L’islam a le temps, en reflux, il se concentre, son fond essentiel demeure, lorsqu’il s’expanse, cette matière conservée intacte se dissout et ensemence, produisant des effets inchangés et multipliés. Il en est de même de toutes les idéologies globalisantes, totalitaires, simplistes ; en sommeil mais jamais mortes. L’islam s’est réveillé. Grâce à l’imposture de son habillage religieux il à la particularité d’une mitose parfaite ; un chrétien du 7e siècle aurait sans doute du mal à se reconnaître dans le pape François au contraire d’un musulman de la même époque pour qui le comportement des musulmans serait reconnu, notamment celui des frères guerriers.

La réponse que l’Occident doit apporter emprunte aussi à la biologie :  sans état d’âme ni relâche il faut combattre la métastase ; perdre ses globules blancs c’est disparaître…

Quoiqu’en dise une caste trop heureuse de se ressouder devant des cercueils photogéniques et lacrymogènes, les activistes de Charlie Hebdo n’étaient pas des humanistes. Ils étaient mes adversaires politiques, pas plus respectés que d’autres, mais d’aucune façon haïs. Jamais ils ne me faisaient rire, non à cause de leur vulgarité mais en raison de leur inconséquence, les barbus ont considéré qu’ils en avait trop fait, moi pas assez ; je me souviens de Cavanna en 1986, les dessinateurs morts hier ont-ils eu le temps de comprendre l’impasse libertaire ?

La réaction organisée de la société française telle qu’elle est complaisamment montrée, incitée et amplifiée par les média est démonstrative de la volonté des élites de masquer la réalité de la confrontation en cours, et reflète la puissance castratrice de la social-démocratie.

les modérateurs lexicaux constamment et systématiquement utilisés, par tous, journalistes, politiques, sportifs et, en ricochet, dans les radio-trottoirs, indiquent à quel point la liberté de penser est atteinte, celle d’expression, si Charlie Hebdo est le modèle, l’est depuis longtemps !

Telle petite pisseuse présentée comme grand reporter qui parle « DU » prophète, pour ajouter ensuite que ces actes ne sont pas musulmans … mais alors il faut retrancher de l’islam 14 siècles de tueries et d’exactions, à commencer par celles commises par Mahomet lui-même.

Tel adipeux bavant sa suffisance débite son habituel couplet différentialiste pour imputer aux chrétiens des crimes pires encore, puisque que eux (sic) n’étaient pas des victimes.

Sur toutes les chaînes concours de reportages bidonnés dans des établissements musulmans, où,  le cœur sur les lèvres des gamines envoilées ânonnent le crédo d’amour et de paix !  Miel et fiel, l’Orient à domicile.

Course inique à l’audience « venez ici, c’est moi qui ait l’imam  aux propos les plus consensuels » ; à vomir.

Nul ne parle des cris de joie partout où l’islam est libre d’agir, comme à Bab-el-oued, rien n’évoque ce ministre tunisien qui écrit que le massacre montre qu’il ne faut pas toucher au sacré ! Quelle définition légale a le sacré dans une République laïque ?

Déjà les imprimantes débitent les photos des héros qui orneront les cafés maures et les medersas, à coté de Merah et de sourates appelant à l'assassinat des impies et des infidèles.

Même Chevènement n’arrive plus à avoir le courage de penser et s’abîme en évoquant « l’immense majorité qui réprouve », l’antienne des néo-beaufs ; sommes-nous certains que l’immense majorité des populations des régimes totalitaires réprouvent leurs dirigeants ? sans doute, mais elle les suit, parfois aveuglement, ou bien reste dans l’expectative ; en Islam, toujours l’allégorie du cheval fort.

L’imbécillité gentille des milliers de personnes qui étaient devant le Capitole à Toulouse mercredi soir –et dans tant d’autres lieux– est consternante. Des libéraux apeurés, des centristes édulcorés, des bobos émasculés jouxtant de gros bataillons de la gauche incendiaire venant jouer les pleureuses, une bougie ou un portable à la main, ridicules communiants d’une émotivité relative à eux-mêmes, participant à un média-événement célébration collective sans âme véritable, incapables de haine et encore moins de révolte !  Soumission, déjà, à la peur, recherchée par les sabres de l’islam.

Grotesques et affligeants ces gens semblent indignes de ce que ces morts de Paris soient plus symboliques et plus universellement pleurés que les milliers de chrétiens assassinés pour leur foi et les milliers de musulmans exécutés pour leur tiédeur. La mort de ces Français est une tragédie qui dépasse largement la liberté de la presse et des victimes, connues ou pas, ce n’est pas une tragédie française, mais il n’est pas innocent que ce soit la France qui en soit le lieu.

Minable est dans son ensemble la classe politique avec une unité nationale amputée d’un tiers des citoyens, organisée par des sectaires disqualifiés dont certains ne font pas mystère de leur haine de notre nation. Chacun a joué son rôle médiocre et aucun ne fut à la hauteur de ce que nous disent ces événements, les foules dont je parlais semblent indignes, elle sont surtout orphelines de guides élevés.

Loups solitaires, paumés, déséquilibrés, « jeunes » en rupture sociale, voire en déshérence matérielle, admettons, mais tous s’abreuvent à une même source ! Cependant, nous affirment les savants commentateurs soporifiques «  ils ne l’ont pas compris » ; c’est étrange comme depuis l’hégire ils sont nombreux à ne pas la comprendre !

Cependant, la muraille d’hypocrisie se fissure, majoritaires sont les Français qui désormais savent ce que pensent la plupart des imams de France : « tout se passe bien, ces cons vont tout faire foirer » … l’Islam a le temps. Mais quelle perversion taraude tant de journalistes, de politiques, d’où vient cette frénésie irrationnelle de nier l’évidence que l’on sait explosive, de défendre une situation artificielle et instable ? Quelle peur, celle de capitaux puant le pétrole fuyant la France, celle de subir les banlieues-médinas en flammes ou celle d’être balayé par le Peuple retrouvant sa foi dans l’avenir de la nation française.

A-t-on une chance d’assister à une sécularisation massive des musulmans installés sur notre sol, non, si cette opportunité a paru un temps possible elle ne l’est plus depuis que nous abandonnons nos spécificités, cédant aux vertiges mondialistes et au poison suicidaire du dénigrement abusif.

A-t-on une chance de vivre des conversions au christianisme et des baptêmes à la chaîne dans des piscines d’eau-bénite, non, d’ailleurs est-ce souhaitable ?

A-t-on une chance de ressusciter l’école exigeante de la République et d’y couler dans le moule ceux qui ne désirent pas la France ? il faudrait pour cela recouvrer nos souverainetés.

A-t-on une chance de voir l’islam s’amender, expurger le Coran, c’est-à-dire renoncer à la pureté idéologique qui est sa seule force interne ? Pasqua et Chevènement ont eu tort de le croire, mais Levis-Strauss savait que non, un demi-siècle auparavant.

Alors que faire, comment dénouer ce nœud coulant de la haine qui monte ?

Ils sont là à vouloir rester « eux », refusant le « nous » offert ; que devons-nous faire, attendre la création de régions musulmanes autonomes par décret de Bruxelles, construire des réduits nationaux dans le Vercors, en Ariège, en Auvergne, se résigner à n’avoir plus de destin autonome et sombrer dans le consumérisme, l’évanescence, la dissolution.

Retrouver le sens de la lutte ! Reprendre le cours de notre histoire singulière, rattacher les fils défaits nous reliant à notre passé ; croire en la France.

Un million, trois, cinq, tous ceux qui ne feront pas allégeance à notre République, à nos lois, à notre civilisation seront un jour appelés à quitter notre sol.

Ce n’est ni une pensée raciste, ni une élucubration irresponsable, ni une preuve d’égoïsme, ni un témoignage d’amoralité, c’est une proposition politique qui devrait être librement débattue, et qui, adoptée démocratiquement, devrait être mise en œuvre avec humanité, générosité et calme ; sans haine ni violence.

Ainsi à la fin il faudra qu’ils partent ; si nous ne le voyons pas, c’est que nous aurons disparu.

Gérard Couvert