C’est bath, c’est chouette, c’est in, c’est branché, c’est fun, la modernité et c’est toujours ringard en peu de temps.

Jadis, nous eûmes des rois homosexuels, parfois même de véritables gays avant l’heure, revendicatifs, ombrageux et pour finir pas très gais ; d’autres de nos monarques, nombreux, étaient comme l’on disait avant Têtu, à voile et à vapeur. Pratique que l’on retrouva vite chez nos présidents de la si bien nommée Belle époque ; en effet temps bénis où la parole était libre et imagée, où personne ne s’offusquait vraiment mais où la discrétion faisait partie du jeu, voire du plaisir de la transgression : imaginez-vous Oscar Wilde revendiquant le droit au mariage, ou plus tard Gide nu sous une bavaroise de cuir dans les rues de Paris ?

Il en va de la classe comme du respect, cela ne se décrète pas.

Même l’armée restait muette, prenons ce maréchal conquérant, égaré en politique, humaniste délicat et véritable guerrier, qui en avait, mais pas souvent les siennes selon le mot d’esprit de Clemenceau.

Dans cette galerie n’oublions pas quelques chauds-lapins, l’un mourant en bonne compagnie à l’Élysée, palais que ne put rejoindre un chauffard accidenté place de la concorde, et un autre enfermé dans une tour de Grenoble, tiens puisque je l’évoque celui-ci parlons de quelques ministres et députés-maires portés sur la jeunesse ; le neveu, le retendu tordu…

« Si c’est fait avec amour » comme le dirait le teuton rouquin ; j’y pense avez-vous remarqué tous ces personnages importants avec leurs gros chiens imposants ? Bon, vous me direz on a bien eu une Reine qui élevait des boucs.

Toutes ces réminiscences pour montrer que les Français ne sont pas bégueules, la preuve ils adulent aujourd’hui un puceau qui s’est trouvé une seconde maman ; c’est-y pas mignon tout plein ? il est trop chou le joufflu !

De là à lui donner la valise nucléaire…

Gérard Couvert