Les Corses sont des hommes, qui plus est des hommes libres, ils viennent une nouvelle fois d’en faire la démonstration en refusant l’installation à Ajaccio de ce que les collabos appellent des zones de non-droit, territoires perdus de la République qui sont en réalité, de facto, des zones de droit islamique.

Il y a déjà dix ans la France subissait une guerre de défédération. Ce soulèvement confessionnel islamique de l’automne 2005 qui se solda par trois semaines de pogromes anti-républicains fut épargné à la Corse. Des boucheries halal de l’île ont été attaquées à cette occasion. Etait-ce uniquement pour stopper net les premières tentatives de razzia en Corse ou également par solidarité avec le continent martyrisé ? Probablement les deux, identité et République ne sont pas antinomiques contrairement à ce que les collabos et les brigands indépendantistes aimeraient faire croire. Le 6 juillet 2003 ce sont les Corses qui rejetaient la tentative de transformation de l’île en une sorte de territoire d’outre-mer et le démantèlement de la République.

Les brigands indépendantistes qui ne se privent pas de fustiger ce qu’ils appellent le « colonialisme français », expriment leur solidarité avec les colons mahométans. Ils entretiennent avec eux de fraternelles relations selon leurs propres dires et accusent de racisme les Résistants corses. A l’unisson avec Manuel Valls ils ont parlé de profanation concernant les dégradations subies par un lieu de réunion mahométan qui serait un lieu de culte non déclaré. Or il n’y a en France de délit de profanation que pour les seules sépultures comme l’a rappelé la chambre des appels correctionnels de Mayotte qui avait à se prononcer sur le dépôt d’une tête de cochon devant une mosquée. Sauf à considérer comme le fait Manuel Valls que l’islam est notre sacré, notre religion d’Etat.

Une Corse indépendante serait une sorte de Kossovo, intérieurement soumise à des brigands et extérieurement à l’Oncle Sam comme l’a rappelé récemment Gérard Couvert. Et c’est là que la boucle est bouclée, américanisation et islamisation étant l’avers et le revers d’une même médaille. Voilà qui aide mieux à comprendre la fraternité que ressentent les brigands indépendantistes envers les colons mahométans et leur sympathie pour le sacré islamique.

Pascal Olivier