Si la forfaiture, le coup d’Etat antidémocratique du 4 février 2008 est de notoriété publique, avoir fait entrer par la lucarne parlementaire le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (maquignonné en Traité de Lisbonne), traité que le peuple avait sorti par la grande porte du suffrage universel, un autre référendum a été bafoué de la même manière, mais cette fois-ci en catimini. La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, celle qui a créé les grandes régions (des sortes de Länder), cette loi a subrepticement introduit pour le 1er janvier 2018 la création d’une Collectivité de Corse en lieu et place de l’actuelle collectivité territoriale et des deux départements. Ce rabaissement de la Corse à un TOM, ce démantèlement de la République et de la France, les glorieux Corses l’avaient rejeté lors du référendum du 6 juillet 2003. Dix ans plus tard, les glorieux Alsaciens avaient à leur tour, lors du référendum du 7 avril 2013, refusé que l’Alsace devienne un Land.

A l’issue du vote de ce dimanche, cette nouvelle Collectivité de Corse aura très probablement une majorité de brigands indépendantistes. Ces brigands indépendantistes qui ne se privent pas de fustiger ce qu’ils appellent le « colonialisme français », de déclarer que la Corse est dans la situation des trois départements d’Algérie à la veille de l’indépendance, expriment leur solidarité avec les colons mahométans. Ils entretiennent avec eux de fraternelles relations selon leurs propres dires et accusent de racisme les Résistants corses.

Déjà des voix s’élèvent (entre autres certains présidents des nouvelles grandes régions) pour demander que l’on étende l’expérience corse aux nouvelles régions. Il faut achever le démantèlement de la France. C’est le moment d’en profiter, les patriotes sont mal en point, le Front National n’a réuni dimanche dernier en Corse que 3,28 % des voix alors que Marine Le Pen était arrivée en tête au premier tour de la présidentielle et avait réuni 48,52 % des voix au second tour ! Bientôt le retour des Grandes Compagnies comme l’avait prédit le regretté Max Gallo !

La Corse est pauvre et vit de la solidarité de la nation (deux milliards d’euros de transfert par an). Il ne s’agit donc pas de la part de ces brigands indépendantistes d’un séparatisme de riches (Catalogne, Flandre, Lombardie) qui ne veulent plus être Espagnols, Belges ou Italiens par égoïsme, la nation étant le lieu où s’exerce la démocratie mais aussi la solidarité. Une Corse indépendante ne resterait pas indépendante longtemps ! 

Je vous invite à lire ou à relire le magnifique texte qu’avait écrit Gérard Couvert, Corse, une machine de guerre contre l’unité nationale dont voici quelques extraits en guise de conclusion : 

« Une Corse indépendante, serait intérieurement soumise à des clans parfois violents, et extérieurement aux intérêts anglo-saxons ; elle se transformerait en un immense porte-casino, un De Wallen monstrueux, un Ibiza puissance quatre, avec une économie aux mains de mafias bien peu locales et nettement moins folkloriques que celles à l’œuvre aujourd’hui. Le Cuba de Batista en quelque sorte, Big Brother en plus. (...) La France a protégé les particularités corses, Berlin fera de la Corse une réserve d’indigènes.

Concitoyens, Français habitants de l’île, ne vous engagez pas dans cette impasse mortelle d’une Corse sans France, mais cherchez plutôt à mettre plus de fierté et d’honneur corse en France ».


Pascal Olivier