Lors du dernier Conseil municipal d’Aix-en-Provence le 23 juillet 2015, j’ai demandé une minute de silence par une question orale en hommage à Hervé Cornara le premier décapité sur notre sol.

« Madame le Maire,

Suite à la sauvage décapitation de notre compatriote Hervé Cornara par Yassin Salhi le 26 juin 2015, j’avais demandé une minute de silence lors du CM du 29 juin. Vous aviez refusé arguant que c’était peut-être une vengeance personnelle. J’avais répondu que couper la tête de quelqu’un et accrocher sa tête sur un grillage encadrée de deux drapeaux de l’Etat islamique cela ne faisait aucun doute quant à un acte terroriste islamiste.

Le gouvernement et les médias dominants ont tout fait pour relativiser la gravité de la décapitation islamique sur le sol français osant même expliquer que cet abominable crime pouvait être la conséquence d’un simple conflit de travail malgré les évidences d’où votre réticence à faire cette minute de silence. L’enfumage a réussi. Je suis effarée par l’inaction de nos concitoyens car Hervé Cornara est le premier mais ne sera malheureusement pas le dernier décapité en France par un barbare.

Aucun rassemblement n’a été programmé par les autorités comme cela avait été fait pour Charlie Hebdo pour rendre hommage à la victime. Pourtant la gravité de l’acte sordide aurait mérité de grands rassemblements à travers tout le pays. Il est vrai qu’ Hervé Cornara n’était pas journaliste ! C’était juste un gentil patron ne faisant pas partie de la caste médiatique des biens-pensants professionnels qui nous dictent ce que l’on doit penser et dire au risque d’être frappé d’ostracisme si l’on ne pense pas comme eux.

Yassin Salhi a été mis en examen pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste par le parquet de Paris.

Je pense que plus rien ne s’oppose à ce que nous fassions une minute de silence à sa mémoire. »

Ne doutant de rien, le Conseil de l’Europe à travers son « Alliance Parlementaire contre la Haine » n’a pas trouvé mieux que de dire le 23 juin 2015 (donc quelques jours avant l’assassinat de Hervé Cornara): « De nos jours, des pays comme la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont affaire à une nouvelle génération de jeunes dont les idées se radicalisent et qui rejoignent les combattants en Syrie ou dans d’autres théâtres de guerre de la région. Ce phénomène est de plus en plus intimement lié à l’islamophobie »

En d’autres termes ce qui arrive c’est de notre faute à cause de notre islamophobie ! Je vous laisse juge !

Pour paraphraser De Gaulle à propos de l’ONU vous comprendrez mieux pourquoi je suis contre « ce machin » le Conseil de l’Europe.

Je vous demande Madame Le Maire de faire cette minute de silence et vous en remercie. »

A la stupéfaction générale, un conseiller du groupe PS « Démocratie pour Aix » Lucien-Alexandre Castronovo est sorti de la salle en disant qu’il refusait de faire cette minute de silence. Les 11 autres élus PS ont fait la minute de silence et leur tête de liste n’a pas compris son attitude. Plusieurs personnes ont twittté pour informer de cet acte abject et inqualifiable. Je suppose que M. Castronovo (ancien professeur) approuve ce qu’ont fait certains élèves en 2012 lors des « exploits » de Mérah et bien sûr en janvier 2015 après les assassinats dans les locaux de Charlie Hebdo et du supermarché Casher : refuser d’observer la minute de silence.

Comment la « gauche » bien-pensante si apte à nous donner des leçons peut-elle se comporter de la sorte ? Doit-elle toujours exonérer les actes terroristes alors qu’ils sont faits par des musulmans pour ne pas « stigmatiser, amalgamer » ces personnes qui ne font qu’appliquer les textes du Coran? Ces bouffeurs de curés qui fustigent l’Eglise catholique et les catholiques traditionalistes qu’ils traitent d’extrémistes feraient bien de s’intéresser au Coran. Que je sache les « extrémistes catholiques » ne posent pas de bombes, ils disent une partie de la messe en latin. Oh ! Crime suprême ! Ayez peur des catholiques, braves Français !

L’aveuglement idéologique de M. Castronovo reflète les idées de la « gauche » et d’une certaine droite, ils refusent l’évidence et banalisent la barbarie.

Lors du Conseil, je lui ai fait part de mon indignation et lui ai dit que je n’avais pas de leçon à recevoir de lui.

Il est évident que je refuserai dorénavant de saluer ce monsieur.

Josyane Solari
Conseillère Municipale RBM
Membre du Directoire de Reconquête républicaine