Jadis, le ridicule prétentieux et simpliste avait un nom : la psychologie de comptoir, aujourd’hui les propagandistes subventionnés de Libé et de l’Obs, qui n’ont plus rien de nouveau à nous offrir, se font les chantres (avec un t ou un c) de l’acte citoyen le plus exemplaire : la résistance de comptoir. Tous en terrasse.

Ceci permet à un fils de famille helvète de réparer un oubli ancien, aller se biturer, sans doute pour calmer sa peur au ventre, pauvre chéri, titou a bobo au ventrou, déjà qu’il est premier ministre du successeur de Boulanger. A propos d’ailleurs, belle époque ou les gens mêmes les plus déplacés avaient un sens de l’honneur, ce qui fit dire à Clemenceau « il est mort comme il a vécu en sous-lieutenant », de notre président, qui bien sûr n’a ni suffisamment de courage pour se suicider ni de classe pour démissionner, nous pourrons dire en 2017: « il est parti comme il est venu, en sous-préfet ».

L’icone de Moscou, hiératique et bienveillante, comme il sied à la grandeur, a reçu notre petit ventripotent, omnipotent attentiste et potentat atlantiste. Poutine est courageux, voire témoigne d’abnégation puisqu’ils se reverront bientôt à Paris. Et que voyons-nous sur les images officielles: un Fabius souriant béatement, Hollande benoîtement, avec un air de groupie demandant un selfie, Le Drian est sombre et semble atterré, Poutine émanant parait le seul conscient des enjeux.

Cependant, le pape s’en vient au pays des safaris et parle de dialogue des religions, de spiritualité partagée, c’est décidément bien loin l’Argentine ! Rabat aussi, l’effarante manière d’être de l’invraisemblable ministre du chômage, légèreté insipide, façade irresponsable comme sa sœur la Najat, intrigantes immatures ; il y a des femmes voilées de l’intérieur.

D’autres sont enfumées pour toujours comme cette députée du Bundestag, sur les traces de Aubry, exultant au remplacement de population en cours, et, pour finir cette galerie de portraits inquiétants un dernier venant du moule de la social-démocratie, celle qui nous détruit comme le libéralisme nous broie, une vice premier-ministre suédoise en pleurs, sur l’effondrement de son mythe du bon migrant.

Tristes normalitudes.

Gérard Couvert