engagé de la Turquie, processus auquel l’UMP fait semblant de s’opposer tout en œuvrant à son avancement.

Seules les listes Bleu Marine-Front National et celles de Debout la France de Dupont-Aignan répondent aux critères patriotiques énoncés plus haut. Elles ont en prime, ce n'est pas négligeable et ce n'est pas un hasard non plus, l'immense avantage de refuser un Meilleur des Mondes  cher à la cléricature libéralo-anomiste, l'hubris de la loi Taubira qui abolit l'altérité des sexes dans la filiation. Le FN s'est clairement prononcé pour l'abrogation de la loi. Dupont-Aignan s'est prononcé pour une union civile, ses huit listes ont signé la charte de la Manif pour tous et de l'Avenir pour tous.

Pour le Directoire de Reconquête républicaine, Pascal Olivier