Il y a 17 ans, le 11 septembre 2001, les États-Unis subissaient sur leur sol la première attaque depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Attaque ourdie par des alliés des EU en Afghanistan, dans les Balkans et ailleurs. Ces alliés ne supportaient plus la présence en Arabie saoudite – tout entière assimilée à une grande mosquée – de leurs amis, les troupes « impies » américaines qui y avaient pris pied, depuis qu’ils avaient, contre l’Irak, volé au secours de ce que la planète compte de plus rétrograde et de plus jihadiste (cf. Le 11 septembre 2001 ou le déclin de l’Empire américain).

L’attentat intervient dix ans après que les Américains se sont installés en Arabie saoudite. Dix ans est le maximum que la charia autorise pour une trêve avec des mécréants. Traités de paix et traités d’amitié sont, eux, prohibés. C’est pourquoi le Sénat afghan avait tenté de faire modifier le titre d’un traité d’amitié avec la France.

Les buts de guerre du 11-9 ont été atteints. Le gros des troupes américaines s'est retiré d’Arabie saoudite en 2003 (pour aller s’installer en Irak).

En 2010, la construction à proximité immédiate de Ground Zero d’un centre islamique avec mosquée est approuvée, alors que le seul édifice religieux détruit par l’attentat, une église orthodoxe grecque construite en 1916 et qui se trouvait au pied des tours jumelles, est quasi interdit de reconstruction, comme si le pacte d’Omar s’appliquait d’ores et déjà dans le Nouveau Monde.

Le tollé est immédiat, une mobilisation avec maintes manifestations (dont des parents de victimes) contre cette profanation et ce sacrilège durera plusieurs années, jusqu’à l’abandon de l’infâme projet en 2015. Quant à l’église grecque, les obstacles à sa reconstruction seront levés fin 2011.

Newt Gingrich, ancien Président de la Chambre des représentants des États-Unis, avait déclaré : « Les nazis n’ont pas le droit de mettre en place un panneau à côté de Musée de l’Holocauste à Washington. Nous ne pourrions jamais accepter que les Japonais installent un site à côté de Pearl Harbor. Il n’y a aucune raison pour nous d’accepter une mosquée à côté du World Trade Center ».

Il s’agit donc bien de sacré. Le sacré est, par définition, la chose pour laquelle on accepte de tuer ou de mourir (sacrifice) et la chose qu’on ne peut piétiner sans commettre un sacrilège. C’est pourquoi l’ami Zemmour a commis une faute en déclarant à Causeur qu’il respectait des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient – ce dont nous ne serions plus capables. Ce qu’il a dit revient à respecter tous les sacrés. Seul le sacré est universel, affirme Régis Debray, pas son contenu. Or, on ne peut respecter que ce qui est sacré pour nous, sinon tout devient sacré et il nʼy a plus de sacré. Et c’est peut-être là la source de notre problème. Lʼislam ne fait pas partie de notre sacré, il est même le contraire de ce qui est sacré pour nous, il n’est donc pas respectable.

Le sacré de Médine, parfaitement décrypté par Lina Murr Nehmé, consiste bien à tuer légalement les laïques conformément à la charia :

https://www.youtube.com/watch?time_...

Sa chanson Don’t Laïk, sortie une semaine avant l’attentat contre Charlie Hebdo, résonne comme une fatwa :

« Porte le voile t’es dans de beaux draps / Crucifions les laïcards comme à Golgotha ».

(Comme au Golgotha ou comme sur le Golgotha, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, d’une colline. Médine est le genre d’inculte qui dit « sur Paris » ou « sur Nice » en lieu et place de « à Paris » ou « à Nice » et qui, du coup, commet un mésusage du « à »).

Dans sa chanson Speaker Corner :

« Mon blaze Médine version latine de la sainte ville d’Al Madina ».

Un hadîth : « L’Islam reste attaché à Médine comme le serpent à son trou ». Donc à la partie politique (violente) du Coran.

Médine l’islamiste ne piétinera pas impunément nos martyrs.

Le 11 septembre 2018.

Pascal Olivier