Les plus de quatorze millions de vues de Dupont-Aignan quittant l’officine de propagande mondialiste TF1, chiffre qui représente un électeur sur trois,  constituent un fait remarquable de cette non-campagne électorale : curiosité, mode, effet d’entraînement, sans doute mais aussi signe d’une immense exaspération.

Noirs ou roses, c’est surtout les cabinets que les Français ont retenus ; ils n’avaient déjà pas confiance dans les rédacteurs de presse, dans les médiartistes, dans les juges, dans les super-riches, dans leur classe politique, ces derniers mois ont achevé de les convaincre qu’en plus il fallait les détester, car ils sont détestables, médiocres et haïssables.

« La France compte 35 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement » cette affirmation valut à Henri Rochefort quelques semaines de séjour à la prison de Sainte-Pélagie, en ces temps-là les journalistes n’étaient pas des béni-oui-oui, formatés et pleutres ; ni de sinistres profiteurs propagandistes (a)tapis dans l’ombre ; marchands de tapis, carpettes.

La France d’aujourd’hui est deux fois plus peuplée –en comptant les passagers clandestins– et chacun se dédouble d’un mécontent !

Peuple de France, vieux peuple sage, politique, policé, souviens-toi de 2005, ressurgit du néant où de médiocres dirigeants t’ont placé ; vibre à nouveau, montre au Monde, invente l’avenir.

Soulève-toi.

Oublie le paumé Poutou, la folle Arthaud, le gourou Asselineau, le solide Dupont-Aignan, l’insignifiant Hamon, l’éphèbe Macron, et même le rugueux Lassalle, ta révolte se nomme Le Pen, Fillon ou Mélenchon.

Soulève-toi, venge-toi, oui, venge-toi de ce qu’ils te font, de ce qu’ils t’ont fait, n’écoute plus la tyrannie des trois « R », raison, raisonnable, rationnel.

Toi l’abstentionniste habituel, le moment est venu de montrer pourquoi tu ne votais pas ; vote l’éclatement.

Toi le cocu de la gauche tranquille, vas-tu encore une fois suivre ceux qui te trompent depuis toujours, tenir la main du bellâtre pour sa première expérience ? Vote blanc.

Je ne veux pas croire que les bonnets rouges aient oublié, non plus que vous, ceux des manifs pour tous ; peuple immense abandonné et décomposé, tu n’as donc pas de rancœur à exprimer ?

Aurions-nous pardonné Cahuzac, Morelle, Guerini, Kader Arif, Andrieux, Thévenoud …

Toi l’ouvrière qui passes devant ton usine fermée, ne te souviens-tu pas des promesses, des efforts que tu as consentis, pour rien. Alstom, Arcelor, Alcatel, Continental, par pertes et profits ? Profits pour eux et pertes pour vous.

Et vous les enseignants, n’en avez-vous pas assez de devenir des néo-beaufs, seriez-vous vraiment ce troupeau d’autruches conduit à l’abattoir par la trompeuse maghrébine.

Tiens, j’ai même une pensée pour les « colliers gris » genre prof de techno ; LDH, MRAP, Greenpeace, DAL, SOS Racisme, à force cela fait cher ces « cotises » citoyennes ; alors contents d’être les faire-valoir des aristos-parigots de gauche qui vous manipulent et la risée du peuple qui vire à droite toute.

Policiers, gendarmes, pompiers, hospitaliers, toujours corvéables, jamais reconnus, voulez-vous encore endurer ou abandonner ces métiers qui vous font et vous grandissent ?

Postiers, cheminots, électriciens, gaziers, n’auriez-vous toujours pas compris leurs manœuvres pour détruire le service public ?

Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, mains nourricières et tenaces, vous ne devez plus accepter les ravages mondialistes.

Soldat courageux, tu meurs en seconde page de leurs journaux, et tes compagnons patrouillent dans les rues abandonnées à l’islam, cibles d’une guerre qu’ils n’ont pas l’intention de mener.

Peuple as-tu oublié, ou es-tu devenu lâche à ce point ? Si tu ne rentres dans le rang, on te promet l’apocalypse, mais qu’est-ce qui pourrait être pire que de voir 11% de chômeurs, surtout tes enfants, 9 millions de pauvres, ton banquier qui te rançonne à chaque fin de mois ; partout la gabegie, partout des profiteurs.

Chirac t’a endormi, Sarkozy enfumé et Hollande méprisé, et tu ne te révoltes pas ?

Peuple jadis frondeur, es-tu castré ? Dimanche hurle dans les urnes ces mots de Voltaire :

Peuple éveille-toi romps tes fers

La liberté t’appelle

Tu naquis pour elle

Reprends tes concerts

Peuple éveille toi romps tes fers

Dimanche, insurrection électorale !

Gérard Couvert