Madame Taubira en veut à la terre entière d’être ce qu’elle est ; ceci montre qu’en plus d’être désagréable à tous elle est ingrate, en effet que serait-elle sans l’appel incessant à sa couleur de peau, fait biologique quelconque qu’elle n’ose revendiquer en négritude magnifiée , rien ; retour récursif incessant à sa pesante pensée, inhumanité haineuse maquillée, radicalisme de pacotille, noir à Paris, blanc à Cayenne.

Comme ministre atypique de l’éducation la droite était allé chercher René Monory, l’ouvrier, l’autodidacte, le besogneux populaire qui su transmuter la sueur en vision politique et la culture de la mécanique en mécanique de la culture ; peut être pas un grand, mais un homme véritable, qui jusqu’à son dernier souffle se tint debout, exemplaire ; « oui l’homme peut s’élever, par l’humble travail », voilà ce que disait ce ministre par sa propre vie.

Najat c’est tout autre chose, sorte de Nabila en plus intelligente, à défaut de vécu authentique, elle a le savoir normé et borné de Sciences Po, cependant la Rifaine est parfois pétillante ; pourtant insensiblement cette grâce s’estompe depuis une quinzaine, comme chez les jeunes filles devenues femmes, l’expérience est trop étroite, la posture ne suffit plus, le mammouth est un amant exigeant. Minauder et duper, quel programme ! Mais l’entourloupe à une fin qui se nomme réalité, cette chose hideuse portée par des pseudo-intellectuels, la donzelle trépigne, le petit doigt mouillé, son tour de passe-passe ne fonctionne plus, le virtuel dans les ors reste sans vie, alors pour cacher les incisives le sourire se crispe, n’est pas la Belle Otero qui veut.

Planqué en son palais Hollande agite les fils ; on a les icônes que l’on mérite et l’on porte les combats que son âme abrite : qu’opposer à la rectitude formidable, au souffle humaniste, à la lutte épique de Robert Badinter dénouant le nœud gordien de la peine capitale ? … La hargne acrimonieuse d’une politique sur le retour ivre de son pouvoir, petit chef sans nerfs, habitée de la détestation de la France dissimulée sous de creuses incantations au progrès. Le mariage pour tous, la belle affaire, la fausse gauche contre le reste de la nation, qu’importe la nation est mauvaise, seulement voilà qu’aujourd’hui les petits marquis du Marais, sentant les choses mieux que d’autres, se transforment en incoyables et entourent le consul du Mal, restent quelques drôles de province encore persuadés d’être à la pointe du combat valeureux, pauvres ringards dans leurs vêtements mignons ! la pride n’est plus gaie et sent le réchauffé, la modernité se dérobe. Cependant la Garde des « sots » louvoie, s’accroche, gagne du temps, il faut finir l’ouvrage : le règne de Vychinski n’est pas assuré à Paris.

Le coup médiatique, le mauvais coup joué aux honnis, français-citoyens assommés par les régressions sans fin sous couvert de progrès, c’est la seule pratique politique des ces gens-là, dont l’unique horizon est d’éradiquer ce qu’ils ne comprennent pas, ce qu’ils ne peuvent atteindre, petits, petits, petits, qu’ils sont, minuscules fourmis tâcheronnes de l’américanisation mercantile du monde ; serviteurs dociles du bourreau de la prodigalité diverse de l’Europe.

Tout ce qui peut faire croire à une opposition droite-gauche, à une retrouvaille de la gauche avec son magistère moral, sorte de droit divin accordé, tout ce qui peut cliver, tout ce qui peu faire oublier les échecs et surtout la prévarication, le népotisme, les gaspillages, les combines, les côtoiements indécents, les réseaux fric/média/PS, tout est bon, distordre, mentir, salir, abîmer, ne rien prévoir d’autre que le résultat manipulateur, à court terme. Alors quoi de mieux pour la besogne, que le joli minois intouchable, langue pendue qui fleure bon le kif,  « Young Leaders » dont on ne sait si elle sert davantage l’oncle Sam ou le Chérif de Rabat.

La droite, mais pas seulement, se dresse contre elle, contre son outrance, son hypocrisie, sa volonté barbare, sa provocation mielleuse, le monde de la raison s’exaspère, elle jubile et l’autre, le Philippe II au rabais,  se réjouit ; ça marche , j’ai trouvé la faille nouvelle pour diviser les français et donner au bon peuple de gauche sa pitance :  cette fois ça y est, c’est la bonne, la gauche est là, de retour… pitoyable, mais effarant.

La France, sa jeunesse, son futur, qu’elle importance, tout ceci ne s’élève pas au dessus des contingences minables de deux irresponsables trop gâtées, qui, comme des dandys gavés, polluent ; et,  perdues dans leur égocentrisme malsain, tout ce qui leur reste pour avoir l’impression d’exister, c’est de détruire ce qui nous fait.

Gérard Couvert