La mondialisation sous égide américaine commence en 1945. Le 14 février, il y a tout juste 70 ans, est scellé sur le Quincy un Yalta américano-salafiste entre le roi Ibn Séoud et le président Franklin Roosevelt de retour de la conférence de Yalta. 

La stabilité et le leadership régional de l’Arabie séoudite deviennent « intérêt vital » des Etats-Unis. L’Oncle Sam vient de sacrifier les chrétiens d’Orient sur l’autel de ses intérêts et réserve aux Européens un sort similaire. Le retour du califat n’est plus de l’ordre de la fiction. En 2005 le pacte est prolongé de soixante ans par George W. Bush.

Les Etats-Unis prennent ainsi le relais de l’hégémon de la première mondialisation, le Royaume-Uni, qui avait la fâcheuse habitude de jouer l’islam (ou des variantes comme les Druzes) contre la France et la Russie protectrices des chrétiens d’Orient. 

Alors que nous avions définitivement gagné contre l’islam grâce à l’exportation de l’idée de nation (fin du califat en 1924), il a fallu que l’Oncle Sam fasse le coup de Jurassic Park avec les salafistes.

Il semblerait que le pacte ait pris un peu de plomb dans l’aile depuis qu’Obama a renoncé à attaquer la Syrie et depuis des efforts en vue d’un rapprochement irano-américain. 

Aussi, les langues commencent à se délier aux Etats-Unis et certains commencent à demander des comptes à l’Arabie séoudite eu égard au 11 septembre. Chasser les alliés américains d’Arabie était le but de guerre du 11 septembre. Perpétré principalement par des Séoudiens, l’attentat intervient dix ans après l’installation des Américains en Arabie séoudite (toute entière assimilée à une grande mosquée). Dix ans est le maximum que la charia autorise pour une trêve avec des « mécréants », trêve qui peut être rompue à tout moment comme Mahomet l’a pratiqué. Traités de paix et traités d’amitié sont eux prohibés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Sénat afghan a demandé le retrait du mot amitié du traité de coopération avec la France. Les buts de guerre du 11 septembre ont été atteints. Le gros des troupes américaines s’est retiré d’Arabie séoudite en 2003 (pour aller s’installer en Irak).

Pascal Olivier